Trois jeunes filles s’ennuient dans l’été brûlant d’une petite ville du Kosovo nichée entre les collines. La rencontre avec un jeune type magouilleur leur mettra le pied à l’étrier pour se lancer dans une invraisemblable entreprise de braquage, sur un prétexte vaguement « Girl Power ». Problème : on n’y croit pas une seule seconde, leurs méfaits sont filmés comme au sein d’une pub pour parfum et leurs conséquences sont à peine évoquées.
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Pour le reste, on est dans le narratif habituel du film néo-féministe, dont le discours se résume à peu près à sa posture : montrer des « filles entre elles » faire les folles, rejeter vaillamment les assauts forcément graveleux des garçons, et taguer « On est des lionnes » sur les murs décrépis des zones commerciales. Le film ne choisit jamais entre le réalisme et la fable : il en résulte un métrage qui se délite totalement, pas écrit, pas mis en scène et pas vraiment interprété non plus. Fuyez.
La colline où rugissent les lionnes (1 h 23), de Luàna Bajrami, avec Flaka Latifi, Uratë Shabani, Era Balaj, en salles depuis le 27 avril





