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Génération Z : seul au monde

Un pesant sentiment de solitude se répand actuellement en France et en Occident, particulièrement dans la Génération Z. Ce phénomène ne fait aucun bruit mais, à en croire les données statistiques, apparaît comme un sujet crucial, auquel il semble impératif de s’intéresser pour traiter avec acuité la réalité sociale de notre temps. Selon une étude de l’Ifop de janvier 2024, 62 % des 18-24 ans se sentent régulièrement seuls. Ceux qu’on nomme familièrement les « zoomers » éprouvent régulièrement un profond sentiment d’isolement alors même qu’ils entrent progressivement dans la vie active. Déjà Platon et Aristote affirmaient que l’amitié, la philia, le lien social, familial et fraternel, est un pilier pour unifier une communauté. La solitude qui se développe, dans cette perspective, doit inévitablement être le symptôme d’une dissolution de notre communauté politique, à l’issue de laquelle il ne puisse plus rester qu’une somme d’individus isolés, sans liens communautaires substantiels qui les unissent et leur permettent une appartenance à un corps social vigoureux.…

Une séparation ethnique pour vivre ensemble
En 2023, la France comptait 72 020 détenus. Parmi eux, 18 068 étaient de nationalité étrangère, soit 25 % de la population carcérale, selon les données du ministère de la Justice. Une proportion trois fois supérieure à celle des étrangers dans la population générale. Dans le détail, les Algériens dominent (3 974 détenus), suivis des Marocains (2 093) et des Tunisiens (1 254). S’ajoutent encore des ressortissants d’Afrique subsaharienne, d’Europe de l’Est, et du Moyen-Orient. Mais ces chiffres, bien que précis, passent sous silence une donnée plus sensible : l’origine ethnique des détenus français eux-mêmes. Pourtant, la réponse saute aux yeux dans les coursives des établissements pénitentiaires. [...]
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Victor Lefebvre : « Wikipédia est devenue une bulle de filtre idéologique »

Pourquoi consacrer un livre à Wikipédia ? Est-ce une forme de règlement de comptes, après votre bannissement ?

Pas pour moi. Je n’ai jamais été contributeur sur Wikipédia. En revanche, mon co-auteur, Michel Sandrin, lui, l’a été – intensément même – avant d’être banni. Ce bannissement définitif, sans possibilité de retour, a été l’un des éléments déclencheurs du livre. Il avait eu le tort de s’exprimer sur ce qu’il percevait comme une dérive idéologique de l’encyclopédie. Mais notre livre ne se limite pas à son cas personnel. C’est une enquête sur le fonctionnement réel d’un outil omniprésent, incontournable, mais très méconnu. Wikipédia est le septième site le plus visité en France, et pourtant rares sont ceux qui savent qui écrit les articles ou comment les décisions éditoriales sont prises.

Justement, comment fonctionne Wikipédia ? Est-ce vraiment une encyclopédie « libre » ?

En théorie, oui. N’importe qui peut créer un compte, modifier une page, apporter du contenu.…

Formation, réinsertion, conversion : sortir de prison par le haut
La prison n’a jamais été une solution magique. S’il est nécessaire d’enfermer pour un temps les criminels, et dans de rudes conditions, afin d’expier leur crime, la prison n’offre aucune garantie future. La menace de l’emprisonnement ne suffit pas à empêcher le crime, ni celle d’un ré-emprisonnement à prévenir la récidive. Voyez plutôt : une étude portant sur 41 500 personnes sorties de détention en 2016 montrait que 31 % ont été à nouveau condamnés pour une infraction commise l’année suivant leur libération. À cinq ans, ce taux s’élève à 63 % : six sortants de prison en 2016 sur dix ont commis une nouvelle infraction sanctionnée par une condamnation ou une composition pénale enregistrée au Casier judiciaire national dans les cinq années, d’après une étude du ministère de la Justice en 2024. Autant dire que la récidive est encore plus élevée, si l’on considère ceux qui ne se sont pas fait attraper, ou qui ne sont pas encore passés à l’acte. [...]
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Construire plus, pour enfermer plus
Emmanuel Macron s’était engagé dans son programme présidentiel à construire 15 000 nouvelles places de prison afin d’endiguer la surpopulation carcérale. Malheureusement, le ministère de l’Intérieur révélait le 1er février 2025 que nous avons atteint 81 599 détenus, ce qui constitue un record absolu en France. Le précédent datait de 2020 et a été pulvérisé. Il y avait à l’époque 72 400 prisonniers. Le nombre de places étant de 62 385, le ministère de la Justice avait alors profité du Covid pour libérer 8 000 personnes. Au 7 avril 2020, nous étions descendus à 64 439 écrous. En mai 2020, rebelote avec la libération de 5 500 personnes. Et là, pour la première fois depuis quarante ans, les prisonniers avaient enfin cessé de se retrouver en surpopulation. Il avait fallu pour cela que l’État libère 13 500 personnes au lieu d’en enfermer 15 000. Le fait est que les bat-flancs coûtent cher. [...]
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Islamisme en prison : le grand déballage
Serge* a connu trois prisons. Et pas des moindres : il est passé par les Baumettes, Luynes et Ajaccio, soit près de dix années de mitard si on additionne ses trois peines. Il a vu les prisons évoluer, au même titre que le sociotype des incarcérés. Les gangs historiques, qui fonctionnent selon un régime hiérarchique strictement vertical (mafia corse, mafia italienne, mafia albanaise) ont peu à peu cédé le terrain face aux narcotrafiquants d’origine maghrébine, qui se développent horizontalement, en déployant autant de micro-gangs auto-gérés. Une situation inédite dans laquelle l’islam radical joue souvent le rôle de liant social : c’est l’unique référent vaguement hiérarchique, c’est le rappel d’une autorité fantasmée – celle du prophète qu’on invoque à tout bout de champ. [...]
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Prison : brigands des stups
Le téléviseur est accroché au mur décrépi et le fond sonore d’une chaîne d’information se brouille au grésillement d’un steak qui frémit dans une poêle posée sur la plaque de cuisson de la cellule. Léo*, 26 ans, arrivé à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis il y a quatre mois, est allongé sur son lit tout en fixant l’écran qui projette les nouvelles du jour. Son codétenu cuisine d’une main et, de l’autre, scroll inlassablement sur son téléphone comme un adolescent en sortie de lycée. La vie derrière les barreaux reste bien connectée au monde extérieur. [...]
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Belgique : « islamophobie », les masques tombent

Ancienne présentatrice du JT de la très bien-pensante RTBF, ancienne ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib a été recyclée, comme tous les encombrants dont les partis politiques ne savent que faire, vers l’UE. Les Belges connaissaient donc de longue date ce cheval de Troie de l’Oumma qui, bien que née en Belgique, persiste à porter un nom arabe. Qu’on le veuille ou pas, le nom est un signal fort d’appartenance. Les descendants d’immigrés polonais appelleront plus volontiers leur fils Pierre que Zbigniew. Certes, il n’en va pas tout-à-fait de même des mahométans.

Mais peu-à-peu, les Européens découvrent notre fameuse Hadja, surtout depuis qu’elle a suscité les rires gênés en leur présentant le « kit de survie » en mode Colargol. Du jeu de cartes au briquet en passant par les lunettes, tout y passe. Tout sauf peut-être la chose la plus importante en cas de danger mais très peu au goût de nos élites : une arme.…

L’Incorrect

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