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D’Anelka à Benzema en passant par Rabiot : des joueurs têtes à claques ?

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Les joueurs de foot ont plutôt mauvaise réputation en Europe. Les joueurs de foot français ont, eux, une réputation exécrable depuis le début des années 2000. Pourquoi ?

 

22 juillet 2000. Nicolas Anelka devient « le plus gros transfert de l’histoire du foot français » pour 218 millions de francs d’alors, soit 25 millions d’euros, une somme depuis devenue tristement banale. Le retour au pays du francilien qui avait été bradé quelques années auparavant à Arsenal pour à peine un million d’euros devait annoncer une nouvelle ère pour le football français, capable d’arracher un prodige au grand Real Madrid, au terme, néanmoins, d’une saison terne et décevante. Pour l’occasion, Nicolas Anelka avait revêtu les plus beaux atours de l’époque : crâne rasé de près, lunettes de soleil sur la tête, pull-over blanc sans manches en peau de mouton. On eut pu le croire sorti d’un clip de Matt Houston ou de Blackstreet, symbole d’une banlieue triomphante et répondant enfin aux espoirs qu’une nation avait placés en elle.…

Mai 68 : une révolution anti-culturelle
Le 68 français ne fut que la queue de comète d’une révolution littéraire et artistique née bien plus avant dans la contre-culture américaine.   Comme toute révolution, Mai 68 est en retard sur son temps et sur son contexte socio-culturel : une révolution qui éclôt, c’est toujours sur un terreau déjà nécrosé : la révolution possède cet aspect morbide, presque fétichiste si l’on estime que l’Histoire produit tour à tour des faits et des mythes, sans que l’un et l’autre soient parfaitement différenciés par leurs modes d’émergence versatiles. On a tout dit sur Mai 68 : l’étrange revirement situationniste, la transformation de ses édiles en icônes glapissantes du libertarisme libéral le plus éhonté et le plus veule, l’ingénierie sociale dont on la soupçonne d’être le produit: pas besoin d’être complotiste pour savoir que toute révolution digé- rée par l’histoire n’est pas tant le fait d’un peuple que d’un système. Mai 68 a en effet occulté très vite la lutte des classes pour opposer à la soi-disant inertie du gaullisme une volonté immanente de faire table rase des colifichets de la France post-coloniale. Et pourtant, elle n’en est que la continuation la plus certaine et la plus vile, mais à travers le prisme d’un mondialisme désormais débridé et adoubé par l’Empire du Bien, l’OTAN et son califat technocratique, le complexe militaro-industriel sorti triomphant de la Seconde Guerre Civile Européenne et avide de voir le Vieux Contient définitivement enterré sous la pseudo-fronde d’une armée d’étudiants marxisés dans les grandes lignes. Toute révolution culturelle est une révolution anti-culturelle : à partir du moment où le mot culture est évoqué et souligné, on peut déjà être certain que celle-ci ne sera qu’une fragile pinata captive des soubresauts de l’Histoire des Puissances. On a décapité nos rois et tordu nos monarchies comme des serpillières afin de leur faire cracher leurs derniers relents de probité chrétienne, pour n’en conserver que (…)   A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Contrer l’islamisme : des anticorps sociaux
La région Île-de-France a lancé le 6 avril 2018 un nouveau programme pour sauver ce qui peut l’être en termes de lutte contre la radicalisation musulmane. La conférence de presse avait lieu au siège de la région, à Saint-Ouen.
Bienvenue dans un monde nazi !
Sous l’empereur Auguste, le poète Horace décrivait dans ses Epîtres l’enthousiasme avec lequel les Romains avaient adopté la culture grecque, concluant ainsi : « La Grèce conquise conquit son farouche vainqueur et importa les arts au sein du Latium sauvage ». Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce phénomène d’assimilation entre le vainqueur et le vaincu semble de nouveau à l’œuvre. En effet, à qui veut bien l’observer avec une attention dénuée de préjugés, le monde contemporain se révèle imprégné des valeurs du nazisme. Alors même que nous continuons à voir dans cette idéologie la figure du mal absolu, ce phénomène d’acculturation tend paradoxalement à s’accentuer.
Mai 68, une révolte de l’Esprit ?
Avant même d’être une quête de jouissance et de consommation, le grand mouvement de 68 est né d’un désert spirituel et de l’appel d’une jeunesse à une grandeur que ses pères ne lui avaient pas transmise. De quoi Mai 68 est-il le signe ? Est-ce comme l’affirme Maurice Clavel « une Pentecôte de l’Église invisible »? « J’ai vu, dit-il, l’Esprit dans la rue, au vent et sur les visages. » Depuis 1966, le chroniqueur au Nouvel Observateur n’avait de cesse de repérer les signes annonciateurs d’une telle révolte. Ainsi quelques mois plus tôt: « Je crois que la révolte est fille de l’Esprit et si elle devait se produire sous forme convulsive et confuse, tout vaut mieux que cette euphorie, ce néant et ce ronron au rabais. » Et surtout s’adressant au général de Gaulle qui l’appréciait: « Mon général, ou bien, comme vous y conspirez per Pompidolem, nous allons tous devenir des veaux à gros et petit engrais, et il vaut mieux, pour la mémoire de vous, que ce soit un Giscard ou un Lecanuet qui nous paisse. Ou bien cela ne sera pas supporté par ce qui nous reste d’âme. […] L’esprit s’insurge. Le mobilier Louis-Philippe et les situations fausses en sont à 1847 à peu près. » Le 25 mars 1968, le journaliste politique Pierre Viansson-Ponté publie dans Le Monde un article devenu rétroactivement fameux, intitulé Quand la France s’ennuie… Il peut être pris comme point de départ d’un diagnostic spirituel de la société française, enfin en paix, face à sa modernisation. Qu’est-ce que la paix si elle se paye d’un sentiment de vanité voire de vacuité ? Cette question est d’autant plus cruciale lorsqu’on est jeune. Et en 68, il y a (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Le monstre hybride du réformisme révolutionnaire
Il est temps de subsumer la vieille opposition de l’ordre et de la révolution, la décrivirent Guy Debord et Raymond Aron. Ce qui est né de 68 est un paradigme inédit, qui s’est incarné notamment dans la figure d’Emmanuel Macron. Deux interprétations majeures nous semblent encore surplomber les débats développés depuis cinquante ans sur Mai 68. Il n’est pas innocent d’ailleurs qu’elles émanent de deux acteurs des événements, engagés dans des camps et selon des modalités opposés. Nous voulons parler de Raymond Aron et de Guy Debord. Le premier fut un redoutable « spectateur engagé » dans le camp gouvernemental bien que critique de celui-ci. Le second fut un redoutable « anti-spectateur » combattant dans le camp « révolutionnaire » bien que critique de celui-ci. Aucun exercice ne peut être plus profitable aujourd’hui que de relire La Révolution introuvable d’Aron et Le Commencement d’une époque de Guy Debord. En effet, cette lecture conjointe permet de pousser à bout l’opposition entre les interprétations de 68. Alors qu’Aron s’est efforcé de dégonfler l’événement de sa prétention, d’en faire une grenouille voulant devenir aussi grosse que le bœuf révolutionnaire, Debord a voulu au contraire lui donner toutes ses lettres de noblesse révolutionnaire. Pour le premier, la révolution est « introuvable » dans les événements de Mai, lesquels sont le signe de son épuisement. Pour le second elle y est présente tout entière et elle marque (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Le retour des exorcistes
Chassez le surnaturel, il revient au galop, disait l’autre. Manifestement, le temps des exorcistes est revenu en France. Ni psys, ni torquemadas, ces traqueurs de démon new look combattent discrètement le mal au coeur du monde. « la plus grande ruse du diable est de nous persuader qu’il n’existe pas », disait Baudelaire, pointant l’enthousiasme béat de ses contemporains pour les progrès des Lumières. Force est de constater que cette formule est plus que jamais d’actualité. Relégué au statut de symbole, le Diable a mué de diviseur (diabolos en grec) à rassembleur (symbolon), ce qui a tout d’une hérésie. Cependant, il subsiste encore aujourd’hui une profession dont on ne soupçonnait même plus l’existence : les exorcistes. Le père Georges Berson, prêtre exorciste du diocèse de Paris, fait partie de cette poignée d’hommes qui ont dédié leur vie au combat contre Satan. Après avoir répondu favorablement à ma demande d’entretien, il me reçoit dans un bureau étriqué et austère à l’Accueil Saint Michel, avec pour seules décorations un crucifix et un tableau de l’Archange Michel. Exerçant à quelques centaines de mètres du cimetière du père Lachaise, il a travaillé dans l’aérospatiale dans une première vie (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Kassovitz, l’adulescent
Mathieu Kassovitz est un homme enfant, un adulescent. S’est-il jamais vraiment remis de la période 85-95 où, jeune francilien, il se rêvait compagnon de route du rap naissant ?

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