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Monsieur Le chien, bédé de niche
Monsieur le Chien traîne ses guêtres dans le monde de la bande dessinée depuis 2005, année de l’ouverture de son blogbd. Il y chronique alors avec humour et dérision sa vie de fonctionnaire, ses déboires affectifs avec sa femme et l’éducation de ses enfants, dans une ambiance surréaliste, servie par des personnages secondaires parfaitement improbables, à l’image de cette escalope milanaise mutante qui lui aurait été servie au réfectoire de son ministère, et qui sert occasionnellement d’amant à sa femme. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
L’évangile selon Maël
Éloignez les enfants de chœur parce que, là, ça va blasphémer dur. Mais comme c’est contre l’Église catholique ce n’est pas bien grave. J’aurais même sûrement droit à un café gratuit à la prochaine fête de l’Huma. Alors voilà… j’ai été à la messe. Et je me suis bien fait chier ! Parce que votre messe elle est tarte. Chiante comme la mort ! Tiens ! Par exemple on a chanté. Des chants en français ! Oui mais des traductions. Littérales ! À la fin, ça ne rime même pas ! Des chants de messe en français ça ne donne rien ou alors faut tout réécrire. Essayez de faire du Metallica en français, bah ça ne rend rien non plus. Metallica c’est en anglais. Une messe c’est en latin, point. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Le paysage est-il de droite ?
Au XIIIe siècle, en Saxe, dans le monastère cistercien d’Helfta, sainte Mechtilde de Hackeborn devinait Dieu en regardant les blés : « Il y avait là un magnifique champ de blé où le Seigneur était assis […] des rossignols et des alouettes voltigeaient autour de lui ; les rossignols désignaient les âmes éprises d’amour et les alouettes celles qui accomplissaient leurs bonnes actions avec joie et mansuétude ». On sait de source sûre qu’Hilaire de Poitiers, au IVe siècle, contemplait les vaches dans les champs et en tirait de belles réflexions. Enfin, des témoins dignes de foi disent que Jésus, au Ier siècle, a imaginé quelques belles paraboles en regardant les paysages de Palestine, champs et vignes. [...] Retrouvez cet article dans le dernier article numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
L’individualisme et le business
On attribue souvent à la révolution numérique la vertu de créer des emplois dans de nombreux domaines tout en rendant la vie des gens plus facile en connectant instantanément, par des plateformes collaboratives, l’offre et la demande. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Nicolas Lecaussin : « À quoi a servi le principe de précaution qui figure dans la Constitution ? »
Nicolas Lecaussin dirige l’IREF (Institut de recherches économiques et fiscales), « think tank libéral et européen » fondé en 2002. Grand contempteur du rôle de l’État en France, il vient de publier Les donneurs de leçons (Pourquoi la France est en vrac !) au Rocher, où il s’attaque aux intellectuels de gauche, aux journalistes de l’établissement et aux hauts-fonctionnaires. La crise du coronavirus, ses conséquences et la réaction de l’État sont l’occasion de lui donner la parole. En tant que directeur de l’Iref, vous dénoncez évidemment dans votre livre, Les donneurs de leçons, le poids certain de l’État dans l’économie française. En période de coronavirus, n’est-on pas heureux pourtant de posséder un État fort, capable de prendre des décisions sanitaires autant qu’économiques pour résister à la crise ?  Concernant le virus, il faut d’abord remarquer qu’il est parti d’un pays – la Chine – doté d’un État très fort, en réalité une dictature communiste, non seulement incapable de maîtriser sa propagation, mais aussi coupable d’avoir sous-estimé sa dangerosité, d’avoir menti et truqué les chiffres des victimes et des cas dangereux. La Chine n’est d’ailleurs pas à son premier virus… La réaction de la Chine rappelle celle de l’URSS lors du drame meurtrier de Tchernobyl. On peut ajouter que des pays incomparablement plus libéraux que la Chine, comme la Corée du Sud et le Taïwan, pourtant limitrophes, ont réussi à bien maîtriser l’épidémie. D'autre part [...]
Pierre de Lauzun : « c’est l’endettement qui transforme les crises en crises systémiques »
Ancien banquier et écrivain, Pierre de Lauzun estime que la crise actuelle peut être jugulée si les banques centrales prennent les décisions qui s’imposent. Il appelle de ses vœux une stratégie publique visant à reterritorialiser une partie des productions. Que pensez-vous de la mesure prise par Christine Lagarde de ne pas baisser les taux directeurs de la BCE ? A-t-elle raison ? L’alchimie de la BCE est complexe et Christine Lagarde ne peut tout décider seule. Sur le fond la BCE a manifestement voulu garder une marge de manœuvre et envoyer un message au Etats membres de faire un effort budgétaire. Il est vrai aussi que ses taux sont autour de 0 et donc bien plus bas que les taux américains ; les US étant revenus plus tôt à une situation plus normale, alors que l’Europe est encore sous perfusion 12 ans après la crise. Les US ont bien des défauts mais sur une crise financière, ils réagissent vite et fort, ce qui est la bonne méthode du fait que la psychologie est clef. On peut penser que là aussi il aurait mieux valu envoyer un signal plus tranché en baissant. Cela n’empêchait pas de faire un sermon aux Etats en parallèle. [...]
Arnaud Demanche « Le jour de Charlie, l’innocence de mon métier s’est totalement évanouie »
Arnaud Demanche s’est fait remarquer en 2004, lorsqu’il se fit passer pour Jacques Chirac en animant un faux blog à son nom. Co-créateur et animateur, avec ses amis Frédéric Royer et Stéphane Rose des Gérard du cinéma, de la politique et de la télévision, il cacha sa plume, ensuite, sous le nom de prestigieux humoristes, parmi lesquels Nicolas Canteloup, puis se prit pour le nouveau Schwarzenegger en 2015, lors de son premier seul-en-scène. Depuis un an et demi et son second spectacle, Arnaud Demanche fait tomber tous les masques et se présente aujourd’hui sans fard, mais aussi sans le moindre prestige victimaire, dans Blanc&hétéro. Virtuose et corrosif, l’humoriste dégomme les poncifs en vogue, tourne en ridicule les nouveaux dogmes, s’amuse des contradictions des curés du politiquement correct avec une cruelle délectation, oppose l’autodérision et la liberté d’esprit à l’esprit de sérieux du camp du Bien. Il vise là où ça fait mal, il est drôle, il est impertinent. En somme, l’exact opposé d’un comique de France Inter. L’Incorrect ne pouvait pas passer à côté. Rencontre. [...]

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