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LA VOIX DU MAÎTRE
Station Opéra. Qui connaît la voix des ancêtres ? Saurait-on imiter ceux que l’on connaît par ouï-dire ? Impossible, pour le commun des mortels. Les ténors, eux, sont gâtés : leur aîné légendaire fut un pionnier de l’enregistrement. C’est le phonographe qui, à l’aube du siècle dernier, pérennise la voix fabuleuse d’Enrico Caruso. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Abdel Raouf Dafri : « Pulvériser tous les tabous de la guerre d’Algérie »
On le connaissait scénariste à succès pour la télévision avec la série Braquo, créée par Olivier Marchal, et dont il écrivit les trois dernières saisons. On le savait scénariste talentueux pour le cinéma avec Un Prophète (2010) de Jacques Audiard et le diptyque sur Mesrine de Jean-François Richet. Avec Qu’un sang impur, son premier film en tant que réalisateur, Abdel Raouf Dafri s’attaque à l’un des grands traumas de notre histoire récente : la guerre d’Algérie. On n’a pas plus réussi qu’Alain Finkielkraut à le faire taire. Et c’était très bien. Entretien au lance-flammes. [...] Retrouvez cet entretien dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Norman, pourrir à trente ans
Cela fait dix ans que le phénomène des YouTubeurs a explosé en France, portant sur le devant de la scène des ados geeks profitant de leur maîtrise des nouveaux médias pour s’imposer en contournant les circuits classiques. De la jeunesse, de la subversion, de l’inédit ? On aurait souhaité que le successeur du Minitel permette à la jeune génération de subvertir l’ennui d’une culture officielle formatée, mais les Cyprien, Hugo-tout-seul, Squeezie, et Norman, donc, se contentèrent de filmer des sketchs de fête de fin d’année de classe de troisième. Même après avoir passé vingt ans. Un âge où Ian Curtis révolutionnait la musique de son temps, où Arthur Rimbaud entamait l’ultime phase de son œuvre, où James Dean livrait à son époque une icône. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La Guerre des Etoiles, une saga assassinée ?
L’industrie cinématographique américaine est en train de connaître une sorte de mutation terminale à l’heure où la plupart des productions (désormais qualifiées par les communicants de simples contenus) sont captées par des plateformes de streaming désormais toutes puissantes. Après l’ère des producteurs, puis celle des réalisateurs, voici donc venue l’ère des plateformes : quand les algorithmes régulent un divertissement de masse épuisant jusqu’au dernier atome chaque univers de fiction exploitable. Menant cette uniformisation progressive de l’imaginaire, les moguls de Disney ont déjà fait du vide en rachetant coup sur coup Lucas Film, Marvel et la Fox, faisant ainsi main mise sur 80 % des licences à succès. Les héros de Marvel semblent avoir le superpouvoir de générer à l’infini des films ripolinés et identiques, avec toujours le même succès, comme si les spectateurs étaient frappés d’amnésie avant chaque visionnage. Apprivoiser l’univers singulier de Georges Lucas tenait d’une autre paire de manches, avec des implications économiques et artistiques majeures. L’ultime opus de la saga vient de déferler sur nos écrans : le monument brûle-t-il ? Marc Obregon envisage cette question avec l’impartialité d’un Jedi. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Recours au poème : « Il est trop tard pour me taire »
Ariel Spiegler, avec Jardinier, poursuit son travail dans la continuité du Prix Apollinaire Découverte reçu en 2017 pour C’est pourquoi les jeunes filles t’aiment publié chez Corlevour. « Tu t’es voué à une blessure / qui t’a menée ici, où tu ne sais pas / avec l’obstination des saumons / à rebours des torrents / ce que tu cherches ». L’origine ici suggérée sera plus loin confirmée : « et ton origine à chaque instant commence ». Cependant le chemin n’est pas ici d’eau mais une « marche de flambeaux ». [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Dans l’atelier de Philippe Muray
Le journal intime est le genre littéraire le plus mensonger qui soit. Pourquoi ? Parce qu’en règle générale il est publié du vivant même de son auteur. Il devient alors un exercice de pose, pire, un instrument d’autopromotion ; et la part de sincérité n’y est plus que résiduelle. Quant au lecteur, il vient y chercher confirmation que l’écrivain reste un être ordinaire, assujetti, tout comme lui, aux plus minables servitudes de la vie quotidienne. Au narcissisme exhibitionniste de l’un répond l’indiscrétion malveillante des autres. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
1917 : Beauté explosive
Après les cascades de James Bond, c'est sur la boue des tranchées que Sam Mendes pose sa caméra affûtée. 1917 sort aujoud'hui en salles, avec la ferme intention de bouleverser le petit univers du film de guerre. Pari réussi. L'Incorrect vous raconte.  [...]
Je suis Français, je suis humain
On connaît la citation de Marc Bloch : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans s’émouvoir le récit de la fête de la Fédération ». On en ajoutera désormais une troisième, celle de ceux qui n’ont pas tressailli lors de l’incendie de Notre-Dame et qui n’ont pas craint qu’avec la disparition possible de la bâtisse millénaire ne s’efface pour toujours une part essentielle de la singularité française. [...] Retrouvez cet éditorial dans le dernier numéro de L'Incorrect et en libre accès sur le site.

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