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Le parcours des combattantes
Elles s’appellent Marie, Clémence, Véronique, elles ont la trentaine, tout juste parfois, elles travaillent et ont une vie de couple avec un compagnon qu’elles aiment. Seule ombre dans ce tableau qui pourrait paraître idyllique, l’absence d’enfant. Cette naissance est pourtant voulue, souhaitée avec une impatience fébrile. Et cependant la nature se fait tirer l’oreille. Des mois, parfois des années, dans l’attente de ce qui ressemble de plus en plus à l’annonce d’une libération. Rendez-vous chez toutes sortes de spécialistes, examens médicaux, compléments alimentaires, traitements à répétition, radios, IRM... un véritable parcours des combattantes qui assèche les finances et brise le moral et parfois les cœurs et les couples. Pour s’en convaincre il suffit d’aller sur internet. Là, des dizaines de blogs ou de forums aux noms évocateurs, « des bras vides », « mon bébé patience », recueillent les témoignages de femmes entre espoir et abattement. Des lieux de discussion où l’on se donne des conseils, échange des adresses, permettant à certaines de comprendre les résultats de certains examens car l’attente d’un rendez-vous chez un spécialiste est difficilement supportable. Il faut savoir, comprendre, se préparer à continuer ou se dire que ça sera « pour le prochain cycle ».
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L’honneur des Mapuches
En 1860, un ancien avoué de Périgueux, devenu aventurier, est proclamé roi de Patagonie par les Indiens Mapuches. Sans descendance, le monarque a une dynastie spirituelle bien vivante aujourd’hui. A 23 ans, le garçon a de qui tenir. Du côté paternel on trouve un arrière-grand-père général de l’armée royale roumaine, un grand-père, Jean Parvulesco, icône secrète de la Nouvelle Vague et grand ami du cinéaste Éric Rohmer; et un père journaliste partageant sa vie entre les Carpates et la Bavière. Du côté maternel, une famille d’aristocrates poitevins, les Ternay, dont l’un des membres fut archevêque de Bordeaux au XIXe siècle. C’est depuis la propriété familiale angevine de La Lucière, qui servit de cadre à la chouannerie de 1815, que Stanislas Parvulesco dirige désormais les destinées d’un royaume mythique mais bien réel: l’Araucanie-Patagonie. Par l’action et [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Insupportable portable
Nan ! mais c’est pas vrai! » L’apostrophe avait été prononcée d’une voix si chargée de colère, qu’E., tranquillement carré dans le fauteuil du bus, ne put s’empêcher de lever un œil de sa lecture pour voir de quoi il retournait. « C’est pas vrai! Elle va téléphoner jusqu’au terminus, cette mal-élevée! Comme si on n’avait rien d’autre à faire que de l’écouter débiter ses petites histoires! »Et la dame de prendre à témoin les autres voyageurs, certains baissant les yeux un peu gênés, d’autres hochant la tête d’un air résolu, comme s’ils étaient prêts à faire un mauvais sort à la jeune femme qui osait téléphoner dans cette enceinte sacrée. À portée de baffe, impavide, [...]
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La guerre faite aux mots
Des pouvoirs auxquels tout échappe, que leur reste-t-il sinon de s’en prendre aux mots ? Emmanuel Macron, qu’on pensait à cet égard moins « suiviste », a décidé d’exaucer une grande idée de son prédécesseur : supprimer le mot race de la Constitution, une Constitution définitivement transformée en pâte à modeler. Les représentants du peuple ont réussi à faire l’unanimité en commission sur cette importante décision, qui porte un coup de plus à la langue française, dont ces benêts semblent ignorer la polysémie, la variété, les nuances, en un mot la richesse. Il paraît donc que le mot race choque l’irénisme à la mode. Taisez ce mot que nous ne saurions entendre, disent à l’unisson nos modernes Tartuffe. Mais supprimer, voire, interdire un mot qui a deux pages dans notre bon vieux Littré, et encore deux pages dans notre moderne Grand Robert, ne va pas être facile. Le premier sens qu’en donne le Littré est : «Tous ceux qui viennent d’une même famille ». De même le Grand Robert : « Famille, considérée dans la suite des générations et la continuité de ses caractères ».
Aude Mirkovic analayse le rapport du Conseil d’État sur la bioéthique
Aude Mirkovic est maître de conférences en droit privé. Elle est l’auteur de PMA : un enjeu de société, sorti en 2018 aux éditions Artège, et du roman En Rouge et Noir, sorti en 2017 aux éditions Scholae. Nous l’avons interrogée à propos du projet de loi relatif à la biothétique. Le Conseil d’État vient de rendre son rapport sur le projet de loi à venir. Que vous inspire sa lecture ? Etes-vous rassurée par sa prise de position sur l’euthanasie ? Le CE fait état des obstacles éthiques et juridiques qui s’opposent à l’euthanasie ou encore à la gestation pour autrui, et on ne peut que s’en réjouir. Il suffit d’imaginer un rapport en faveur de ces pratiques pour mesurer combien la situation serait plus compliquée. Mais le Conseil d’État se montre laxiste dans l’interprétation des principes lorsqu’il s’agit de la PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes : pour lui, il n’y a aucune obligation de légiférer sur ce point, ce qui est heureux, mais aucun obstacle non plus, ce qui est très discutable. En réalité, le rapport fait état de nombreux obstacles, graves, mais il n’en tire pas la conclusion qui s’impose, renoncer à ce projet, et veut laisser la question ouverte pour le législateur.
Genève : Yves Bouvier au cœur d’un nouveau scandale d’escroqueries de millionnaires russes
Surfacturations, manipulations, sociétés-écrans, fraude fiscale, corruption, blanchiment d'argent : les affaires cernent le marchand d'art suisse Yves Bouvier. La dernière en date oppose le sulfureux intermédiaire à l'un de ses anciens clients, l'homme d'affaires russe Vladimir Scherbakov, qui l'accuse d'avoir artificiellement gonflé le prix des œuvres qu'il lui vendait. Retour sur les péripéties judiciaires d'un « ami » qui ne vous pas que du bien. Les nuages s'amoncellent au-dessus d'Yves Bouvier. Le marchand d'art suisse, qui a fait fortune en montant la société de transport et d'entreposage d'œuvres d'art Natural Le Coultre, également célèbre pour avoir fondé les ports francs de Genève, du Luxembourg et de Singapour, est à nouveau dans la tourmente. Un homme d'affaires russe, Vladimir Scherbakov, accuse Yves Bouvier d'avoir utilisé un prête-nom afin de réaliser, sur son dos, des plus-values indues, dont le montant dépasserait un milliard de dollars. Dans la foulée, la justice helvète a ouvert une enquête.
Bastion social : le fond de l’air est rouge-brun
[Cet article sur le «Bastion social » paru dans le numéro de juillet-août, nous a valu un vaste courrier, de très nombreuses réactions sur internet et les réseaux sociaux, parmi lesquelles un nombre non négligeables d’insultes et de menaces, provenant particulièrement des membres du Bastion social et de leur entourage. Il va sans dire que nous ne retirons rien du fond de l’analyse que nous avons menée ici, et qu’on ne nous fera pas taire. Nous avons cependant corrigé une erreur factuelle sur CasaPound, à la demande de ses dirigeants. Nous avons par ailleurs proposé aux différents meneurs de ces mouvements de se défendre à travers une tribune que nous publierions sur notre site. Ils en ont accepté le principe, mais sans y donner une suite concrète pour le moment. Ils savent pourtant que nos pages leurs sont ouvertes, de même que nous restons disponibles pour le débat, tant qu’il se déroule dans le respect de la politesse commune. Il serait en effet de bon aloi que la droite française sorte enfin de ses réactions pubescentes et tente de réfléchir sur ses défauts et ses erreurs. Jacques de Guillebon, directeur de la rédaction ] Depuis quelque temps, la Macronie a peur. Ou tente de le faire croire. Depuis que le GUD a explosé en vol pour accoucher du « Bastion Social », le danger fasciste serait à nos portes. En réalité, l’ultra-droite, bête noire des services de renseignement intérieur et épouvantail du gouvernement, tente un ultime ressaut pour sortir de son ghetto en singeant l’aventure italienne de la CasaPound. Et c’est notamment sur ce point précis que le bât blesse. Un acte de naissance chaotique Dans la capitale des Gaules, c’est la panique en ce mardi 13 juin 2017. L’ambiance est électrique dans le quartier chic de la presqu’île de Lyon. La présence massive de forces de l’ordre pourrait faire penser à une opération anti-terroriste. En fait, il n’en est rien. La police est à pied d’œuvre pour faire expulser un bâtiment désaffecté situé au 18, rue Port du Temple dans le IIe arrondissement. Autrefois composé de logements de fonction d’EDF, ce bâtiment était vacant depuis 30 ans et venait d’être récupéré par la ville. À l’intérieur, il n’y a que huit personnes. Qui sont-ils ? Non pas des zadistes ni des preneurs d’otages mais des militants du [...] Suite à lire dans le dernier l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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La coupe du monde est pleine
Au lendemain de la victoire de l’équipe de France, de nombreuses voix s’élèvent qui déplorent à raison les violences dont plusieurs villes ont été le théâtre le soir de la finale. Quel regard porter sur ces événements, que le syndicaliste policier Rocco Contento qualifie de gravissimes ?

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