
Fluctuat nec mergitur, disaient-ils. Et pourtant, cette nuit-là, la capitale semblait sombrer. Elle tanguait sous les brasiers, suffoquait sous les lacrymogènes, bégayait sous les hourras d’une liesse devenue haine. Ce devait être une nuit de gloire, elle fut une nuit d’effroi. On attendait la joie, on eut le chaos. Le PSG triomphait enfin sur la scène européenne, mais Paris, elle, sombrait.
Tout avait pourtant commencé comme une promesse. Une ville parée de ses plus beaux atours, des drapeaux bleu-rouge aux balcons, des chants entonnés place du Trocadéro, sur les terrasses du 16e arrondissement, dans les bars saturés de cris et de vapeurs d’alcool. Il faisait chaud, trop chaud peut-être, comme un avertissement dans l’air lourd de fin mai. Le Paris Saint-Germain menait la finale contre l’Inter Milan. Les écrans géants diffusaient les images d’une victoire attendue depuis toujours. Les corps vibraient, les voix s’unissaient. Et puis…
Départ de feu
Puis il y eut Kléber.…








