7 mai 2020
Le coronavirus a finalement remis les choses à l’heure pour qui sait regarder l’horloge nouvelle qu’il a disposée au beau milieu de la vie de chacun. Aujourd’hui, c’est l’heure du chaos et des lignes directrices qui se fracassent, personne n’ayant su prévoir ce qui allait arriver et chacun étant défait dans ses analyses d’une façon ou d’une autre.
Ceux qui prévoyaient la catastrophe, ceux qui se seront le moins trompés, imaginaient une nouvelle peste, ou une sorte de grippe espagnole, pas un rhume de l’enfer à peine plus létal que la grippe de base, mais dont la contagiosité aura sauf à déborder l’Occident presque en son entier comme l’aurait effectivement fait la Peste si nous avions été tels que nous l’imaginions: un continent solide et fort, les maîtres du monde, en d’autres termes la civilisation. Ceux qui invoquaient la « grippette », le « beaucoup de bruit pour rien », la catastrophe impossible, ont été rincés, car la « grippette » est ravageuse, elle tue en nombre, y compris les Chinois dont le bilan officiel semble largement illusoire, de telle sorte que l’on doive probablement le multiplier par dix. [...]