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L’islam n’existe pas

Dogme « conquérant » qui menacerait notre démocratie pour les uns, une religion assimilable par notre belle République pour les autres. En réalité, l’islam tel qu’il se pratique en Europe relève plutôt d’un syncrétisme civilisationnel bien loin de l'islam véritable.

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© Unsplash

À chaque attentat à l’intérieur de nos frontières, deux réactions s’opposent systématiquement : d’un côté, une partie de la droite radicale tente d’expliquer à quel point l’islam représente une menace pour notre liberté et nos institutions. De l’autre, la gauche « relativiste » essaye de tempérer l’importance de ces évènements, allant jusqu’à en noyer l’impact dans un brouhaha soigneusement orchestré de sophismes compassionnels, cherchant à ranimer la très discrète volonté d’intégration de « toute une majorité de musulmans ». En réalité l’islam n’est ni un dogme « conquérant » qui menacerait nos frontières et notre démocratie de l’intérieur, ni une religion assimilable par notre belle République. L’islam tel qu’il se pratique en Europe relève plutôt d’un syncrétisme civilisationnel, le produit d’une rencontre fatale entre deux modernités dévoyées. Nous avons coutume de dire que l’Occident décadent n’a pas grand-chose à opposer à la fièvre votive des islamistes. En réalité, ce sont eux qui n’ont pas grand-chose à opposer à l’Occident : attentats après attentats, on ne peut que constater l’absence de leur prophète, qui n’est plus qu’une coquille vide, raclée de l’intérieur par des années de luttes internes et de conflits tribaux.

Les racines du mal

« L’islam politique », comme on l’appelle joliment – et c’est bien désormais le seul qui existât – est une dégénérescence pure et simple du fait religieux. Là où on estime que l’islam devient « radical », qu’il s’étoffe et gagne en virulence à travers ses expressions les plus forcenées (wahhabisme, salafisme) il ne fait que décroître, perdre de sa substance et avouer son échec face au monde occidental. Un échec qui a commencé il y a au moins deux siècles, lorsque l’Europe des Lumières s’invite au Proche-Orient au lendemain de la Révolution française – notamment avec la campagne d’Égypte. C’est bien l’Occident qui a favorisé l’émergence des nationalismes musulmans face à l’oppression ottomane – engendrant par là tous les mouvements réformistes de l’islam qui constituent aujourd’hui ses forces vives. Ainsi, le pacte de Nejd, fomenté par le père du puritanisme wahhabite, le cheikh Mohammed Ben Abdelwahhab avec la complicité de l’émir Ibn Séoud, dont le but était à terme l’expansionnisme politico-militaire face à la présence turque dans la péninsule arabique, fut instrumentalisé par les puissances européennes dès l’origine : russes, français et anglais avaient tout intérêt à utiliser cette force naissante pour contrôler l’empire ottoman. [...]

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