
Le 30 novembre 2019, à Los Angeles, Slayer joue Angel of Death pour la dernière fois. Le concert s'achève devant un public manifestement ému et reconnaissant. Devant la batterie, on prend quelques photos suivies de brèves accolades. Le guitariste Kerry King abandonne au sol la chaîne de métal qu'il porte depuis des années à sa ceinture. Le chanteur Tom Araya reste un long moment à parcourir la scène, comme s'il découvrait le paysage pour la première fois, ponctuant sa déambulation de haltes pour observer le public, tentant de capter chaque regard. Lorsqu'il revient au micro, c'est pour lancer sobrement : Merci d'avoir partagé ce temps avec nous. Le temps est précieux. Vous allez me manquer. Et le plus important, merci d'avoir été une partie de ma vie. Un geste presque enfantin pour saluer – Slayer c'est fini. À découvrir les visages aux yeux rougis sur les différentes captations réalisées ce soir-là et à lire les commentaires, l'émotion est palpable. Comment ce grand méchant loup de la musique occidentale aura fini par faire pleurer les foules ? [...]






