Skip to content
Ciel ! Mon ado est gaucho…
Le journal Le Monde a publié un article à visée humoristique dans lequel Michel Dalloni narre avec effroi les expériences de parents de gauche ayant un fils de droite. Nous nous sommes aussi prêtés à l’exercice, à grands renforts de raccourcis et de caricatures.
Écologie intégrale et identité : réponse à Gaultier Bès
Le directeur adjoint de la revue Limite a publié dans Marianne une tribune, dans laquelle il réfute que l'écologie intégrale soit liée à l'identité. Est-ce contradictoire avec le titre-même de Limite qui induit la notion de frontière ? Droit de réponse par Axel Tisserand. Comme Gaultier Bès [1], je n’aime guère, moi non plus, « la polémique, surtout à l'heure du numérique où la réaction précède et remplace bien souvent la réflexion ». Comme lui aussi, je pense que « le malentendu s'éclaircit aisément pourvu qu'on fasse un peu d'histoire des idées, de manière factuelle et non biaisée. » Gaultier Bès, directeur-adjoint de la revue Limite, est revenu dans Marianne sur le concept d' « écologie intégrale », accusée récemment d'être une écologie identitaire, notamment dans Libération [2]. Pire : « L’accusation la plus grossière (et récurrente tant une certaine parodie du journalisme se réduit à un copié-collé hâtif) concerne notre filiation supposée à Charles Maurras. » Aussi, comprenons-nous que Gaultier outragé, Gaultier brisé, Gaultier martyrisé veuille enfin se libérer d’une accusation aussi diffamatoire ! Il ne s’agit pas de reprocher à Gaultier Bès de refuser une filiation maurrassienne qui n’est sans doute pas la sienne, et c’est bien son droit !, mais, plutôt, et dans un copié-collé hâtif de tout ce qui traîne sur Maurras, de récuser cette filiation comme une souillure qui risque de devenir médiatiquement indélébile si elle n’est pas dénoncée aussitôt avec la plus extrême fermeté. Et de se placer, dans une autre filiation, celle de Maritain, qui, on le sait, après avoir été un compagnon de route de l’Action française, notamment au sein de la Revue universelle, en raison d’une « impardonnable légèreté », selon sa femme Raïssa, ce qui est tout de même une explication un peu courte, tourna casaque, en 1927, après la mise à l’index de l’Action française par le pape Pie XI à la toute fin de décembre 1926. « Quoi qu'il en soit, affirme Gaultier Bès, en 1926, lorsque l’Église catholique condamne l'Action française, Maritain n'hésite pas. Il publie Primauté du spirituel pour récuser le "politique d'abord" cher à Maurras. » « N’hésite pas ? » L’assertion est imprudente, d’autant qu’il avait publié, certainement avec une « impardonnable légèreté », quelques mois plus tôt, un autre opuscule, Une opinion sur Charles Maurras et le devoir des catholiques, dans lequel, devant l’amoncellement des nuages, il démontrait, saint Thomas à l’appui, qu’il n’était pas incompatible d’être catholique et camelot du Roi... Nul ne saurait lui reprocher, en 1927, d’avoir choisi l’obéissance absolue au saint Père, mais il convient de rappeler les faits. [...]
Diversité pour tous
Le système est parfaitement rodé, en pleine expansion, et dispose de relais puissants. Si vous aspirez au pouvoir, vous ne pouvez pas le contester sans vous exposer à de féroces attaques et de lourds ennuis pour vous et vos proches. Néanmoins, on commence à mesurer les implications de cette idéologie. Je sais que des politiciens ont lu mon livre comme celui de David Goodhart. Quelques voix s’élèvent. Il faut être habile, solide et patient. C’est un défi dangereux et qui prendra du temps. Mais cela arrivera, sans quoi notre modèle de société risque de se désintégrer. [...]La suite de l'article est réservé aux abonnés.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Sonia Mabrouk : « La France n’est pas multiculturelle et ne peut l’être »
Intervieweuse sur Europe 1 et maîtresse des débats sur Cnews dans son émission « Les Voix de l’info »,calme, précise, têtue, courtoise, cultivée, impertinente, voici Sonia Mabrouk.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Pourquoi Marie brûle-t-elle ?
Ce n’est pas rien, de brûler en plein cœur de la Semaine sainte : notre Dame, Marie, appelle ainsi les chrétiens et la France catholique à lever la tête, à affirmer combien la France est enracinée dans le christianisme, n’en déplaise à l’idéologie diversitaire dominante[…]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Un ver de terre oublieux d’une étoile
« La France, c’est une étoile ! La France est une personne, Le rayon hexagonal D’une étoile qui raisonne ! » Paul Claudel, Personnalité de la France, 1938 Mardi 16 avril, les braises de Notre-Dame encore chaudes, la France s’est réveillée dans une émotion digne du deuil national qu’elle faisait de son âme. Réjouissons-nous que cet édifice dédié à la patronne principale de la France ait encore une place si grande dans le cœur des Français. Des Français, mais peut-être pas de tous : leur président, passée la légitime et sincère émotion de lundi soir, enchaîne depuis des bévues dramatiques. Confronté à une situation inédite pour lui, se retrouvant à cette occasion à la tête non d’une « startup nation » en perpétuelle innovation, mais d’un pays chrétien à l’histoire longue, Macron montre son vrai visage, celui de l’incompétence, de l’irresponsabilité, et surtout de l’impiété. Le 17 avril, le Premier ministre annonce la tenue d’un concours international d’architecture pour la reconstruction d’une flèche « adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque » et confie au général Georgelin la mission de veiller à l’avancement des travaux. Vive la start-up Notre-Dame et son ouverture à l’économie mondiale ! En 1843-1844, le concours qui avait sélectionné le duo d’architectes Pierre Lassus-Eugène Viollet-le-Duc pour la restauration de Notre-Dame n’était pas un concours « international » ! Le choix entre les impétrants – tous Français et fins connaisseurs du patrimoine national – s’était fondé sur leur science respective des techniques de la construction médiévale, l’architecte précédemment en charge de la restauration des églises parisiennes ayant été mis au placard par méconnaissance du bâti. En 1843, le directeur de la commission des Monuments historiques chargée du projet n’est autre que Prosper Mérimée, armé de son expérience d’archéologue et d’analyste des monuments français, dont il avait dressé et documenté le premier inventaire en 1840. En 2019, le concours doit être ouvert à l’économie mondiale et la sélection confiée à un militaire, chapeauté par un ministre de la Culture diplômé d’un institut de gestion, autrement dit n’entendant strictement rien au patrimoine. Quant au pauvre général Georgelin, on ne peut que le plaindre d’être devenu un sbire aux ordres directs de Jupiter et de s’exposer aux critiques des spécialistes dont il a pris la place, même sans le vouloir Le plus triste, c’est que notre belle France regorge de cerveaux et de mains talentueux et expérimentés, largement à la hauteur de cet enjeu qui, n’en déplaise à Édouard Philippe, n’est pas celui de « notre époque » mais celui de notre patrimoine historique [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Auchan, Mounir et les robots
La France contre les robots ? Toute résistance serait vaine, répondrait Terminator. La fascination pour l’intelligence artificielle gagne ainsi de nouveaux adeptes quotidiennement. Les derniers en date s’appellent Mulliez, du nom de cette grande famille du Nord ayant fait fortune dans la distribution. Alors que Jeff Bezos (Amazon) est désormais la première fortune mondiale, les acteurs traditionnels du secteur se voient dans l’obligation d’innover. Pour le meilleur … et peut-être pour le pire. En avril dernier, Auchan annonçait la fermeture ou la vente d’une vingtaine de magasins sur le territoire français sur les 644 points de vente du groupe, plaçant sur la sellette plus de 720 salariés selon les syndicats. Les résultats d’Auchan sont à l’évidence bien tristes, avec une chute de 3,3 % du chiffre d’affaires et un recul de 20,5 % de sa marge opérationnelle. Edgard Bonte, le nouveau PDG venu de Kiabi, a d’ailleurs annoncé un « plan d’austérité » censé conjurer le sort. En cause : la concurrence du groupe allemand discount LIDL en France qui s’est repositionné dans la grande distribution, mais aussi, le spectre plus lointain d’Amazon et de ses magasins connectés dignes des pires dystopies cinématographiques.
Audiovisuel : il est temps de s’occuper des diasporas
Russie, USA, EAU, Qatar, de nombreux pays ont intégré que la lutte politique se joue aussi sur des médias de proximité, fussent-ils en langue étrangère. Al-Jazeera, AJ+, Russia Today : la France doit créer les siens pour deux raisons : influencer l'étranger, et les diasporas qu'elle héberge. Ils sont des millions en France à ne pas parler Français ou à ne pas le dominer de manière satisfaisante. Nés à l’étranger et dans des familles où le Français n’est pas une langue maternelle, ils sont arrivés en France à un âge adulte et n’ont jamais mis les pieds à l’école de la République. Pour survivre, ils ont été pris en charge par des diasporas plus ou moins structurées qui les ont aidés à trouver un logement et un travail voire à obtenir des aides sans avoir à apprendre le Français. Et à l’ère des réseaux sociaux, les nouveaux venus gardent un contact de tous les instants avec leur pays d’origine : ils regardent une télé d’ailleurs, rient à des blagues d’ailleurs et partagent les espoirs et les angoisses d’un ailleurs qui n’est pas français. On se retrouve au final avec des individus dont le corps est effectivement en France mais dans l’imaginaire est resté au Pakistan, en Egypte ou au Mali. Ces cœurs et ces esprits sont à prendre. Il faut faire vite pour les conquérir avant que d’autres le fassent et les retournent contre nous. Il s’agit des pays d’origine qui rêvent de maintenir une hégémonie sur les émigrés et des salafistes qui souhaitent soumettre tous les musulmans de France. Créer le lien avec les nouveaux arrivants n’est pas une question de redistribution ou de politique de la ville. Dans une société où plusieurs civilisations se rejoignent (car chaque diaspora transporte avec elle tout ou partie d’une civilisation), créer le lien revient à partager des valeurs et poser des limites entre le tolérable et l’intolérable. Cela implique une dose de persuasion, de séduction et de coercition. En somme, il s’agit d’influencer autrui. Et à défaut de l’école, quoi de mieux que les médias pour influencer les adultes nouveaux arrivants ? Il est urgent de créer des médias qui s’adressent aux diasporas dans leur langue maternelle respective. Il n’y aucun tabou : Arabe, Turc, Pashtoune, Tamoule, Wolof, Kabyle et Tchétchène s’il le faut ! La seule chose qui compte est d’être sûr d’atteindre « au cœur » toutes les diasporas significatives présentes sur le territoire français. En ce qui concerne le public du Maghreb et du Moyen Orient, il serait même judicieux de proposer des programmes en dialecte marocain, algérien, égyptien voire syrien et irakien afin d’assurer que le message soit compris 5/5. En effet, très peu d’Arabes maitrisent l’Arabe classique, la langue utilisée par les médias officiels dont les chaînes satellitaires les plus connues. Ces chaînes sont obligées de parler l’Arabe classique, la langue du Coran, afin de ne pas froisser leurs riches actionnaires qui cultivent l’idée d’une arabité pure et immaculée comme au temps du Prophète. En France, ce tabou n’existe pas. Quiconque s’adressera aux diasporas arabes dans le dialecte qu’elles comprennent le mieux s’assurera de leur empathie immédiate.

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest