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Dans un essai au vitriol qui manie élégance stylistique et légèreté aristocratique, Benoît Duteurtre analyse la politique anti-voiture d’Anne Hidalgo qui a rendu beaucoup plus difficiles les déplacements dans Paris au nom d’une propagande qui prétend faire le bien des administrés contre leur gré et multiplie les animations qui ne profitent qu’à un cercle très restreint de personnes.
Pourquoi avoir écrit un ouvrage qui mélange réalité et fiction, notamment lorsque vous vous imaginez en maire, vous-même, à la fin du récit ?
Comme la politique parisienne me met en colère, j’ai voulu tempérer cette colère par la fantaisie : mon tempérament de polémiste, mais aussi de romancier, me pousse à m’amuser avec les sujets pénibles. J’ai donc imaginé qu’un sosie d’Anne Hidalgo venait me persécuter jusqu’au milieu de la nuit pour m’obliger à enfourcher une bicyclette (alors que j’ai horreur du vélo) ; ou qu’elle se distrayait, à l’Hôtel de ville, en plan – tant des aiguilles dans une poupée à mon image pour m’in – fliger quantité de désagréments.…








