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Du bon usage du complotisme

Les médias de grand chemin utilisent (parfois sans vergogne) la rhétorique complotiste pour conforter l’idéologie dominante. Ils jouent d’ailleurs un jeu dangereux, vouant aux gémonies ceux qu’ils ont catalogués comme des dangereux « complotistes » d’un côté et usant des mêmes techniques de désinformation de l’autre. Le complotisme n’apparaît alors plus comme le symptôme d’un confusionnisme ambiant mais, bien au contraire, comme un outil d’ingénierie sociale utilisé sciemment pour formater les esprits.

Diantre ! Il y aurait donc un complotisme plébéien, réservé aux hordes de Gilets jaunes et donc méprisable, et un autre plus élitiste (et par conséquent louable) ? De toute évidence, les exemples de théories complotistes relayées par les médias ne manquent pas. Pour autant, on aurait tort de croire que tout cela cache inévitablement un machiavélisme de mauvais aloi. Après tout, les journalistes ne sont-ils pas des individus comme les autres avec leurs lubies, leurs tendances paranoïaques mais aussi (et surtout) leur mauvaise foi ? [...]

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Les catholiques se mobilisent contre l’interdiction des messes

La pression mise sur le gouvernement par les catholiques monte. Après les premiers rassemblements de la semaine dernière, ce week-end devrait être le théâtre d’un redoublement des initiatives pour réclamer le retour des messes en France. Et les catholiques parisiens ont décidé de prendre les devants. Dès hier sur le parvis de l’Église Saint-Sulpice, plusieurs centaines d’entre eux ont participé à un rassemblement autorisé par la préfecture et organisé par le collectif Objectif Messe.

Formé spontanément par un groupe de jeunes étudiants qui souhaitaient répliquer dans la capitale les initiatives provinciales du week-end dernier, le collectif n’a, comme son nom l’indique, qu’un objectif clair et unique : la levée d’interdiction des messes en France. Le rassemblement se veut aussi une réponse à Gerald Darmanin, qui a passablement irrité les fidèles le matin même en déclarant au micro de Franceinfo : « Je ne souhaite pas envoyer les policiers et gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment, mais s'il s'agit d'un acte répété et manifestement contraire aux lois de la République, je le ferai dès ce week-end », ajoutant qu'il n'y aurait plus de « week-end de mansuétude ».

Lire aussi : Marc Billig : « Si l’on ampute l’homme de sa dimension verticale, on en tue une partie » [...]

Big Pharma : mythe ou réalité ?

« En matière de grandes catastrophes publiques, toujours privilégier la connerie au complot : la connerie est à la portée de tous, c’est donc assez largement répandu : le complot nécessite beaucoup d’intelligence et d’organisation, c’est très rare », disait Michel Rocard. L’ampleur des évènements récents a pu laisser croire aux plus sceptiques que des puissances financières, politiques et scientifiques étaient suffisamment organisées pour planifier un grand « complot » visant à vacciner l’ensemble de la population mondiale pour la suivre à la trace avec des puces – sachant qu’un simple smartphone suffit pour ça – s’approprier ses données génétiques ou générer un maximum de profits pour des grands groupes pharmaceutiques.

Le propre du complotisme est bien d’amalgamer des éléments réels à des fantasmes. Ainsi, la fondation Gates est régulièrement dénoncée comme partie prenante, ou principale ramification d’un complot mondial. « L’Event 201 » est régulièrement rapporté comme constituant une preuve de ce complot unissant « Big Pharma » à Bill Gates. En octobre 2019, l’Event 201 unissait des épidémiologistes, des virologues, des chercheurs internationaux publics et privés, ou bien encore des responsables politiques autour d’une expérience visant à simuler l’impact que pourrait avoir une pandémie… causée par un nouveau coronavirus associé à un SRAS. Il n’en fallait pas plus pour alimenter les spéculations les plus folles.

Lire aussi : Ontologie du complotisme [...]

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L’islam est une nausée

Ah, et puis il y a le mantra à bisous : « L’immense majorité des musulmans de France pratique sa religion paisiblement ». Effectivement ! Mais parce que l’immense majorité ne pratique pas sa religion du tout en fait. Ou très peu. Car on ne peut pas faire et la queue aux allocs et aller à la mosquée. Mais la culture musulmane reste. Et puis il y a les piétistes parmi les « paisibles ». Les piétistes, c’est une branche cool du salafisme. Des gens tout à fait pacifiques. Qui ont choisi de vivre dans l’Arabie chamelière du VIIe siècle mais en la reconstituant partout. Demain ils feront passer des troupeaux à Montluçon parce que le prophète a fait La Mecque-Médine à dos de bourricot un jour. Un « piétiste », ça vient chez toi pour t’acheter la gazinière que tu as mise sur le Bon Coin, si c’est l’heure de la prière, il te déroule le tapis dans ta cuisine et devant ta gueule. « Li prophite, il a dit c’i l’heure, c’i l’heure ». Pacifique, mais envahissant. Est-ce mieux que les djihadistes ?

Le débat sur l’islam en Occident, c’est donc bien la foire des mecs qui n’y connaissent que dalle. Pourtant chacun y met ses propres fantasmes et ses propres envies ou peurs. De la maison des bisous à Belzébuth en djellabah. Pourtant, il n’y a qu’à oser « voir ce qu’on voit » dans la rue tous les jours pour se faire une idée claire de la chose. Même sans avoir un CAP Coran. Et puis pesons honnêtement les comptes et les décomptes, camarades. Qu’est-ce que nous a amené l’islam ces cinquante dernières années ? Quelques milliers d’OS à Renault qui nous donnèrent un coup de main à une époque. Mais qui, avec la petite note, nous ont laissé leurs millions de gosses à gérer. [...]

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Les collabos – épisode 7 : les humoristes
© Romée de Saint-Céran pour L’Incorrect

HUMORISTES

La star : Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur sur France Inter. Quand l’islamo-gauchisme est financé par les deniers publics. Maître de la crétinerie insolente, l’humoriste moque à longueur de chroniques et depuis de trop nombreuses années toutes les personnes dénonçant l’islamisation grandissante de la société française. Signataire d’une tribune pour dénoncer la haine envers les musulmans à la suite de l’affaire Odoul, il n’hésitait pas à parler d’une « récupération et d’une xénophobie d’État » dans une chronique du 15 octobre 2019 sur le voile. [...]

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L’Occident contemporain selon Paul-François Paoli et Olivier Battistini

Dans son repaire sartenais, Olivier Battistini a créé une véritable République des livres. Comme la phalange d’Alexandre qui était le prolongement de la Cité, Olivier est le prolongement des ouvrages qu’il révèle, réveille, sublime et passionne. Dire que Paul-François Paoli est vite apprivoisé par cet environnement est un euphémisme. L’auteur de Confessions d’un enfant du demi-siècle et d’Aux sources du malaise identitaire français : valeurs, identité et instinct de collaboration semble à la fois imperturbable et fasciné par tant de trésors de la pensée. Et c’est sur cette pensée qu’il nous paraissait opportun d’interroger nos deux compagnons : leurs analyses des élections américaines, le terrorisme islamique et ce déclin de l’Occident qui nous invite à un sursaut.

Quels enseignements doit-on tirer du traitement médiatique de ces élections américaines ? Trump est-il le nom d’un réveil, d’une révolte de l’Occident ?

Paul-François Paoli – Il y a d’abord quelque chose que personne ne dit et qui est incroyable, c’est à quel point nous sommes devenus américains ! Les États-Unis sont le seul pays dont les élections ont un tel impact sur nous, comme si nous étions impliqués. Nous sommes requis de nous prononcer comme si ce pays était nôtre. Voilà qui en dit long sur ce que nous sommes devenus et ce dans un pays qui, du matin au soir, célèbre névrotiquement la mémoire du Général de Gaulle alors même qu'il a renoncé aux principes gaulliens depuis longtemps. Nous savons bien que l'élection de Biden ou de Trump ne changera pas grand-chose à la vie de l’Europe, les États-Unis ayant décidé depuis Obama de rompre avec l'interventionnisme. L’impérialisme américain, c’est hier et il faut plutôt s'en réjouir ! Il est donc absurde de prendre absolument parti car il nous est impossible de se mettre à la place des Américains eux-mêmes. Est-ce qu'eux se mettent à notre place ? [...]

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Vijay Monany : « Il n’y a aucune mystique plus puissante que celle de la France éternelle et de ses deux mille ans d’histoire »

Vous êtes conseiller départemental de Seine-Saint-Denis et élu du Blanc-Mesnil, une ville voisine notamment de Pantin, dont la grande mosquée défraie la chronique. Des révélations en cascade semblent impliquer, à partir du terroriste tchétchène, un grand nombre d’acteurs musulmans : en tant qu’élu de terrain, êtes-vous surpris par ce biotope où se mêlent président d’association, imams, « pères de famille » et élèves ?

Ce qui m’a surtout frappé en regardant la vidéo de ce père de famille et en écoutant les discours de certains imams, c’est de constater à quel point ces gens sont ne sont pas français, même lorsqu’ils ont une carte d’identité. Il ne faut pas simplement être un imbécile pour dénoncer sur les réseaux sociaux un professeur qui fait un cours sur la liberté d’expression, il faut également n’avoir rien compris à la France, à son histoire, à sa culture. Au fond, ces gens-là sont tellement éloignés de la France qu’on se dit qu’ils seraient probablement mieux ailleurs.

Ce que nous payons aujourd’hui au prix fort, c’est quarante années d’immigration massive. Je ne le dis pas seulement parce que le tueur était un réfugié tchétchène, je le dis parce que ses complices sont également issus de l’immigration. Nous avons, à cet égard, tout manqué ! Et c’est désespérant d’entendre la gauche et une partie de la droite cautionner l’immigration massive en se réfugiant derrière la tradition de la « France, terre d’accueil ». Oui, la France est une terre d’accueil, cela fait partie de sa grandeur, mais la France est aussi une terre d’assimilation. Ceci est la condition de cela. Dans la mesure où on ne peut plus assimiler, on ne doit plus pouvoir accueillir. [...]

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Les collabos – épisode 6 : les artistes
© Romée de Saint-Céran pour L’Incorrect

ARTISTES

La star : Virginie Despentes, écrivain et réalisatrice. Le 17 janvier 2015, elle avait tenu des propos scandaleux sur l’attentat contre Charlie Hebdo : « J’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux ». [...]

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