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François, le pape du paradoxe : entretien avec l’abbé Vincent de Mello
Vous attendiez-vous à l’unanimité des réactions politiques et médiatiques à la mort du pape François ?

Je n’en ai pas été surpris. Cette classe politique, très peu surnaturelle, juge les papes avec les critères du monde. Elle réagit selon une logique conforme à ses propres catégories. Le conformisme règne. Le pontificat de François a été lu, interprété, voire salué à travers des lunettes purement politiques, selon une grille de lecture qui ignore la réalité théologique, ecclésiale, spirituelle. Cette grille politique, justement, semble avoir été omniprésente dans l’analyse de son pontificat. Est-ce spécifique à François ? Ce qui est particulier chez François, c’est qu’il a brouillé les pistes. Les mots n’ont pas le même sens dans le champ ecclésial et dans le champ politique. Être « progressiste » dans l’Église ne recouvre pas les mêmes implications qu’être « progressiste » en politique. Le progressisme politique défend l’avortement, l’euthanasie, la théorie du genre. Le progressisme ecclésial peut parfois lui ressembler mais il peut aussi en être très éloigné. François a lui-même affirmé qu’il n’avait jamais été conservateur, mais cela ne signifie pas qu’il soit un progressiste au sens où l’entendent les médias. Il y a là une ambiguïté terminologique majeure. On croit dire la même chose, on utilise les mêmes mots, mais on parle de réalités radicalement différentes. [...]
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Victime de père en fils : entretien avec Pascal Bruckner
D’où vient notre attrait pour la victime ?

Le victimisme est un dérivé du christianisme et du judaïsme. Le souci pour la victime vient de la Passion de Jésus-Christ, le Fils de Dieu crucifié comme un esclave sur la croix, et qui dans son martyr témoigne pour tous les faibles, opprimés et affligés. Les premiers sur terre sont les derniers au ciel, et inversement. C’est la subversion apportée par cette figure unique dans l’histoire humaine : pour la première fois, les forts n’ont pas raison contre les faibles, c’est une révolution fondamentale. Le culte de la victime vient donc du christianisme lequel, contrairement à ce qu’on entend ici ou là, dépérit peut-être comme pratique mais triomphe comme mentalité et continue à irriguer la société française dans toutes ses parties, y compris chez les athées ou à l’extrême gauche. En somme, la victimisation est une illustration de cette phrase de Chesterton : « Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. » [...]
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Éditorial d’Arthur de Watrigant : Tu seras une victime, mon fils

Le pape nous a quittés. François est parti au lendemain de la victoire du Christ. Il aura tenu son ministère jusqu’au bout, rappelant que le sacerdoce n’est jamais loin de l’expression populaire. Après un carême de souffrance, mourir après la défaite de la mort, c’est quand même pas mal. Le temps de l’Église est long, bien hasardeux celui qui tirera le bilan de son pontificat dès aujourd’hui. On verra si les semences poussent – du moins si on tient jusque-là. L’époque se révèle bien incertaine, les choses bougent bien vite, trop peut-être. L’Église, elle, reste droite, solide sur ses appuis malgré les bourrasques. Si l’emballage eût pu paraître des plus suspects à certaines époques, deux mille ans d’existence prouvent que le produit est bon. On a même doublé le nombre de catéchumènes baptisés en France. Pareil pour les ados. Les obsédés de la laïcité – que François ne pouvait pas blairer – pointeront du doigt la chute des baptêmes des nouveau-nés pour se rassurer.…

Retraite des anciens conseillers généraux : Y’a bon la Wépub’ique !
Aaaaah ces mecs de droite ! Ils en ont des choses à dire sur les retraites. Surtout ne rien céder. Faut bosser les pauvres. Réalisme ! Dette ! Économies ! Partout dans le monde, c’est différent. Parie que cette couille molle de Bayrou va encore se coucher devant la CGT ! [...]
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Tanaland, le meilleur des mondes des néo-féministes
Tout commence le 16 septembre 2024 par une courte vidéo postée sur le réseau favori de la génération Z TikTok dans laquelle Salimatou, une élève de terminale de 18 ans plus connue sous le pseudonyme d’Hadja_bh2, annonçait officiellement faire ses valises pour rejoindre le monde merveilleux de « Tanaland ». [...]
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Carte noire pour Nicolas d’Estienne d’Orves : Cosette a la coupe
J’ai beau chanter la charcutaille, vénérer la tripe, génuflexer devant les andouillettes, il est des saucissonnages écœurants. Flânant l’autre jour dans le Relais H (oui, je dis encore Relais H) de la gare d’Avignon TGV, je fais une découverte étrange. Parmi les rayons de la librairie, je repère la petite tête d’oiseau perdu de Cosette, aux cheveux mouillés de pluie, dans le célèbre dessin d’Émile-Antoine Bayard (et non Gustave Doré, comme on croit trop souvent) et m’étonne que cette version des Misérables soit si mince. Je prends donc le Folio et le feuillette avec curiosité : 416 pages. Bizarre, bizarre. Chez moi, le Pléiade en fait 1900… Quant au résumé, il me semble aussi maigre qu’erroné : « Sorti du bagne, Jean Valjean cherche la rédemption, mais la société lui refuse ce pardon. Pour porter secours à Cosette, il devra s’inventer une autre identité… » Ben voyons ! La phrase suivante n’est guère plus engageante : « Ponctué par les voix de Paris et la musique de ses rues, Les Misérables compose le chant du peuple en armes. » On dirait ce jus de crâne régurgité par les pubards en quête de formules creuses pour vendre du vent. Alors je comprends, sidéré : « Ce volume est une version abrégée du chef-d’œuvre de Victor Hugo, qui suit le déroulé des épisodes chantés dans la comédie musicale. » [...]
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Génération Z : seul au monde

Un pesant sentiment de solitude se répand actuellement en France et en Occident, particulièrement dans la Génération Z. Ce phénomène ne fait aucun bruit mais, à en croire les données statistiques, apparaît comme un sujet crucial, auquel il semble impératif de s’intéresser pour traiter avec acuité la réalité sociale de notre temps. Selon une étude de l’Ifop de janvier 2024, 62 % des 18-24 ans se sentent régulièrement seuls. Ceux qu’on nomme familièrement les « zoomers » éprouvent régulièrement un profond sentiment d’isolement alors même qu’ils entrent progressivement dans la vie active. Déjà Platon et Aristote affirmaient que l’amitié, la philia, le lien social, familial et fraternel, est un pilier pour unifier une communauté. La solitude qui se développe, dans cette perspective, doit inévitablement être le symptôme d’une dissolution de notre communauté politique, à l’issue de laquelle il ne puisse plus rester qu’une somme d’individus isolés, sans liens communautaires substantiels qui les unissent et leur permettent une appartenance à un corps social vigoureux.…

Une séparation ethnique pour vivre ensemble
En 2023, la France comptait 72 020 détenus. Parmi eux, 18 068 étaient de nationalité étrangère, soit 25 % de la population carcérale, selon les données du ministère de la Justice. Une proportion trois fois supérieure à celle des étrangers dans la population générale. Dans le détail, les Algériens dominent (3 974 détenus), suivis des Marocains (2 093) et des Tunisiens (1 254). S’ajoutent encore des ressortissants d’Afrique subsaharienne, d’Europe de l’Est, et du Moyen-Orient. Mais ces chiffres, bien que précis, passent sous silence une donnée plus sensible : l’origine ethnique des détenus français eux-mêmes. Pourtant, la réponse saute aux yeux dans les coursives des établissements pénitentiaires. [...]
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