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La voiture électrique, impasse écologique et géopolitique ?

L’un des objectifs affichés du Parlement européen est écologique. Et pour preuve, ce mercredi, les députés ont dû se prononcer sur le projet de réduction des émissions de carbone de 55% d’ici 2030. L’une des propositions qui ne fait pas du tout l’unanimité concerne l’industrie automobile : la vente de voitures thermiques neuves (essence, diesel ou hybride) sera interdite en Europe à partir de 2035. En clair, cette décision vise à démocratiser l’utilisation de la voiture électrique pour une mobilité plus écologique – le gouvernement français s’apprête d’ailleurs dès septembre à généraliser la location de voitures électriques pour 100 euros/mois. Alors certes, l’argument écologique est fondamental. Pour autant, il est légitime de s’interroger sur la faisabilité et les conséquences de cette interdiction, d’autant que l’Europe est le seul continent à mettre en place cette mesure alors qu’il n’est pas du tout le plus gros pollueur. N’aurait-on pas pu proposer une transition plus progressive, qui prenait en compte l’hybride ? Et ce d’autant que les voitures ne représentent que 12 % des émissions de CO2 dans l'Union européenne.

Face à cette double impasse écologique et géopolitique, il existe toutefois un chemin vers l’indépendance « verte » de la France : le lithium vert

Des limites écologiques et géopolitiques

Loin d’être parfait, le bilan écologique de ces voitures est plombé par les batteries. Celles-ci contiennent du lithium, composé de métaux rares qu’il faut extraire de la terre. Ce processus gâche beaucoup d’eau et enrichit le secteur minier, l’un des plus pollueurs du monde. Le quotidien écologiste Reporterre évoque notamment l’exemple du site d’Atacama au Chili, où les miniers prélèvent près de 200 millions de litres de lithium par jour. Ce pompage du sous-sol riche en lithium crée un vide qui fait couler vers les profondeurs l’eau douce disponible pour les populations locales. De plus, le recyclage de ces batteries pose problème. [...]

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Contre le multiculturalisme, l’urgence de la nation

Les cantines scolaires sont devenues des champs des batailles identitaires. À Lyon, des plats uniques sans viande font débat, alors que leur justification écologique ne convainc pas les parents d’élève face à la montée de l’influence islamique. Certains dénoncent la complaisance d’élus locaux envers un certain électorat, à l’encontre de la laïcité et de la culture culinaire française. La multiplication de ces contorsions clientélistes est l’un des symptômes d’une maladie moderne : le multiculturalisme.

La diversité culturelle est une chance. Pour reprendre les mots d’António Guterres, secrétaire général des Nations Unis, elle est « source d’émerveillement, et fait la richesse de l’étoffe de la civilisation ». Elle est un puits d’innovation, associant les perspectives et les connaissances dans un enrichissement mutuel. Elle a influencé tous les peuples en tout temps, et leur a toujours permis de se développer et d’approfondir leurs savoirs. Mais pour profiter réellement à un pays, cette diversité culturelle doit être encadrée, car sa forme libre et débridée peut menacer la culture locale, et se transformer en une somme de communautarismes. [...]

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Éducation nationale : où sont passés les profs ?

Il y a quelque temps, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux faisait la promotion d’un job-dating organisé par l’Académie de Versailles pour recruter plus de 400 contractuels dont 300 professeurs d’ici la rentrée 2022. Le lundi 30 mai, la logistique était assez phénoménale : près de 400 entretiens de trente minutes ont été organisés, le département des Yvelines étant à la recherche de 150 enseignants en école primaire, autant en collège et lycée, sans oublier des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Une mesure d’urgence qui a été très décriée, mais qui semblait être la seule alternative pour pallier à court terme le manque de professeurs.

En tout et pour tout, plus de 2 000 postes (environ 1 300 enseignants dont 700 professeurs des écoles et 600 enseignants en collèges/lycées, et 300 AESH) sont à pourvoir dans l’ensemble de l’Académie de Versailles pour la rentrée, et trois autres job-dating ont déjà été organisés à cet effet. [...]

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Affaire Adélaïde : quand la gauche purge au nom de la diversité

Rappelons l'affaire. Adélaïde, ayant écrit pour la presse d'opinion de droite, a postulé à l'Association pour le rayonnement de l’Opéra de Paris sans omettre son travail passé. Reçue lors d'un entretien d'embauche, elle a été humiliée par la responsable en charge du recrutement, celle-ci trouvant « incroyable qu’une fille de droite avec un tel CV puisse penser que le monde de la culture s’ouvrirait à elle », ajoutant que « le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ». Adélaïde a décidé de médiatiser l’affaire, et une enquête est aujourd’hui en cours.

La gauche, totalitaire par essence [...]

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Olivier F : rescapé du 13 novembre

Pouvez-vous nous raconter cette journée du 13 novembre ?

Je suis arrivé vers 20 h 30 à la terrasse du Carillon où j’ai rejoint mon ami Sébastien et quelques-uns de ses amis. Je reçois un coup de fil, je décale donc ma chaise pour pouvoir téléphoner. Lorsque je raccroche mon téléphone, il y a une voiture noire qui arrive, aux vitres teintées. Je me suis dit que c’était étrange car les vitres teintées sont normalement interdites. J’y prête donc attention. Et là, par la porte avant, Brahim Abdeslam, le frère de Salah Abdeslam, sort de la voiture, avec une kalachnikov à la main. Je comprends qu’il va se produire quelque chose d’anormal, un attentat. Je fais volte face, je cours. J’entends Brahim Abdeslam hurler « Allah Akbar » dans la rue et commencer à tirer sur la terrasse du Carillon. Il tire dans mon dos, je ne le vois pas, mais j’entends les tirs et les bruits de verre. Dans le feu de l’action, j’ai reçu une balle dans le bras avant gauche. J’étais touché, je n’ai pas bien réalisé au début et j’ai continué à courir.

Plus tard, j’ai été pris en charge par les pompiers, puis on m’a emmené dans un autre bar qui avait été touché où il y avait un hôpital de champagne avec des gens qui étaient en train de mourir. Ce sont des scènes vraiment compliquées à vivre. Après tout cela, on m’a emmené à l’hôpital, dans le XXe arrondissement et on m’a retiré la balle. Sébastien a pris sept balles dans le corps. Il a vraiment été massacré par les terroristes. Je n’avais très honnêtement pas beaucoup d’espoir, ni pour lui, ni pour les autres qui étaient sur la terrasse, à côté de nous, et qui malheureusement ne s’en sont pas sortis non plus.

Lire aussi : L’islam est une révolution

Quelles sont les retombées psychologiques ? Avez-vous des séquelles ?

J’ai peut-être eu la chance d’être blessé et d’avoir malgré tout réussi à fuir la scène de crime. Je ne suis pas resté sous l’emprise des terroristes. Ce que j’ai entrepris, je l’ai réussi. À mesure que ma blessure guérissait, je guérissais aussi dans ma tête. Les éléments isolés existent et font partie des menaces, mais il ne faut pas en faire une psychose. [...]

Hôpital en crise : vers un mouvement social d’ampleur ?

Ce mardi 31 mai, Emmanuel Macron s’est rendu au centre hospitalier de Cherbourg pour recueillir le témoignage de centaines de soignants, désespérés par la crise que connaît le service de santé français. TF1 était sur place et leurs images sont saisissantes, chacun voulant exprimer sa consternation : « On a quelqu’un qui est en arrêt depuis un an et on n’a toujours pas de remplaçant ». « Des médecins, s’il vous plaît, des médecins. On a besoin de médecins ». « Monsieur le Président, bonjour. Je suis le docteur Marie, psychiatre. On est en net sous-effectif. Les unités d’hospitalisation sont saturées, les équipes sont épuisées ».

Jusqu’à 120 services d’urgence pourraient fermer cet été. Quel est le plan d’Emmanuel Macron ? Établir une cartographie complète avec une base de données et qui serait prête pour le début de l’été. C’est ce qu’il appelle la « mission éclair ». Par la suite, et à partir de cette base, il y a aura un investissement pour redresser l’hôpital, a-t-il promis. Mais aucune mesure précise n’est annoncée, pas de plan pour un président qui fait semblant de découvrir une crise qui existe depuis des années. Tartuffe.[...]

Jean-Frédéric Poisson : Éolien contre nucléaire, pour une alternative propre

Pour éviter d’importer des hydrocarbures russes, des gouvernants ont exhumé une solution qui semble bien pire que le mal initial : face à la pénurie d’énergie qui nous touche, de nombreux pays ont décidé de relancer massivement la production d’éoliennes sur le sol européen. Ainsi, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas ont décidé d’implanter des éoliennes offshore en mer du Nord pour se passer de leur dépendance vis-à-vis de Moscou. Dans ce but, ils souhaitent multiplier par quatre leur capacité totale d’ici à 2030. En France également, l’éolienne offshore semble avoir la cote puisque la région Occitanie a déclaré le 23 mai vouloir devenir la « première région européenne à énergie positive d’ici 2050 » en développant de l’éolien flottant.

Lire aussi : Charles Thimon : « Le vent est renouvelable, pas les éoliennes »

Au-delà de son manque d’efficacité à cause des caprices de la météo, il faut pourtant revenir sur les particularités de l’éolien qui est loin de constituer une énergie « propre » contrairement au nucléaire.…

Toulouse : Mgr de Kerimel interdit la soutane aux séminaristes

« Surtout ne vous assumez pas trop ! » Ainsi pourrait être titrée la lettre de Mgr de Kérimel à ses séminaristes sur l’interdiction du port de la soutane. « Je ne souhaitais pas que les séminaristes s’affichent de manière trop cléricale », cela ne serait pas « ajusté » à leur « situation de séminaristes qui restent des fidèles laïcs », y explique l’évêque. Si l’argument peut à la limite être entendu au début, la suite est absolument inaudible, car il explique que cela est aussi valable pour les diacres. Or un diacre est un clerc et ne peut donc plus être considéré comme « fidèle laïc ». La remarque de l’évêque président de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle manifeste une méconnaissance grave des statuts cléricaux, méconnaissance d’autant plus grave du fait de sa fonction.

Lire aussi : Le nouveau cléricalisme selon la CIASE

Mgr de Kérimel explique également que l’interdiction du port de la soutane repose sur le canon 284 de la conférence des évêques. Or « l’autorité de la conférence des évêques est une « autorité de service », autrement dit la Conférence épiscopale n’est pas un échelon intermédiaire entre le pape et les évêques : l’entière compétence de chaque évêque dans son diocèse demeure sauve » d’après le site même de la conférence des évêques. Ainsi l’argument de l’évêque n’a pas de sens car le canon 284 en question ne saurait faire force de loi. Mgr de Kérimel devrait donc assumer pleinement ses décisions, si insensées soient-elles. [...]

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