Le président Macron ? Appelez-le Manu !

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« Je fais défiler mes enfants à la Gay Pride pour les sensibiliser aux sexualités différentes. C’est très festif, très sympa. Corentin adore, il danse comme un petit fou », entendais-je il y a quinze jours en me promenant dans les rues de Toulouse où se déroulait une « marche des fiertés ».

 

Et voilà des petits garçons paradant sur des chars sonorisés diffusant des morceaux des Village People ou de George Michael, affublés de tenues ridicules, portant des petits drapeaux aux couleurs non pas d’un Etat, mais d’un groupe social : les LGBT, pour lesbiennes, gays, bi et transsexuels. Trouver une telle chose anormale c’est paradoxalement être soi même anormal aux yeux d’une partie de la population en 2018. « Sensibiliser » les enfants aux « sexualités différentes » serait un noble objectif, l’eschatologie d’un Occident rasséréné par des minorités agissantes porteuses d’espoir, de concorde et d’amour universel. Qu’on leur rétorque que les couples échangistes n’amènent pas leur progéniture lors de leurs soirées, du moins on l’espère, ils vous répondront que tout cela n’a rien à voir, que votre objection est celle d’un cœur rempli de haine, d’un petit esprit rabougri par des passions tristes.

 

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L’idée est bien de tout confondre, de tout désacraliser, et ce jusqu’aux symboles les plus importants de la nation, ceux qui rassemblent un peuple. Ainsi, le soir de la fête dite « de la musique », Emmanuel Macron a transformé l’Elysée en night-club pour black panthères roses, adeptes du « voguing » de Madonna, qu’on eût pu croire sorties d’un mauvais film sur les années 70 finissantes au Studio 54 new-yorkais. Les images parlent d’elles-mêmes, montrant la cour du Palais qui fut un temps la résidence de la marquise de Pompadour envahie par les danseurs africains à moitié travestis de Kiddy Smile, disc jockey électro house médiocre principalement renommé pour son militantisme LGBT afrocentré – ça ne s’invente pas -. Comble du comble, ce dernier s’est même senti obligé de rédiger un message pour justifier sa présence. Je me permets d’en retranscrire un extrait, fautes d’orthographe et de syntaxe comprises :

 

« Je sais ce que représente l’Elysee en terme d’oppression et d’histoire pour QPOC / POC & la communauté LGBTQIA+ ainsi que la répression des migrants mais je crois fermement au high jacking du pouvoir en place de l’intérieur et a la creation du discours la ou il n’y en a plus/pas : cette invitation à mixer dans la demeure temporaire de Macron se présente a moi comme une opportunité de pouvoir faire passer mes messages : moi fils d’immigrés noir pédé va pouvoir aller au coeur du système »

 

Que ce monsieur se rassure, il n’a pas simplement été invité à « aller au cœur du système » ; il est l’incarnation la plus pure dudit système qu’il prétend combattre ou révolutionner. Du reste, il pouvait fièrement arborer un haut sur lequel était écrit « Fils d’immigrés, noir et pédé » à l’Elysée sans que quiconque n’y trouve rien à redire. Le contexte d’y prêtait, soir de cette fête de la musique créée par Jack Lang qui rime malheureusement le plus souvent avec bruit, vomi et insécurité. Que cette fête soit aussi l’occasion pour Jupiter et son épouse de dandiner du croupion bêtement sous les ors de la République, comme si la vulgarité affichée était une transgression ou une performance artistique de premier ordre, n’avait au fond rien de surprenant.

 

Emmanuel Macron achevait donc en fanfare une semaine médiatique calamiteuse, qui l’a vu passer de Charybde en Scylla. Appelez-le donc Manu cet adolescent prétentieux dont la verticalité se positionne à l’horizontale, ce donneur de leçons qui pense effrayer l’Italie de Salvini, l’Autriche de Kurz, la Hongrie d’Orban ou la CSU allemande, en tançant tel un maître d’école les dirigeants de pays voisins et amis qui entendent simplement préserver l’Europe des grands déplacements de population de ce début de siècle, lesquels rappellent furieusement les invasions barbares antiques qui avaient contribué à la chute de Rome : « Vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de les voir réapparaître. Et les amis voisins, ils disent le pire, et nous nous y habituons ! Ils font les pires provocations, et personne, personne ne se scandalise de cela ! »

 

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Que pense-t-il le seigneur élu de la République ? Probablement donner quelques gages à la gauche culturelle après avoir entamé une série de réformes économiques impopulaires. Faudrait-il donc laisser faire pour ne pas tomber dans le piège du joueur d’échecs ? Non, surtout pas. Quand il menace les pays rétifs à l’accueil des « migrants », souvent de faux réfugiés, de sanctions financières, il sait pertinemment qu’il n’en a pas le pouvoir car une telle décision requiert l’unanimité des Etats-membres de l’Union européenne. De plus en plus isolé sur la scène continentale, à peine soutenu par Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol socialiste qui ne devrait pas faire long feu, et du bout des lèvres par une Angela Merkel acculée dans ses vingt-deux mètres, Emmanuel Macron tente de se sortir de ce mauvais pas en revêtant les atours du monarque humaniste, phare de sagesse pour toute une civilisation aux abois, séduite par des idées étriquées qui la conduisent vers l’isolationnisme et la « haine ».

 

Ah, la « haine ». Le mot est lâché. La peur conduirait à la « haine », et Manu n’a jamais peur. Pas même que la France et l’Europe ne finissent par s’éteindre. Lui sait que rien ne meurt et que tout se transforme. Mais l’Europe n’est pas qu’une œuvre de la nature, une convention géographique, c’est aussi une réalité de l’homme, des cultures procédant d’un fonds commun, aujourd’hui menacées par un péril immense. Nos voisins en ont pris la mesure. Quand le ferons-nous ? Qui sera notre Aetius nous guidant vers la victoire aux champs Catalauniques face aux armées d’Attila le Hun ?

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grobin@lincorrect.org

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