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Ovalie : Le Retour de l’Armée blanche
Qui sont ces mystérieux Blondinians, qui ont pris d’assaut l’Élysée le 2 juin 2018 ? La rencontre a lieu sur le pré un samedi matin. Si le soleil de juin resplendit en ce coin de forêt d’Île de-France, les mines sont graves. Une bataille se prépare. Un chant retentit soudainement : des hommes en tenue blanche, un peu dépenaillés, se tiennent par les épaules, en cercle sous les poteaux. De l’autre côté, des hommes en tenue bleue bien nette attendent leurs adversaires. Ils portent les couleurs de l’Élysée et se demandent encore qui sont ces Blancs, les « Blondinians ». Pourtant parmi la garde macronienne se trouvent des membres de la DGSI. Les plus renseignés d’entre eux pourraient reconnaître un air peu républicain derrière des paroles détournées: « Honneur à toi Monsieur Jadis / Honneur à toi Blondin / C’est en ton nom que nous allons / Briller sur le terrain ! » Le chef du chœur blanc n’est pas un inconnu : il a été élu Roi de Montmartre et Prince des poètes, c’est un écrivain célèbre pour ses impayables romans anarchistes et anti-modernes. L’un d’eux se passe à l’Élysée d’ailleurs, Petit monarque et catacombes. Mais aujourd’hui, l’ambiance est plutôt à La Fête est finie. « Un verre de blanc / Et en avant les Blancs / Allez les Blancs, les Bleus on les aura ! ». Le capitaine, qui écrit dans un magazine réputé de droite, s’avance pour offrir un exemplaire d’Un singe en hiver à son homologue. Ce dernier se demande où il a mis les pieds. Antoine Blondin, lit-il sur la couverture, et puis les « Blondinians », des « Barbarians », une équipe de mercenaires ? L’assaut est donné, une vague blanche soudain prend forme et déferle sur les Bleus, on dirait des Chouans, des Vendéens qui prennent à la gorge l’armée de Westermann. Ils ont des sabots, des fourches, ce sont des paysans, des aristocrates, des enfants, et en guise de Sacré-Cœur, ils portent sur leur maillot l’insigne de (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Arrêts sur images : « Ah, si j’étais un homme » !

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« Je suis un cheval coincé dans un corps d’humain. Vous ne voulez pas m’accepter tel que je suis ? Je vous demande pourtant de considérer que je suis un cheval ! Comment pouvez-vous penser que je suis un homme ? Simplement parce que j’ai deux bras et deux jambes ? Qui vous dit que sous cette apparence bipède, je ne cache pas une longue queue poilue ? » ; entendra-t-on un de ces jours, le plus sérieusement du monde, dans la bouche d’un activiste invité à la télévision pour nous faire part de ses obsessions victimaires. Autrefois, les schizophrènes qui se prenaient pour Napoléon faisaient la fortune des aliénistes. Aujourd’hui, on leur déroule le tapis rouge, on les choie, on les couve, on les protège, on les écoute très attentivement, on entend leurs revendications.

 

L’intrusion et la normalisation progressive de la pensée LGBTQQIP2QSAA 2.0 dans le débat public constituent un stade terminal sur lequel vient échouer le bon sens le plus élémentaire.

Tremper n’est pas jouer

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Les trempeurs n’ont plus la cote, les gens à la page les prennent pour des barbares qui ignorent les bons usages, ou pire encore, pour des archaïques qui refusent le progrès des mœurs, de la propreté et de l’hygiène

 

« Dites-moi, mon cher E., vous que l’on prétend très ferré dans les choses de la politesse et du savoir-vivre… » Lorsque Chantal de S. débutait sur ce ton une péroraison quelconque, nul ne pouvait savoir quel genre de cataclysme se préparait, surtout quand elle assaisonnait son propos d’un demi-sourire faussement bon-homme.

– Pourriez-vous nous dire, à Lucien et à moi-même… (et E. vit, au bout de la table du petit-déjeuner, le malheureux Lucien de S. se recroqueviller sur son assiette) nous dire s’il est bien conforme à la bien-séance la plus élémentaire de tremper ses tartines dans son thé, son café, son chocolat ou que sais-je encore ?

Gay Pride, Jeanne d’Arc et moi

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Dans ce Paris cruel et non moins enchanteur où je vis depuis deux ans et demi, je déambule souvent au gré des itinéraires des personnages balzaciens de la Comédie Humaine ; un des chefs-d’œuvre de la littérature française qui m’a le plus marquée. Les pavés du quartier de l’Opéra, de la rue de Rivoli, des anciennes galeries du Palais Royal jusqu’aux quais de la Seine sont familiers à mes pas de flâneuse. Cependant, en ce 30 juin 2018, les pavés vibraient plus frénétiquement que d’accoutumée sous mes pieds à cause d’une chaleur caniculaire, mais pas que…

 

Lire aussi Le président Macron ? Appelez-le Manu !

 

Ce jour-là c’était le jour de la « Marche des Fiertés ». La communauté LGBTQ, cible de violences et de discriminations surtout dans les pays musulmans où la charia est appliquée et dans les sociétés conservatrices où les Droits de l’Homme sont bafoués, paradait à Paris ; capitale de la France où le mariage pour tous est légalisé et où les libertés ont le vent en poupe depuis longtemps.

Eduardo Rihan Cypel : « Si Tonton pouvait voir nos créations, je suis convaincu qu’il apprécierait l’esprit tellurique qui nous anime »

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Nous avions quitté Eduardo Rihan Cypel député socialiste de la huitième circonscription de Seine-et-Marne, nous le retrouvons entrepreneur dans le sous-vêtement patriotique, à la manière du “slip français”. Suffisamment décalé pour prendre la peine de l’interroger.

 

Eduardo Rihan Cypel. En parallèle de vos activités de maître de conférence à Sciences Po Paris, vous vous lancez dans la fabrication de caleçons, persuadé que ce sous-vêtement masculin flottant reviendra à la mode. C’est sexy le caleçon ?

 

J’avais l’envie depuis longtemps d’entreprendre et de créer. Après les élections législatives, c’était l’occasion d’explorer un nouvel univers jusqu’alors inconnu pour moi. C’est grâce à l’idée initiale de mon amie et cofondatrice, la styliste Virginie Sartres, que nous avons créé notre marque à l’identité française pour réinventer le caleçon, trop classique à notre goût. C’est un caleçon adapté aux coupes de pantalons actuels. L’idée était justement de l’actualiser.

David Desgouilles : « PSA a sous-traité le soin de faire disparaître le FC Sochaux »
Abonné depuis 40 ans au stade Bonal (il en a 46), le journaliste et écrivain David Desgouilles a assisté ces dernières années au déclin d’un club emblématique du football français, une ancienne vitrine des usines Peugeot. Vous avez vécu de près la descente aux enfers du FC Sochaux-Montbéliard, que s'est-il passé ? Le nouveau PDG de PSA, Carlos Tavares a décidé un jour que le club devait être vendu. Le club avait été créé par Jean-Pierre Peugeot en 1928. Ce dernier en avait fait le premier club professionnel du pays et avait créé le premier championnat pro en France. Ce qui fait du FCSM un club historique du football français, qui comptait, il y a trois ans, le plus de saisons dans l’élite. Lorsque Tavarès a annoncé la vente, nous venions d’être rétrogradés en Ligue 2. Mais alors qu’il aurait pu privilégier la vente à des locaux, il a préféré le vendre à une entité hong-kongaise, censément productrice d’ampoules, dirigée par un homme Wing-Sang-Li, dont il est apparu très vite qu’il n’était pas le chef d’entreprise honorable et florissant qu’on nous avait présenté. Comment la perte d'un club prestigieux à l'identité régionale forte est-elle perçue par les Franc-Comtois ? Une part de fatalisme, une part de méfiance. Mais une grande déchirure aussi. Cette descente aux enfers dure depuis quatre ans. Et cette sensation, de plus en plus justifiée que PSA a souhaité sous-traiter à un autre le soin de faire disparaître le FC Sochaux, soit parce qu’il n’osait pas l’assumer lui-même, soit parce qu’il voulait adresser un message aux ouvriers du Pays de Montbéliard : s’il pouvait vendre leur club à un pied nickelé hong-kongais, il pouvait un jour faire disparaître un jour l’usine. Savez-vous que la productivité a augmenté dans l’usine de Montbéliard juste après la vente du club ? Comme si, inconsciemment, les salariés avaient intégré la menace (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Véganisme : plein la panse
Le véganisme est le nouveau puritanisme à la mode. Dans votre entourage, il est fort possible qu’un de vos petits cousins ou une collègue de travail aient succombé à cette doctrine, vous assénant, avec le zèle propre aux nouveaux convertis, leurs sornettes dès que vous avez le malheur de leur avouer vos pulsions carnassières à la vue d’une côte de bœuf bien juteuse ou un d’un poulet rôti à la peau craquante.
Jean-Baptiste Guégan : « Le football est une industrie financiarisée du spectacle »
Le football reflète les problématiques sociales, économiques, mais aussi géopolitiques. Jean-Baptiste Guégan, spécialiste français en la matière, éclaire notre lanterne. Quels sont les investisseurs du football aujourd’hui ? Aujourd’hui, le football est une industrie financiarisée du spectacle. Ce n’est plus un sport mais une économie comparable dans une certaine mesure à celle de la musique, mais avec des transferts de fonds qui dépassent toute mesure. Si l’on regarde le poids du foot français on est sur 1 % du PIB, et des investissements qui se comptent en milliards d’euros. On trouve les acteurs traditionnels du football classique, c’est-à-dire des PME, de riches propriétaires, etc. Mais depuis que le foot s’est globalisé de nouveaux acteurs apparaissent, en particulier des fonds d’investissement, comme à Lille ou au Milan AC. Ils sont arrivés là, comme les oligarques russes ou les tycoons asiatiques ou américains, attirés par des perspectives de rentabilités très élevées avec un risque faible, même en considérant l’aléa sportif. En investissant 3 ou 4 millions dans un joueur, vous pouvez le vendre 20 ou 30 quelques années plus tard ! Aucune autre activité ne le permet. On est dans une économie inflationniste avec de fortes plus-values, et surtout quasiment aucun risque parce que les tarifs montent tous les ans. Et en plus c’est médiatique, donc vous pouvez avoir une petite exposition. Et il y a une autre raison : vous pouvez faire un (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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