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« Rumours » avec Cate Blanchett : vacuité post-expressionniste
Voilà déjà quarante ans que le canadien Guy Maddin hante les marges de la cinéphilie, seul maître à bord d’une œuvre ultra-référentielle, hantée par le cinéma expressionniste, mais qui n’aura jamais vraiment su s’affranchir de ses totems – et reste jusqu’au bout une sorte de cinéma d’étudiant en cinéma, à la fois mal fagoté, potache et terriblement cérémonieux. [...]
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« Un Monde merveilleux » avec Blanche Gardin : gentillet
Paradoxe d’un cinéma français qui voudrait tenter des choses et explorer un domaine inédit, ici celui de la comédie de science-fiction, Un Monde merveilleux, qui se pense comme une réflexion satirique enlevée sur la robotisation de notre société, se heurte à l’impasse de son propre imaginaire frelaté. Il faut dire que l’argument – l’émancipation existentielle d’un robot, ici grâce à une quarantenaire dépressive en quête de sa fille – a été déjà considérablement traité par le cinéma de SF, de Terminator 2 en passant par Short Circuit et l’imparable Metropolis de Rin Taro. [...]
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« Les Enfants rouges » de Lofti Achour : le sang des innocents
Dans les montagnes tunisiennes, des terroristes islamistes tuent et décapitent un jeune berger avant d’en confier la tête à son cousin épargné de 14 ans, à charge qu’il la ramène à sa famille en guise d’avertissement. D’après une terrible histoire vraie, Les Enfants rouges de Lofti Achour veut beaucoup de trop choses à la fois : rendre compte sans s’appesantir de l’histoire récente de la Tunisie, documenter le mode de vie de populations quasiment livrées à elles-mêmes, et dresser le portrait d’un enfant traumatisé entre bouffées oniriques et insupportable réalité. [...]
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« Ghostlight » : Roméo, pourquoi es-tu Roméo ?
Quel est ce lourd poids qui rend maussade Dan, ouvrier du bâtiment ? Pourquoi Daisy, sa fille ado, est-elle si électrique et rebelle envers ses professeurs ? Par quelle magie, Sharon, mère au foyer, parvient à tenir la barre ? Après vingt minutes de fiction Sundance, on comprend vite tout ce qui nous attend. Qu’est-ce que tu vois, Doudou, dis donc ? Un fils mort et de la résilience maousse-costaude grâce au théâtre amateur – Roméo et Juliette, tant qu’à faire, puisque le chiard s’est ôté la vie par amour. [...]
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« Les Linceuls » de David Cronenberg : l’exploit d’un vétéran
En 2024, deux films de vétérans n’ayant plus rien à prouver étaient présentés en compétition au festival de Cannes, Megalopolis de Francis Ford Coppola et Les Linceuls de David Cronenberg. Le second traitait frontalement un épisode récent de la vie du réalisateur, la mort en 2020 de Carolyn, son épouse et collaboratrice depuis quarante ans, tandis que le premier, traversé par une prescience de la catastrophe, offrait une fiction pompeuse et compensatrice de l’artiste en grand ordonnateur. On peine encore à déterminer le degré d’ironie du final grandiose sur sa famille en majesté. Eleanor Coppola, autre épouse-collaboratrice, n’en décédait pas moins quelques semaines avant Cannes. Deux grands créateurs aux réussites diverses se retrouvaient ainsi cousins de malheur, l’un, Cronenberg, tenant toujours rigueur à l’autre, Coppola, de lui avoir barré l’accès à la Palme d’Or en 1996 (Crash détesté par le second, président du jury, n’écopera que d’un prix spécial). [...]
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Georges Mathieu : le déchaînement grandiose
La France des années 70 tenait encore son rang. Bardot et Delon incarnaient aux yeux du monde la beauté de son peuple ; la Nouvelle Vague venait de révolutionner le cinéma depuis le pays de ses créateurs ; Gainsbourg élevait le niveau de la pop mondiale ; la bombe atomique et le Concorde lui permettaient de rivaliser avec les empires en termes de puissance technologique ; et puis elle avait Georges Mathieu, quasi-peintre officiel du pompidolisme, avant-gardiste en art et réactionnaire en politique, dont le style allait avoir un impact environnemental et populaire significatif. Sa fameuse pièce de 10 francs, le logo d’Antenne 2, les affiches d’Air France, le trophée de la cérémonie des défunts 7 d’or, c’était lui ; le peintre, royaliste et nostalgique du Grand Siècle, défendait l’implication de l’art au cœur de la cité, et redessinait les détails de son époque avec un style aussi élégant qu’électrique. [...]
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Éditorial culture de Romaric Sangars : SOS salauds

Si les héros ont été détrônés par les victimes, les grands salauds, eux aussi, n’ont plus le vent en poupe. C’est du moins ce qu’affirment des universitaires et des psychanalystes dans l’article d’un grand quotidien espagnol passé outre-Pyrénées grâce au Courrier international, que je ne feuillette pas, d’ordinaire, et quand j’appris cette nouvelle non plus, d’ailleurs, elle se révéla à moi par la magie des algorithmes, tandis que je faisais défiler des anecdotes sur l’écran de mon téléphone pour trouver une contenance. Autrefois, j’aurais simplement allumé une cigarette en levant les yeux au ciel, mais une pneumonie m’a privé de mon meilleur vice. C’est ainsi que je fus donc alerté du risque de disparition des « antagonistes classiques » au sein des films d’animation Disney, alors que je tentais de détourner mon attention du connard dont la logorrhée m’offusquait dans la file d’attente où je patientais. Comme quoi la représentation du réel est toujours plus défaillante et la mimesis en crise.…

Opéra : Georges Bizet, les marques du génie
Dès l’âge de 15 ans, Georges Bizet tente sa chance au Prix de Rome. Il compose, entre autres, Le Retour de Virginie (1855), une cantate où s’illustrent déjà sa veine lyrique, son goût pour la mélodie, sa palette vive et pittoresque – bien plus qu’un exercice d’étudiant. Il lui faudra attendre encore deux ans pour décrocher le prestigieux séjour à la Villa Médicis, grâce aux élans mystiques de Clovis et Clotilde, dont la prière de la soprano est un pur moment d’extase. Dans la ville papale, le jeune compositeur suit le cadre académique sans brider son élan créatif. Il fait de la contrainte un terrain fertile : en artisan des notes, Bizet transfigure l’ordinaire par la force du dévouement. [...]
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