
Vous lisez L’Incorrect. Vous ouvrez un dossier consacré à la génération Z. Pas celle de Zemmour, non, mais bien la génération qui suit la génération Y, celle des millenials. Vous en possédez probablement vous-mêmes quelques spécimens dans votre foyer. Vous êtes peut-être abattu ou décontenancé par leurs mœurs, mais quel parent ne l’est pas face au comportement amibien d’un adolescent ? Vous espérez trouver un peu de réconfort dans votre magazine conservateur préféré : avec nous, c’est sûr que cette génération de gosses séborrhéiques vaincus par le wokisme et gangrenés par les réseaux sociaux va en prendre pour son grade. Mais ce serait trop facile. Pour la simple et bonne raison que, s’il existe une génération de sales gosses, de Peter Pan éternellement insatisfaits, c’est bien la nôtre, c’est bien la vôtre.
Les boomers furent sans doute les premiers à accéder à un monde de divertissement entièrement conçus pour eux, et leurs enfants n’ont fait que suivre le même sillage : celle d’une place préméditée dans un monde de confort, dans un univers cloisonné protégé des remous de l’Histoire.…












