
La France politico-médiatique est devenue une fosse d’aisance. Notre pays est de plus en plus invivable, abject. Et ce n’est pas le « Griveaux Gate » qui nous fera changer d’avis, tant il est révélateur d’un déclin moral sans précédent, prélude au chaos et à la désagrégation d’un pays autrefois prospère et peuplé de gens intelligents.
Le 13 février au matin, la France se réveillait avec la gaule de bois de ce pauvre Benjamin Griveaux, pris la main dans le slip pour quelques SMS échangés avec une jeune femme consentante. Les correspondances étaient diffusées sur un site monté pour l’occasion, dont le nom « Pornopolitique » pouvait faire penser à ces pages spécialisées dans les complots factices et les faits divers glauques. Le tribunal du rire cynique s’est immédiatement porté partie civile. Il y avait de quoi se moquer de voir ce cador de la macronie exposé comme un collégien, son sexe en mondovision sur quelques captures qu’on croyait réservées aux Snapchat d’adolescents lançant des campagnes contre telle star de la télé réalité ou tel YouTuber manipulateur. Mais là, il s’agissait du candidat du gouvernement à la mairie de Paris et ancien porte-parole tête à claques du gouvernement. Un client qui, quelques jours auparavant, devenait le premier Meme de Paris à la suite de la diffusion d’une série de clichés promotionnels grotesques, où il apparaissait en compagnie de ses colistiers dans des poses rappelant le personnage de Mister Bean [...]












