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David Desgouilles : « PSA a sous-traité le soin de faire disparaître le FC Sochaux »
Abonné depuis 40 ans au stade Bonal (il en a 46), le journaliste et écrivain David Desgouilles a assisté ces dernières années au déclin d’un club emblématique du football français, une ancienne vitrine des usines Peugeot. Vous avez vécu de près la descente aux enfers du FC Sochaux-Montbéliard, que s'est-il passé ? Le nouveau PDG de PSA, Carlos Tavares a décidé un jour que le club devait être vendu. Le club avait été créé par Jean-Pierre Peugeot en 1928. Ce dernier en avait fait le premier club professionnel du pays et avait créé le premier championnat pro en France. Ce qui fait du FCSM un club historique du football français, qui comptait, il y a trois ans, le plus de saisons dans l’élite. Lorsque Tavarès a annoncé la vente, nous venions d’être rétrogradés en Ligue 2. Mais alors qu’il aurait pu privilégier la vente à des locaux, il a préféré le vendre à une entité hong-kongaise, censément productrice d’ampoules, dirigée par un homme Wing-Sang-Li, dont il est apparu très vite qu’il n’était pas le chef d’entreprise honorable et florissant qu’on nous avait présenté. Comment la perte d'un club prestigieux à l'identité régionale forte est-elle perçue par les Franc-Comtois ? Une part de fatalisme, une part de méfiance. Mais une grande déchirure aussi. Cette descente aux enfers dure depuis quatre ans. Et cette sensation, de plus en plus justifiée que PSA a souhaité sous-traiter à un autre le soin de faire disparaître le FC Sochaux, soit parce qu’il n’osait pas l’assumer lui-même, soit parce qu’il voulait adresser un message aux ouvriers du Pays de Montbéliard : s’il pouvait vendre leur club à un pied nickelé hong-kongais, il pouvait un jour faire disparaître un jour l’usine. Savez-vous que la productivité a augmenté dans l’usine de Montbéliard juste après la vente du club ? Comme si, inconsciemment, les salariés avaient intégré la menace (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Véganisme : plein la panse
Le véganisme est le nouveau puritanisme à la mode. Dans votre entourage, il est fort possible qu’un de vos petits cousins ou une collègue de travail aient succombé à cette doctrine, vous assénant, avec le zèle propre aux nouveaux convertis, leurs sornettes dès que vous avez le malheur de leur avouer vos pulsions carnassières à la vue d’une côte de bœuf bien juteuse ou un d’un poulet rôti à la peau craquante.
Jean-Baptiste Guégan : « Le football est une industrie financiarisée du spectacle »
Le football reflète les problématiques sociales, économiques, mais aussi géopolitiques. Jean-Baptiste Guégan, spécialiste français en la matière, éclaire notre lanterne. Quels sont les investisseurs du football aujourd’hui ? Aujourd’hui, le football est une industrie financiarisée du spectacle. Ce n’est plus un sport mais une économie comparable dans une certaine mesure à celle de la musique, mais avec des transferts de fonds qui dépassent toute mesure. Si l’on regarde le poids du foot français on est sur 1 % du PIB, et des investissements qui se comptent en milliards d’euros. On trouve les acteurs traditionnels du football classique, c’est-à-dire des PME, de riches propriétaires, etc. Mais depuis que le foot s’est globalisé de nouveaux acteurs apparaissent, en particulier des fonds d’investissement, comme à Lille ou au Milan AC. Ils sont arrivés là, comme les oligarques russes ou les tycoons asiatiques ou américains, attirés par des perspectives de rentabilités très élevées avec un risque faible, même en considérant l’aléa sportif. En investissant 3 ou 4 millions dans un joueur, vous pouvez le vendre 20 ou 30 quelques années plus tard ! Aucune autre activité ne le permet. On est dans une économie inflationniste avec de fortes plus-values, et surtout quasiment aucun risque parce que les tarifs montent tous les ans. Et en plus c’est médiatique, donc vous pouvez avoir une petite exposition. Et il y a une autre raison : vous pouvez faire un (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Un maître chez soi
Avec l’éclatement de la famille, la crise de la transmission et la liquéfaction des valeurs, nombre de nos contemporains ont perdu leurs repères. Mais une startup a trouvé la solution: MasterRent®. L’offre est décoiffante : « Louez un maître à la semaine, et apprenez à (re)diriger votre vie. » Nathan Valentin a tout juste 34 ans. Il mesure 2 mètres pour 190 kg. Il a les cheveux longs, bouclés, fins et graisseux, avec une raie sur le milieu. C’est lui, le CEO de MasterRent®, l’entreprise qui a fait la Une du Financial Time il y a tout juste un an et qui pèse aujourd’hui 350 millions d’euros. Il nous attend à la terrasse du Soupeur, un restaurant chic du XIe arrondissement. La figure est atypique dans le milieu si policé des affaires : sous son tee-shirt bleu et maculé de morceaux de croissant (ou peut-être est-ce du pain au raisin?), son ventre déborde sur la table. Quand il se lève, son pantalon de golf, énorme, ressemble à une montgolfière qui s’envole. Le secret de la réussite « Je suis gros et j’emmerde le monde ! », nous dit-il entre deux rots retentissants. Depuis la table d’à côté, une blonde en tailleur Chanel nous jette un regard horrifié. Puis, affable, il lance : « Excusez-moi d’ailleurs, je viens de me lever, je finis tout juste mon petit-déjeuner ». Il est pourtant 13 h 00 et nous sommes mardi. « Choisissez ce que vous voulez, moi je prends des huîtres », ajoute-t-il, grand prince. Devant notre étonnement, il ajoute : « L’idée que l’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt est la plus grande supercherie du XXIe siècle ». « C’est aussi bête que de croire qu’on devient riche en travaillant » – à ces mots, notre homme hurle de rire, si fort, qu’un chien se met à aboyer dans la rue. « Moi j’ai levé 5 millions d’euros en jouant du pipeau, et depuis, je fais travailler les autres. Rien n’est plus obéissant et obséquieux qu’une personne diplômée. Parce que la plupart des gens n’ont au fond qu’un seul instinct: obéir », soutient notre amphitryon. Lire aussi : Tiens, voilà du boudin Il poursuit : « Les self-made-men qui vous racontent avec des larmes de crocodile leurs débuts “dans leur première quincaillerie” méritent d’être euthanasiés, séance tenante. On aurait rossé ces messieurs Homais sous l’Ancien régime. Moi, je suis un patron de droit divin, et comme tous les grands patrons, ma vie consiste à houspiller mes salariés et à déjeuner avec des gens aussi gros que moi ». Un modèle dans la vie Nous voulons en savoir davantage sur MasterRent®. « C’est très simple. Des gens louent sur notre plateforme une personne de leur choix, pour les accompagner, nuit et jour, dans leur quotidien Il y a des punks à chien repentis qui louent un vieux général à la retraite pour apprendre à faire leur lit. Des jeunes filles dépensières qui cherchent un banquier. Des célibataires endurcis qui veulent apprendre auprès d’un Dom Juan. Des employés masochistes, qui, non contents de se faire exploiter au bureau, veulent à tout prix qu’un patron abusif vienne les fouetter à domicile et soumettre leur intimité à des “indicateurs de vie” ». « Il n’existe que deux types de personne. Des chiens qui cherchent un maître. Et des maîtres qui cherchent des chiens. » Nathan Valentin Il y a aussi « ceux qui veulent un coach pour maigrir. Des pères de famille qui courent après un papy gâteau. Des vieilles tartes qui veulent apprendre à écrire. Des névrosés qui veulent un psychiatre. Il y a de tout, et chacun y trouve son compte. Le client n’est pas obligé de passer à la télé pour apprendre à se moucher, et nos VIP font des ménages, comme on dit chez vous, en toute discrétion. » Des erreurs de livraison peuvent survenir : « Une fois, nous avons interchangé deux commandes. Au lieu d’envoyer Caroline Fourest chez des bobos qui voulaient élever leurs enfants selon une philosophie non-genrée, un stagiaire leur a envoyé une matrone, façon vieille école. Quand les parents sont rentrés du club Méd’, leurs filles portaient des robes à smocks et s’excusaient avant de tousser » À quel genre de VIP fait-il appel ? « Il y a de la demande pour tout le monde. Du prince du Lichtenstein au sosie de Johnny Hallyday. Il n’y a guère que Laurent Joffrin qu’on n’arrive pas à refourguer aux aveugles ». Une matrone chez les bohèmes À quoi attribue-t-il le succès de MasterRent®? « Lacan avait raison, malgré son charabia de proctologue finlandais. Les révolutionnaires de 68 cherchaient un maître. Idem pour leurs petitsenfants. Car il n’existe que deux types de personnes dans la vie. Des chiens qui cherchent un maître. Et des maîtres qui cherchent des chiens. Le reste n’est que ruse de carnassier. » De plus, estime Nathan Valentin, « L’éducation familiale est le seul secteur à ne pas être encore “disrupté”. Jusqu’à nous, il existait encore un monopole de parentèle sur les modèles d’éducation. La transmission était endogame. Or l’éducation familiale détermine très largement nos trajectoires de vie. Bourdieu peut mourir tranquille: aujourd’hui, Avec MasterRent®, l’inégalité des capitaux culturels est corrigée, et chacun peut devenir un héritier. » Lire aussi : Le philosophe qui voulait se faire plus gros que la grenouille Mais au fait, lui-même, comment en est-il arrivé-là ? « J’étais doctorant en histoire et en philosophie et j’ai pu mesurer à quel point notre société de demi-habiles était régressive. Après mes deux soutenances, je suis parti vivre 3 ans chez les Mashco-Piro, en Amazonie. C’est durant ce voyage que j’ai eu une révélation : les salariés sont des Indiens et les entrepreneurs, des conquistadors. » Quels sont les futurs projets de notre Pizarro 3.0 ? « Nous lançons prochainement un parc mémoriel et politiquement correct inédit, dans lequel les visiteurs entreront en immersion durant plusieurs jours. Des validistes sur des fauteuils roulants, des blancs dans un village néocolonial aux mains de la diversité, des spécistes dans un zoo, des gens dans un village de nains. Le tout afin de sensibiliser chacun sur ses privilèges - et de me rapporter un milliard d’euros » Le Puy des Fous, en quelque sorte. (à suivre…)
Qu’est-ce que la monnaie ?
La monnaie existe depuis des millénaires. Et, depuis des millénaires, l’essence de la monnaie est numérique. Une telle affirmation surprendra à la fois les nostalgiques de la « valeur intrinsèque » des métaux précieux et ceux qui voient dans le numérique la fine fleur de la modernité, mais elle résulte d’une analyse très solide des données historiques disponibles. Toutefois, de même que tout ce qui brille n’est pas or, tout ce qui est numérique n’est pas monnaie ; en particulier, comme nous allons le voir, les « cryptomonnaies » ne sont pas des monnaies. Mais, avant d’en arriver à ce sujet d’actualité, prenons un peu de recul.
Le président Macron ? Appelez-le Manu !

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« Je fais défiler mes enfants à la Gay Pride pour les sensibiliser aux sexualités différentes. C’est très festif, très sympa. Corentin adore, il danse comme un petit fou », entendais-je il y a quinze jours en me promenant dans les rues de Toulouse où se déroulait une « marche des fiertés ».

 

Et voilà des petits garçons paradant sur des chars sonorisés diffusant des morceaux des Village People ou de George Michael, affublés de tenues ridicules, portant des petits drapeaux aux couleurs non pas d’un Etat, mais d’un groupe social : les LGBT, pour lesbiennes, gays, bi et transsexuels. Trouver une telle chose anormale c’est paradoxalement être soi même anormal aux yeux d’une partie de la population en 2018. « Sensibiliser » les enfants aux « sexualités différentes » serait un noble objectif, l’eschatologie d’un Occident rasséréné par des minorités agissantes porteuses d’espoir, de concorde et d’amour universel.

Le Ciel, les footeux et ta mère !
Les stades sont pleins de dieux. Faut-il plaider pour une séparation des Églises et du foot? Le bandeau « 100 % Jésus » qu’arborait Neymar après la victoire du Brésil aux Jeux Olympiques avait provoqué une polémique. Les pros y voyaient un bel acte de Foi, les antis hurlaient que cela n’avait rien à faire sur un terrain de football. « Cachez ce prosélytisme que je ne saurais voir ». Quelques années plus tard, l’attaquant égyptien, star de Liverpool, faisait la Une du Monde avec cette mention : « Mohamed Salah, le footballeur qui fait aimer l’Islam à Liverpool ». Là c’est unanime : « Il change la perception de l’Islam en Angleterre », « ses parents sacrifient des veaux avant chaque match important, c’est peut-être ça qui le fait gagner », s’interroge en toute complaisance LCI. Puis de renchérir en s’esbaudissant du courage de l’attaquant qui observera le ramadan même pendant la finale. En réalité, la religion et les terrains de foot ont toujours (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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