Une poignée de jours après le 11 septembre, Oussama Ben Laden est identifié comme le suspect principal des attaques. L’homme vit en Afghanistan, pays contrôlé depuis 1996 par le groupe fondamentaliste des Talibans, dont il est proche. Avant le World Trade Center, le régime taliban est déjà considéré comme un « État voyou » par la communauté internationale pour être un soutien notoire du terrorisme islamiste international. Après, son existence devient une menace intolérable pour l’Amérique. Quand George W. Bush fait connaître son intention de déloger les Talibans du pouvoir, qui refusent d’extrader Ben Laden, il est soutenu par la quasi-totalité des États occidentaux. L’opération militaire se fait donc sous l’égide de l’OTAN, avec l’aval de l’ONU.
Dès le 7 octobre, les premiers bombardements frappent les points stratégiques de la défense talibane. Pour le combat au sol, les Américains s’appuient sur les combattants locaux de l’Alliance du Nord, coalition de moudjahidines hostiles au régime de Kaboul présents dans la partie septentrionale du pays. Des armes leur sont livrées et des membres des forces spéciales sont chargés de les former et les encadrer. Grâce à cela, l’Alliance du Nord reprend rapidement le contrôle du territoire afghan. Début décembre, elle maîtrise l’essentiel du territoire du pays. Le seul point noir est l’évasion de Ben Laden au Pakistan lors de la bataille de Tora Bora. [...]
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