[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1548341197266{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]Il est fréquent de dire que la gauche aurait perdu la bataille des idées, qu’elle serait en recul tant sur le plan intellectuel que populaire, aussi bien dans le monde de la culture que dans celui des bistrots. Est-ce si certain ?
Du social-libéralisme normatif d’Emmanuel Macron, enfanté par quarante années de PS à LFI, en passant par les mouvances et groupuscules de la gauche radicale, ou ceux en expansion de la gauche dite « identitaire », les gauches semblent vastes. De quoi parle-t-on pourtant ? D’un état d’esprit dont nous n’avons pas fini de subir les effets.
[POLITIQUE]
Bergé c’est fou !
L’idole monstrueuse de la Gauche !#GaucheMorale ?https://t.co/qkxEFg1Ynk— L'Incorrect (@MagLincorrect) November 21, 2018
Les gauches, combien de sectes ?
Comme les droites, avec la thèse de René Rémond, les gauches ont en France une typologie, celle des quatre gauches de Jacques Julliard. Une gauche libertaire, incluant en réalité toutes les marges radicales en permanente évolution ; une gauche jacobine, souvent délégitimée au sein même de la gauche, accusée de frayer avec la droite quand elle s’affirme souverainiste ou conservatrice ; une gauche issue du collectivisme, héritière des communismes ; une gauche libérale, longtemps autoproclamée « gauche de gouvernement » et dont le macronisme est le récent avatar.
Dans le macronisme, il y a un Premier ministre venu de la droite libérale, quelques sous-fifres à portefeuille, mais dans l’ensemble la majorité des cadres de LREM vient du PS. Le macronisme est une banale synthèse entre le social-libéralisme et le libéralisme-social, entre ce que l’on appelle souvent centre-droit et centre-gauche.
Une cinquième gauche en forme de cinquième colonne
Quatre gauches, telle est la thèse. Elle est justifiée par l’histoire, bien que masquant une complexité plus grande [voir photo de couverture]. Ainsi, la gauche « libertaire » de Julliard est un concept incomplet en une époque où les gauches radicales bouillonnent et cassent Paris, tandis qu’une nouvelle gauche, une cinquième gauche donc, se disant « identitaire », provenant des campus américains, connaît un fort développement, dont les théories de genre ou postcoloniales envahissent universités et lycées à grande vitesse, ainsi que la récente nomination de la députée LFI Obono au conseil d’administration de l’UFR de Sciences politiques de Paris I le montre. Cette gauche et son vocabulaire essentialisant (« racisé », « racisme d’État »…), dont toutes les composantes se retrouvent au sein de LFI, ont table ouverte dans les amphithéâtres.
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Une vision dogmatique et sectaire du monde
Du social-libéralisme à la gauche « identitaire », c’est le grand retour de l’idéologie du Progrès. Les gauches sont persuadées de connaître le seul et véritable chemin conduisant au bonheur. La vision de l’organisation sociale n’est évidemment pas la même du côté de LREM et de LFI, mais les fondements restent identiques : éloge du déracinement ; négation des nations ; foi sectaire en la capacité de l’homme de tout transformer, depuis son sexe jusqu’au réel de la nature, persuadées que seuls les individus ont une existence réelle, ce qu’elles nomment parfois « identité », laquelle pourrait se reconstruire à chaque instant ; croyance gnostique en la venue prochaine d’un monde rêvé qui remplacerait le monde concret.
La gauche est sectaire car elle est toujours binaire et dualiste, divisant le monde et les hommes non entre conceptions des choses mais entre « bien » et « mal ». Sur les plateaux de télévision, il est courant de s’inquiéter de prétendus retours de théories politiques des années trente ? Les médias seraient avisés de regarder l’époque et de s’interroger sur l’extraordinaire sectarisme des diverses pensées de gauche en train d’envahir l’ensemble de l’espace social et culturel Français.
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