
Un pesant sentiment de solitude se répand actuellement en France et en Occident, particulièrement dans la Génération Z. Ce phénomène ne fait aucun bruit mais, à en croire les données statistiques, apparaît comme un sujet crucial, auquel il semble impératif de s’intéresser pour traiter avec acuité la réalité sociale de notre temps. Selon une étude de l’Ifop de janvier 2024, 62 % des 18-24 ans se sentent régulièrement seuls. Ceux qu’on nomme familièrement les « zoomers » éprouvent régulièrement un profond sentiment d’isolement alors même qu’ils entrent progressivement dans la vie active. Déjà Platon et Aristote affirmaient que l’amitié, la philia, le lien social, familial et fraternel, est un pilier pour unifier une communauté. La solitude qui se développe, dans cette perspective, doit inévitablement être le symptôme d’une dissolution de notre communauté politique, à l’issue de laquelle il ne puisse plus rester qu’une somme d’individus isolés, sans liens communautaires substantiels qui les unissent et leur permettent une appartenance à un corps social vigoureux.…












