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Un monde H.S.
Les écologues en chambre ne nous intéressent pas. Nous leur préférons les vrais travailleurs, ceux qui y étant nés, ou bien s’y étant installés, savent au moins une chose : qu’à la terre on ne ment pas. Un combat fait rage à Bruxelles : les tenants de l’agriculture industrielle du nord de l’Europe militent pour que soit autorisé le bio hors-sol (alors que le premier critère de l’agriculture biologique est le lien au sol). Ces pays, spécialistes de ce type de culture, voudraient ainsi s’attaquer au marché hyper lucratif de l’alimentation bio. Leurs arguments : faire pousser des légumes dans des substrats, c’est éviter les maladies, leur donner l’exacte nourriture dont ils ont besoin, les produire dans des tours à proximité des grandes villes. Hier, un agriculteur me racontait, enthousiaste, le nouveau truc génial pour faire pousser des tomates « sélectionnées pour leur goût » : un container installable n’importe où en ville et dans lequel on contrôle hygrométrie, température et lumière artificielle. Je lui fais remarquer que le bilan énergétique de cette méthode est (...)
Les réseaux sociaux ouverts sont-ils morts ? Le cas Twitter en question.
Au mois de novembre dernier, le réseau social Twitter faisait part de sa volonté de se doter de toutes nouvelles règles d’utilisation, plus répressives contre les comptes «haineux », donnant ainsi satisfaction à certaines associations, utilisateurs ou Etats qui réclamaient un contrôle renforcé. La nouvelle charte de Twitter, entrée en vigueur le 18 décembre, a déjà fait ses premières victimes. Elle changera profondément la philosophie d’un réseau longtemps ouvert.
la PMA sans père va irrémédiablement de pair avec la GPA.
Contrairement à ce que prétendent ses partisans, la PMA sans père va irrémédiablement de pair avec la GPA. En effet, dans cette période qui pousse l’obsession égalitariste jusqu’à l’absurde, il est évident que si un droit de l’enfant était mis en œuvre pour les femmes par la légalisation de la PMA sans père, il serait ensuite de même pour les hommes avec celle de la GPA
Jean-François Chemain : « Le prototype de l’homme de gauche, c’est le curé défroqué »
Auteur, avec l’historien Dimitri Casali, du Petit manuel des repères et valeurs de la France, Jean-François Chemain, alias le prof de ZEP le plus célèbre de l’Hexagone, témoigne de l’urgence de transmettre l’amour de la France. Quelle est la genèse de ce livre ? Rendons à César ce qui est à César : l’idée de ce livre est de Dimitri, auteur aussi prolifique que créatif dans sa passion de faire partager l’amour de la France. Véritable bourreau de travail, il a ainsi accès à tous les grands éditeurs et médias. Quand il m’a proposé de m’associer à lui pour cette aventure, j’ai accepté avec enthousiasme, y voyant l’opportunité d’écrire pour un public plus large Peut-on le lier à votre expérience en ZEP ? Un besoin de transmettre ce que nous sommes à des jeunes qui n’en ont pas conscience ? Bien sûr, mon expérience de 10 ans de ZEP a été cruciale dans ma décision ! C’est typiquement ce dont mes élèves auraient besoin pour apprendre à connaître et à aimer la France, ce dont on les prive avec des programmes « décentrés », thématiques et repentants. Et pas seulement les élèves : le premier Petit manuel que j’ai offert, c’est à un jeune collègue musulman qui me disait enrager de ne pas pouvoir transmettre à ses élèves (...)
Thomas Fauré : Whaller d’avenir
Nous sommes en 13 ap. Zuckerberg. Toute la planète est occupée. Toute ? Non. Car un petit réseau social résiste encore et toujours. Et s’apprête à pêcher au gros. « Dans ton combat contre le monde, seconde le monde », a dit Kafka, avec cette caractéristique clarté qui nous a toujours semblé obscure – jusqu’à un matin de gris novembre où nous avons croisé la route de Thomas Fauré, l’inventeur du seul anti-facebook qui marche. Quoiqu’il soit notre compatriote, c’est du mot anglais Whaller (à peu près : « le baleinier »), certainement pour sa congruence avec le français valeurs, que le jeune homme Fauré a baptisé son invention, qui vise modestement la conquête de l’Europe. L’histoire raconte que ce sont les interrogations d’un proche sur l’éventuel usage des réseaux sociaux par sa fille pré- adolescente qui ont conduit l’ingénieur féru de nouvelles technologies à imaginer, aux alentours de l’an 10, son contre-monde. Après une assez courte unité de temps où il joue le développeur solitaire façon Bill Gates dans son garage, Fauré fait entrer Vincent Bolloré dans son plan et dans son capital. C’est le début de la ruée. Au café du Trocadéro, l’entrepreneur a sous le masque détendu les yeux brillant de la fièvre du trouveur d’or (...)
Les latrines de la renommée
C’est ainsi qu’Adolf Thiers désignait le vacarmineux raout que ses détracteurs s’obstinaient à provoquer pour lui nuire. C’est en tout cas une confidence que rapporte Victor Hugo dans ses Choses vues. Le bruit et l’odeur de cette triste conjuration, qui poursuit aussi bien les génies que les imbéciles, a plus que jamais l’éclat de la prospérité et du succès dans une société qui a érigé le spectacle et la criaillerie comme éléments indépassables de l’échange médiatique. La nouveauté est peut-être que les latrines constituent aujourd’hui la renommée elle-même et que nos doléances publiques ressemblent assez nettement à un combat de dames-pipi. Le spectacle affligeant de la mass média nous permettra d’en convenir assez facilement. Quel débat pourrait-on mener intelligemment sur Twitter ou France 2 ? Fichtre, quel législateur a eu l’idée saugrenue d’abandonner le ressort de la « démocratie participative » aux mains des histrions et de « l’oklos », la foule imbécile ? (...)
Philippe Muray ou l’Homo Prophetus.
Il y a eu un avant, un pendant et un après l’histoire. Le regretté Philippe Muray l’avait compris. Il nous l’avait enseigné. A l’instar de Samuel Huntington et son clash of civilisations, article plus que prémonitoire, la notion de festivisme et son éclat depuis l’ère Jack Lang en ministre de la culture a plus qu’été prouvée. La Techno-Parade, la Gay-Pride (nommée désormais la fête de la diversité, comme quoi, chacun y trouve son compte. Le mangeur de Quinoa comme l’amateur de chips bio, l’anti-corrida et l’anar. Bref, tout ceux que Muray critiquait, car ils étaient et sont encore les dignes représentants du post-modernisme de pure souche.), ou encore la fête de la musique (bonne idée sur le fond tout de même, il faut l’avouer… si tant est de faire découvrir celle-ci, et non pas du « son ») en sont des illustrations plus que parfaites.
Réveille-toi, résistant Jean-Eudes ! Le monde réel s’appelle Jordan
Il y a quatre ans, Jean-Eudes montrait son torse nu devant les caméras, tout fier de hurler : « Nous sommes le Peuple ! » Aujourd’hui, récemment diplômé de l’ESSEC, il vient d’obtenir son premier poste dans l’audit financier. Pendant ce temps Jordan, interdit bancaire, pleure devant sa voiture incendiée.

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