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Thomas Fauré : Whaller d’avenir
Nous sommes en 13 ap. Zuckerberg. Toute la planète est occupée. Toute ? Non. Car un petit réseau social résiste encore et toujours. Et s’apprête à pêcher au gros. « Dans ton combat contre le monde, seconde le monde », a dit Kafka, avec cette caractéristique clarté qui nous a toujours semblé obscure – jusqu’à un matin de gris novembre où nous avons croisé la route de Thomas Fauré, l’inventeur du seul anti-facebook qui marche. Quoiqu’il soit notre compatriote, c’est du mot anglais Whaller (à peu près : « le baleinier »), certainement pour sa congruence avec le français valeurs, que le jeune homme Fauré a baptisé son invention, qui vise modestement la conquête de l’Europe. L’histoire raconte que ce sont les interrogations d’un proche sur l’éventuel usage des réseaux sociaux par sa fille pré- adolescente qui ont conduit l’ingénieur féru de nouvelles technologies à imaginer, aux alentours de l’an 10, son contre-monde. Après une assez courte unité de temps où il joue le développeur solitaire façon Bill Gates dans son garage, Fauré fait entrer Vincent Bolloré dans son plan et dans son capital. C’est le début de la ruée. Au café du Trocadéro, l’entrepreneur a sous le masque détendu les yeux brillant de la fièvre du trouveur d’or (...)
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Les latrines de la renommée
C’est ainsi qu’Adolf Thiers désignait le vacarmineux raout que ses détracteurs s’obstinaient à provoquer pour lui nuire. C’est en tout cas une confidence que rapporte Victor Hugo dans ses Choses vues. Le bruit et l’odeur de cette triste conjuration, qui poursuit aussi bien les génies que les imbéciles, a plus que jamais l’éclat de la prospérité et du succès dans une société qui a érigé le spectacle et la criaillerie comme éléments indépassables de l’échange médiatique. La nouveauté est peut-être que les latrines constituent aujourd’hui la renommée elle-même et que nos doléances publiques ressemblent assez nettement à un combat de dames-pipi. Le spectacle affligeant de la mass média nous permettra d’en convenir assez facilement. Quel débat pourrait-on mener intelligemment sur Twitter ou France 2 ? Fichtre, quel législateur a eu l’idée saugrenue d’abandonner le ressort de la « démocratie participative » aux mains des histrions et de « l’oklos », la foule imbécile ? (...)
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Philippe Muray ou l’Homo Prophetus.
Il y a eu un avant, un pendant et un après l’histoire. Le regretté Philippe Muray l’avait compris. Il nous l’avait enseigné. A l’instar de Samuel Huntington et son clash of civilisations, article plus que prémonitoire, la notion de festivisme et son éclat depuis l’ère Jack Lang en ministre de la culture a plus qu’été prouvée. La Techno-Parade, la Gay-Pride (nommée désormais la fête de la diversité, comme quoi, chacun y trouve son compte. Le mangeur de Quinoa comme l’amateur de chips bio, l’anti-corrida et l’anar. Bref, tout ceux que Muray critiquait, car ils étaient et sont encore les dignes représentants du post-modernisme de pure souche.), ou encore la fête de la musique (bonne idée sur le fond tout de même, il faut l’avouer… si tant est de faire découvrir celle-ci, et non pas du « son ») en sont des illustrations plus que parfaites.
Réveille-toi, résistant Jean-Eudes ! Le monde réel s’appelle Jordan
Il y a quatre ans, Jean-Eudes montrait son torse nu devant les caméras, tout fier de hurler : « Nous sommes le Peuple ! » Aujourd’hui, récemment diplômé de l’ESSEC, il vient d’obtenir son premier poste dans l’audit financier. Pendant ce temps Jordan, interdit bancaire, pleure devant sa voiture incendiée.
L’évêché était fermé de l’intérieur
L’inquiétant Baron de la Tourette a sévi souterrainement sur les réseaux numériques de longues années, sous divers pseudonymes. Aujourd’hui il refait surface. Et c’est méchant.
Nègre un jour, nègre toujours
Le 16 novembre dernier, la formule « nègre littéraire » a définitivement été bannie du langage officiel et doit dorénavant être remplacée par le vocable « prête-plume ». C’est en tout cas ce que le Conseil représentatif des associations noires de France aura obtenu du ministère de la Culture au terme d’une bataille linguistique de plusieurs mois sur fond d’antiracisme et d’anticolonialisme. Une recommandation sera ainsi envoyée aux professionnels de l’édition et aux médias pour que ces derniers en tiennent compte et modifient leurs usages en conséquence.
On a retrouvé Mickael Vendetta
Né dans les vidéos d’internet, l’homme de la bogossitude a grandi. Son public aussi : oubliés les boutonneux devant leur écran, c’est maintenant en Parisiens branchés qu’il les fait danser.
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Bagneux : le deuxième meurtre d’Ilan Halimi
Théâtre du calvaire et de l’assassinat d’Ilan Halimi, Bagneux est symptomatique de ces territoires au sein desquels l’antisémitisme arabo-musulman prolifère comme la peste. C’était il y a onze ans, mais la communauté juive peine à panser sa plaie. Sans doute parce qu’elle sait que ce meurtre a ouvert un nouveau chapitre de l’histoire de l’antisémitisme en France. Bien avant les meurtres de Merah à Toulouse, bien avant ceux de Coulibaly à l’Hyper Cacher ou l’assassinat de Sarah Halimi, massacrée et défenestrée à Belleville pendant la dernière campagne présidentielle. Le meurtre d’Ilan était l’aboutissement d’un mouvement amorcé au début des années 2000, où les actes antisémites, qui vont de l’insulte « sale juif » au coup de poing gratuit, ont progressé de façon fulgurante : entre 1999 et 2000, le nombre en a été multiplié par neuf, passant de 82 à 744. Fait nouveau : cet antisémitisme a changé de visage. Ses porte-voix ne sont plus des cohortes de nazillons au crâne rasé et à la mine diaphane qui invoquent le déicide ou une « hiérarchie des races » pour justifier leurs actes, ce sont des individus en (...)
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