
Sur Cnews, vendredi 28 janvier au petit matin, Marine Le Pen faisait part de l’immense émotion qui l’étreignait devant la décision de sa chère nièce, Marion Maréchal, de ne pas soutenir sa campagne. Avec un art consommé de la tragédie, la candidate d’extrême droite à la présidentielle rappelait, une fois encore, comment elle avait accouché sa soeur et élevé durant ses premières années l’enfant sans père. Ça commençait avec Cosette et finissait par les Atrides : « C’est violent, c’est brutal, c’est difficile pour moi. On ne s’y attend jamais vraiment ». Jamais vraiment ?
Si l’on se penche sur les cinq années d’engagement politique de Marion Maréchal et les cinq années postérieures, on a pourtant du mal à y déceler l’expression de l’amour avunculaire tant vanté par Marine Le Pen.
Quand, en 2012, Marion Maréchal est élue haut la main dans la 3e circonscription de Vaucluse grâce à une triangulaire, Marine Le Pen, qui a réalisé presque 18% aux présidentielles, échoue, elle, pour 120 voix à Hénin-Beaumont.…












