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Euthanasie : le pacte des morts

Le Sénat ayant rejeté sa propre version du texte sur l’euthanasie, les députés auront à examiner en seconde lecture leur propre version, bien plus radicale. Le principe qui l’irrigue, selon lequel la mort serait un soin, est porteur de paradoxes particulièrement pernicieux pour la cohérence de notre droit, à commencer par la notion de consentement.

Le consentement impossible

Le principal argument des partisans de l’euthanasie tient à ce que la société serait mal placée pour empêcher quelqu’un de mourir s’il le veut. En vérité, elle a toutes les raisons de le faire.

D’abord, parler de consentement suppose qu’il vienne de toutes les parties. Or l’euthanasie implique un tiers, le médecin ou le personnel médical, censé concourir à l’injection de ce qui s’analyse matériellement comme un poison. Certes, une clause de conscience existe pour le moment dans le texte, mais elle est vue comme une fragile concession alors qu’elle devrait être une évidence.…

Institut Paralos : un mystérieux mécène pour les projets conservateurs et de droite

Qu’est-ce que l’Institut Paralos ?

Pour faire simple, L’Institut Paralos est une expérience. Nous testons une idée simple : est-ce que des dons de taille modeste, faits sans le cirque habituel, peuvent quand même produire un effet réel ? Nous pensons que oui, mais cela demande d’identifier les bons projets, les bonnes personnes, et d’allouer l’argent correctement. L’expérience a de fortes chances d’échouer, mais nous estimons qu’il vaut mieux tenter le coup que de rester spectateur. 100 000 €, ça peut paraître beaucoup pour un particulier mais c’est en réalité une goutte d’eau dans l’océan des besoins.

Qui sont les membres de l’Institut ?

C’est une très petite équipe, entièrement financée sur fonds privés, jeune, française, et profondément attachée à ce que la France a été et pourrait redevenir.

Quel a été l’élément déclencheur ?

Cela fait plusieurs années que nous donnons de l’argent de manière informelle. Nous avons aussi vécu longtemps à l’étranger.…

APF France handicap prend position contre le Rassemblement national et Reconquête

L’approche d’échéances électorales de premier plan, les municipales puis la présidentielle, et la croissance continue des partis dits d’« extrême droite » commencent à affoler le tissu associatif bien-pensant. Quelles relations entretenir localement avec les élus d’« extrême droite » qui vont arriver aux commandes dans les mairies, et peut-être demain à l’Élysée ? C’est la question qui va se poser à beaucoup d’entre eux, et à laquelle l’association APF France handicap a tenté de répondre dans une communication interne que L’Incorrect a pu consulter en exclusivité. L’association y appelle ses adhérents à n’entretenir aucun lien avec les partis d’ « extrême droite » et menace d’exclusion ceux de ses adhérents qui seraient candidats ou élus sous les étiquettes Rassemblement national, Debout la France et Reconquête.

Aucune relation avec l’« extrême droite »

APF France handicap est un mastodonte de la défense du handicap. Créée en 1933, l’association défend les droits des personnes handicapées et de leurs familles, lutte contre les discriminations dont ils sont victimes et les accompagne au quotidien.…

Jean-Baptiste Leon… sort la sulfateuse
Est-ce vraiment si grave d’être endetté ?

Tout dépend du niveau d’endettement. En 1976 déjà, Raymond Barre expliquait que la France vivait au-dessus de ses moyens. À l’époque, la dette publique représentait 15 à 20 % du PIB. Aujourd’hui, elle atteint plus de 3 400 milliards d’euros, soit environ sept fois plus en proportion. [...]
Grand reportage : Entre deux mers
À Lorient, personne ne voit la mer : c’est la mer qui vous voit. Ça ressemble à du mauvais Victor Hugo. Je l’ai entendu pourtant, croyez-moi ou non, dans un de ces rares bars que fréquentent encore certains marins, aux heures pâles de la nuit, lorsque les derniers pubs à la mode expulsent leurs viandes saoules, claudiquantes sur des talons trop hauts et dans des jupes trop courtes. Il faut dire que l’amour des femmes celtes pour les tenues provoquantes, y compris en plein hiver, n’est pas un mythe : les Lorientaises, un peu rustres mais anguleuses et belles comme des figures de proue, avec cette défiance liquide dans les yeux qu’elles doivent à des gènes contisés par des générations d’alcoolisme, fendent la nuit de décembre juchées sur leurs chaussures compensées, inconséquentes comme seules savent l’être les étudiantes en province. [...]
Alexandre Devecchio : la gratitude d’un « transfuge de classe »
Les récits de « transfuges de classe » sont partout. Ces écrits à la fois autobiographiques et sociologiques, dans lesquels les auteurs racontent leur ascension sociale à partir de milieux modestes, fascinent nos élites à la manière d’un nouvel orientalisme qui en dit long sur l’absence de dialogue entre les classes sociales aujourd’hui. Il y a quelque chose d’exotique pour les bourgeois ennuyés à lire sur « ces gens-là », avec lesquels ils n’ont jamais de contact, sur le mode du misérabilisme. [...]
Josiane Lépine, l’amour au cœur

Brushing blond, pull rose, l’air rigoureusement honnête, cette sympathique retraitée n’a qu’une seule passion : le Président Macron. Bien souvent c’est Calliope qui l’inspire, d’autres fois la mutine Erato -muse un tantinet « olé olé »- la caresse de ses doigts fébriles. Quelques exemples parmi tant d’autres !

Derrière notre Président érigé en modèle de vigueur se dresse une nation athlétique. Des corps gainés, veinés par la force de l’âge, aux fronts plissés par la détermination et l’effort de guerre, pénétreront s’il le désire le champ de bataille pour pilonner l’ennemi.

Comme des dizaines de millions de Français, j’en ai plein le cœur. Notre Président me comble et je guette chacune de ses apparitions, chaque bain de foule, pour lui rendre un peu de son amour. Allons le trouver, allons le remercier !

J’étais parmi les tout premiers. Nous sommes désormais des dizaines de millions à bâtir notre Renaissance. #TiensBonMacron #TBM

Mais le monde étant monde, nombreux sont ceux qui tentent de noircir un si pur amour, allant jusqu’à suggérer que ce compte serait un faux !…

Le coup d’État permanent des juges : entretien avec Jean-Éric Schoettl
Qu’est-ce que l’État de droit ?

Le terme « État de droit » n’apparaît dans la littérature juridique française qu’à une époque récente. Il est emprunté à l’allemand Rechtsstaat qui, historiquement, ne veut rien dire d’autre que la soumission du fonctionnement de l’État à un système cohérent et hiérarchisé de règles. Il n’a pas de contenu programmatique ou moral précis.

Cependant, en France comme ailleurs en Europe, « État de droit » est devenu un mot-valise, qui a une signification tantôt juridique, tantôt philosophique, voire transcendantale. Dans cette dernière acception, il devient une religion dont les « droits fondamentaux » sont le credo, le juge le grand officiant, les groupes militants les prédicateurs, et le dépositaire de l’autorité la figure démoniaque. Telle la statue du Commandeur, la notion d’État de droit est brandie face au gouvernement et au législateur pour leur interdire, lorsqu’ils traitent de sécurité, de justice pénale ou d’immigration, toute modification de l’état du droit, dès lors qu’elle porterait ombrage aux droits individuels. [...]
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