Skip to content
Génération Z : au revoir les Zenfants

Vous lisez L’Incorrect. Vous ouvrez un dossier consacré à la génération Z. Pas celle de Zemmour, non, mais bien la génération qui suit la génération Y, celle des millenials. Vous en possédez probablement vous-mêmes quelques spécimens dans votre foyer. Vous êtes peut-être abattu ou décontenancé par leurs mœurs, mais quel parent ne l’est pas face au comportement amibien d’un adolescent ? Vous espérez trouver un peu de réconfort dans votre magazine conservateur préféré : avec nous, c’est sûr que cette génération de gosses séborrhéiques vaincus par le wokisme et gangrenés par les réseaux sociaux va en prendre pour son grade. Mais ce serait trop facile. Pour la simple et bonne raison que, s’il existe une génération de sales gosses, de Peter Pan éternellement insatisfaits, c’est bien la nôtre, c’est bien la vôtre.

Les boomers furent sans doute les premiers à accéder à un monde de divertissement entièrement conçus pour eux, et leurs enfants n’ont fait que suivre le même sillage : celle d’une place préméditée dans un monde de confort, dans un univers cloisonné protégé des remous de l’Histoire.…

Tirez sur le Filali… et l’antisémitisme viendra

C’est un portrait du quotidien Libération publié début janvier 2021 qui serait presque passé inaperçu. Une « youtubeuse » marocaine et son mari y sont mis en valeurs indument après avoir demandé l’asile politique en France. Selon l’organe de presse de la gauche bien-pensante, ils seraient menacés dans leur pays pour leurs critiques répétées à l’encontre du régime politique marocain et plus précisément du chef de l’État, le roi Mohammed VI dont on connait par ailleurs l’esprit réformateur et modernisateur avec lequel il règne sur la Maroc depuis son avènement en 1999 (décentralisation, développement du sud marocain et de la région de Tanger, etc.).

Le couple en question répond au nom de Dounia et Adnane Filali. On passera sur sa critique idiote de Louis XIV, à qui ils comparent Mohammed VI, tant nous pensons qu’elle se retourne contre eux : le Roi Soleil est admiré dans le monde entier pour avoir créé Versailles et il est apprécié en France pour avoir achevé la mise au pas de la noblesse féodale et parachevé la monarchie absolue, c’est-à-dire non pas toute puissante mais indépendante des intérêts particuliers. [...]

Gettr, le seigneur des réseaux : entretien avec Jason Miller
Quel a été votre parcours avant Gettr ? J’ai fait carrière dans la communication en entreprise et en politique. J’ai dirigé des campagnes électorales pour des sénateurs, des gouverneurs. Et en 2016 et 2020, j’ai été directeur de campagne du président Trump. J’étais aux premières loges et, en particulier en 2020, j’ai pu voir de […]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Qui est allé à la messe de minuit ?

En ce début d’année 2022, lorsque nous nous interrogeons ainsi : « qui est allé à la messe de minuit ? » nous ne nous demandons pas : combien de catholiques sont allés à la messe, la nuit de Noël, mais : combien de Français de toutes confessions, catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, musulmans, bouddhistes, et même, et surtout, combien d’athées – désormais majoritaires en France – se sont rendus à la messe de minuit cette année ? La question que nous posons n’est pas religieuse. Elle n’est pas politique. Elle est civilisationnelle. Combien se souviennent que cette terre que nous foulons chaque jour et que nous croyons être neutre, « laïque », est une terre chrétienne, culturellement chrétienne ?

En perdant le sens de l’église, le corps politique français a perdu à la fois son socle, son lien, et son destin 

Pourquoi une telle interrogation ? Est-ce à cause des incidents violents qui resurgissent régulièrement, tels que celui qui est survenu au début de la période de l’Avent, le 8 décembre, à Nanterre, où une procession a été prise à partie par une dizaine de racailles islamisées qui ont menacé d’égorgement le prêtre et agressé les fidèles en prière, leur criant : « Ici c’est la terre d’Allah, cassez-vous ! » Est-ce parce qu’il convient de rappeler aux musulmans que s’ils sont les bienvenus en terre chrétienne, ils ne sont cependant pas chez eux, culturellement parlant ? Comprendre : si leur foi est la bienvenue, et si elle devrait se limiter à l’expression d’une spiritualité restreinte au cadre privé, la culture islamique n’a pas sa place en terre chrétienne et devrait en être expulsée ? Pas seulement. C’est surtout parce que le niveau de fréquentation de la messe de minuit est le cardio-fréquence mètre de notre civilisation. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Franc-maçonnerie : exclusion manu militari d’une candidate RN

Même si elle reste discrète, voire secrète dans ses pratiques, la franc-maçonnerie incarne pour ses affiliés « frères et sœurs » une image de tolérance fondée sur le triptyque des valeurs républicaines affichées sur le fronton de nos bâtiments institutionnels. Pour ses adversaires déclarés, la franc-maçonnerie est une société secrète qui influence les politiques, surtout de gauche, pour faire voter des lois progressistes. À vrai dire, il existe autant de franc-maçonneries que d’obédiences et il faudrait distinguer les loges de tendance sociétale (comme le Grand orient ou le Droit humain) et celles de tendance symboliques (comme la Grande loge nationale française, GLNF).

Dans une de ces loges, une exclusion d’ordre hautement politique a eu lieu, restée confidentielle, mais qui devrait faire davantage parler.

La logique de toute entité est le refus de l’exclusion, sauf si un membre de la communauté trahit la confiance ou commet un acte rendant impossible son maintien au sein du groupe : depuis la nuit des temps, chaque groupe d’hommes suit cette règle. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Éditorial de Jacques de Guillebon : Jubilé

« Tu compteras sept semaines d’années, sept fois sept ans, c’est-à-dire le temps de sept semaines d’années, quarante-neuf ans », avant de célébrer le jubilé. Ainsi parle le Lévitique. Chez les Hébreux, c’était alors le temps de la remise des dettes, et le retour des terres et des biens gagés entre les mains de leurs premiers propriétaires.  Nous n’en sommes qu’à quarante-neuf modestes numéros pour notre part, mais cette année neuve est aussi l’occasion de la confession, voire du mea culpa, et peut-être du bilan de ce temps passé ensemble, chers lecteurs, chers abonnés.

Nous sommes nés après les multiples désastres de 2017, annus horribilis qui vit s’enchaîner les défaites dans le camp de la droite – ou des droites, le débat demeure sur leur qualification – et alors que tout semblait perdu, sous le joug d’un Macron-Jupiter tout-puissant, nous avons tenté de relever la tête, en unissant avec de modestes moyens mais de grandes ambitions les innombrables feux politiques, culturels, intellectuels qui consumaient de désir intérieur nos contemporains.…

Gilets jaunes : quel bilan ?
Notre système institutionnel ne parvient visiblement pas à intégrer dans ses mécanismes représentatifs les Gilets jaunes. Or un régime républicain doit en principe offrir les moyens d’incorporer les attentes populaires aux décisions du pouvoir. Cette infirmité démocratique de notre pays s’explique par la manière même dont nos gouvernants ont répondu face aux Gilets jaunes. La […]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Les ARG sont-ils la mythologie des temps modernes ?

À chaque époque sa manière propre de se provoquer des vertiges, mais aujourd’hui quand la fiction se met à parasiter le réel, on observe de bien curieux phénomènes. La plus mystérieuse de ces nouvelles manifestations de l’imaginaire collectif est sans doute l’ARG (pour Alternate Reality Game – Jeu de Réalité Alternative). Conçu au départ comme un simple outil promotionnel, l’ARG a été récupéré par la culture populaire et quelques créatifs doués qui s’en sont servis pour professer leur vision du monde : une réalité entremêlée au Réseau de façon irréversible. Jouant avec cette esthétique « low fi » des enregistrements perdus qui ont fait les riches heures du cinéma d’horreur des années 2000 : cassettes vidéos ou archives d’un autre monde, l’ARG est avant tout une mise en scène qui utilise son média (souvent un réseau social ou une plateforme) à la fois comme moteur et comme sujet de sa narration. Alors véritable mythologie actualisée par Internet ou ineptie d’ados blêmes ? Marc Obregon penche pour la première hypothèse.

Il y a toujours la volonté de captiver, de provoquer cette « inquiétante étrangeté » chère à la psychanalyse et au fantastique moderne

Oui. Ils relèvent de l’inquiétante étrangeté 

Au départ d’un ARG, il y a toujours la volonté de captiver, de provoquer cette « inquiétante étrangeté » chère à la psychanalyse et au fantastique moderne. Il convient d’abord de créer une brèche dans ce qu’il y a de plus commun, laquelle peut se résumer à un commentaire parmi des milliers d’autres ou un tweet énigmatique devenant soudain viral. Ce peut être une vidéo ou une image fixe autour de laquelle s’élaborent peu à peu les fantasmes des utilisateurs : une chambre vide, un appel à l’aide, un visage masqué. En 2019, Eiffel1812 suscite l’interrogation par un simple post sur Twitter racontant qu’il a trouvé un appareil photo Canon sous un abribus près des Buttes Chaumont. Espérant que son propriétaire se manifeste, il lance un appel à la communauté puis commence à éplucher la carte SD. Commence alors une enquête à la fois rocambolesque et paranoïaque, délivrée tweet après tweet, sur fond de psychose d’attentat et de réseau paragouvernemental secret... En quelques jours, le compte Twitter d’Eiffel1812 explose sa jauge d’abonnés. C’est ainsi que naît un nouvel ARG. L’interactivité est souvent réduite à sa plus simple expression mais dans celui-ci, les internautes sont tout de même sommés de donner conseils et avis, quand ils ne doivent pas enquêter eux-même à partir des indices divulgués par le concepteur du « jeu ». L’enthousiasme des twittos-détectives fait le reste. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest