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Bagneux : le deuxième meurtre d’Ilan Halimi
Théâtre du calvaire et de l’assassinat d’Ilan Halimi, Bagneux est symptomatique de ces territoires au sein desquels l’antisémitisme arabo-musulman prolifère comme la peste. C’était il y a onze ans, mais la communauté juive peine à panser sa plaie. Sans doute parce qu’elle sait que ce meurtre a ouvert un nouveau chapitre de l’histoire de l’antisémitisme en France. Bien avant les meurtres de Merah à Toulouse, bien avant ceux de Coulibaly à l’Hyper Cacher ou l’assassinat de Sarah Halimi, massacrée et défenestrée à Belleville pendant la dernière campagne présidentielle. Le meurtre d’Ilan était l’aboutissement d’un mouvement amorcé au début des années 2000, où les actes antisémites, qui vont de l’insulte « sale juif » au coup de poing gratuit, ont progressé de façon fulgurante : entre 1999 et 2000, le nombre en a été multiplié par neuf, passant de 82 à 744. Fait nouveau : cet antisémitisme a changé de visage. Ses porte-voix ne sont plus des cohortes de nazillons au crâne rasé et à la mine diaphane qui invoquent le déicide ou une « hiérarchie des races » pour justifier leurs actes, ce sont des individus en (...)
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Les jeux-vidéos à l’assaut de l’imaginaire
Tout individu s’adonnant aux jeux électroniques après ses 20 ans devrait être foudroyé sur le champ. Pour contribution à la déresponsabilisation globale de ces trentenaires bientôt quadras qui continuent à essuyer leurs nez morveux dans les jupons décatis de quelque terrible mère maquerelle pourvoyeuse de divertissements et qu’on appelle doucettement Occident.
Drieu Hallyday
On sait que Johnny Hallyday penchait à droite, mais on ne sait pas tout.
Révélations – Seine Saint-Denis : la République bafouée par les néofrançais
Des femmes étrangères portant des vêtements religieux islamiques, agrémentés de masques de chirurgien destinés à cacher l'intégralité de leur visage aux hommes et aux mécréants, pour répondre aux entretiens préalables à l'obtention de la nationalité française ? C'est possible dans le département de la Seine-Saint-Denis.
1914, la France responsable ?
Dans un livre engagé, sinon partisan, Bertrand Blandin, professeur d'Histoire et de Géographie à Dijon, livre les résultats de son enquête sur les causes de la Guerre. La thèse de Bertrand Blandin devrait d'ailleurs susciter une polémique aussi vive que justifiée. Alors que nous commémorons cette année le centenaire du grand tournant militaire de 1917, l'ouvrage est l'occasion de questionner les conditions et les objectifs profonds d'une expérience collective sans équivalent dans l'Histoire de notre communauté nationale.  
Lutte contre le sexisme : la grande cause du quinquennat Macron ?
Emmanuel Macron joue décidément sur tous les tableaux. Obligé par l’actualité récente, le Président a fait de « l’égalité femmes-hommes » l’une des grandes causes de son quinquennat lors de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. 
Le chrétien et la démographie
A l’heure de la transition démographique, entre dépeuplement et contrôle des naissances, les chrétiens marchent sur un fil. La question de la démographie est bien délicate dans le contexte chrétien. Surtout aujourd’hui. Il y a même un dilemme catholique entre l’idée coutumière de la liberté de la famille et l’idée générale de limite, qui revient en force. Le fait est tout simple et largement arithmétique : si la liberté de la famille inclut la libre détermination du nombre d’enfants qu’elle engendre, et que de fait ces familles optaient pour un nombre dépassant le seuil de renouvellement, la population croîtrait indéfiniment. Se poserait alors un problème de limite. En un sens Malthus l’avait vu, mais il considérait que la limite serait celle de la nourriture. L’expérience l’a démenti – au moins pour l’heure. Cependant, de nouvelles limites apparaissent telles la pollution et l’empreinte humaine sur la nature. On peut en débattre, mais il existe à coup sûr au moins une limite ultime, celle de l’espace physique. Si en effet la population humaine croissait indéfiniment, jusqu’à des dizaines ou centaines de milliards d’hommes par exemple, la Terre deviendrait invivable, quand bien même on parviendrait à nourrir tout ce beau monde. Cas extrême dira-t-on ? Certes, mais qui prouve quelque chose : il faut s’arrêter quelque part. Dit autrement, au moins dans un cas, arrivera un moment où l’on ne pourra plus laisser les gens proliférer à leur guise… La grande encyclique des limites, Laudato Si´, qui développe avec force cette notion aussi du point de vue écologique, élude tranquillement la question. Elle réaffirme (...)
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Le goût d’ici
Se nourrir permet de se rattacher à un lieu défini, qui fait que les produits que nous consommons s’inscrivent dans une géographie. Ce lieu apporte avec lui son histoire, son climat, son imaginaire, tout ce que l’on nomme le terroir. Le grand défi des cent cinquante dernières années fut d’apporter l’abondance alimentaire. Des produits comme le sucre, le café, l’huile, qui étaient rares et chers dans les années 1950, sont aujourd’hui de consommation courante. Le grand défi des années à venir est de rattacher cette abondance à des lieux : savoir d’où vient ce que l’on mange, qui l’a produit, comment. Les hommes ont besoin de savoir qui sont leur père et leur mère tout autant que d’où vient ce qu’ils mangent. C’est en cela que l’alimentation est fondamentale dans la construction des êtres. C’est là le danger d’une industrie agroalimentaire hors-sol et sans traçabilité, qui remplit les estomacs, mais qui ne nourrit pas. Or depuis une dizaine d’années, de nombreuses entreprises sont nées qui mettent en avant leur ancrage local et surtout qui expliquent ce qu’elles font. Jouant à la fois sur le modèle rétro et sur les codes marketing les plus en pointe, elles ont créé ou relancé des marques et renoué avec d’antiques traditions culinaires. En 2012, Marc Neyret fonde la brasserie de Vézelay, au pied de la basilique dédiée à sainte Madeleine, là où saint Bernard prêcha la croisade. Il utilise les eaux et le bois du Morvan pour produire sa bière, et s’inscrit résolument dans sa région. Le succès est au rendez-vous et ses bières sont maintes fois récompensées au Concours général agricole. À Paris, les années 2010 voient l’ouverture de nombreuses brasseries (...)
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