Marius : ecce commando



 L’armée française a toujours offert une deuxième chance à ceux que la société abandonne ou désavoue. Le Commando Marine Marius, ancien voyou devenu héros, en est le parfait exemple. Ilot Saint-Michel, Bretagne, 1 985. Le stage commando 59 touche à sa fin. Alain Alivon peut être fier: il est « pistard », c’est-à-dire provisoirement premier du stage. Le « coxage » vient de se terminer. Cette épreuve redoutable et confidentielle est destinée à entraîner les commandos à ne pas parler lorsqu’ils sont otages. Un enfer. Mais il n’a rien lâché. Pour la première fois depuis plusieurs jours, sa cagoule est arrachée, mais il est aussitôt rendu aveugle par la lampe d’un instructeur, qui lui annonce que « dans chaque salle de ce parcours il y a une issue pour sortir ». Alain pénètre dans le bunker. Dans la première pièce, il trouve à tâtons une trappe qui donne sur une buse de béton. Il s’y engage et après quelques dizaines de mètres, la galerie se divise en deux. Un des deux boyaux est sec et ouvert, l’autre obstrué de parpaings et immergé. Alain fait un choix. Quelques instants plus tard, le ciel breton ne lui a jamais paru si scintillant. « Bienvenue au monde, c’est ta deuxième naissance ! » Marius est né. Il est perclus de courbatures, ses poignets sont brûlés par les liens, ses jambes et ses bras sont couverts de bleus, mais il est submergé de bonheur. Le surnom de « Marius » lui a été attribué pour (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Journaliste

llecomte@lincorrect.org

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