Skip to content
Guido Ceronetti : Virtuose, rebelle et mystique
Guido Ceronetti nous a quittés à l’automne dernier. Célébré par Cioran, auréolé d’une indiscutable gloire en Italie, la présence française de ce mystique hétérodoxe au style éblouissant s’était un peu éclipsée ces dernières décennies. Après Fario l’an dernier, Le Cerf fait néanmoins paraître de nouveaux inédits : Pour ne pas oublier la mémoire et Insectes sans frontières. En vue d’assurer la nécessaire postérité du maître italien, nous nous sommes entretenus avec l’un de ses traducteurs qui fut aussi son ami et qui se trouve également être un prestigieux collaborateur de L’Incorrect : Samuel Brussell.  Vous avez rencontré Ceronetti par Cioran. Les deux écrivains se sont-ils connus, humainement ? Ceronetti et Cioran se sont connus et se sont écrit et fréquentés de 1979 jusqu’à la mort de ce dernier. Leur rencontre s’est faite par le biais d’une interview que Ceronetti a réalisée avec Cioran pour La Stampa. Cioran s’y montrait sous des traits extraordinairement humains et attachants – un vrai philosophe. Dans cet entretien, il fustigeait le (...) Lisez la suite dans le prochain numéro de L'incorrect, disponible en kiosque et par abonnement!
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Luna Kwok : « J’aime jouer avec mon public et je voulais le surprendre »
Avec Les Étendues imaginaires, le réalisateur Yeo Siew Hua nous offre une plongée lynchienne somptueuse dans la machinerie du «miracle» économique de Singapour. Nous l’avons rencontré avec l’actrice principale de son film, Luna Kwok, dans le salon d’un hôtel parisien, pour qu’ils éclairent ce songe fascinant.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
The Highwaymen : méditation sur le crime au Texas
Premier grand film Netflix, The Highwaymen retranscrit à merveille une époque et nous parle de la nôtre. Petite rousse cultivée, Bonnie Parker aimait parfois coucher quelques vers sur le papier pour écrire elle-même la légende du clan Barrow de sinistre mémoire. Serge Gainsbourg reprit d’ailleurs partiellement l’un de ses textes pour son duo avec Brigitte Bardot. On y trouve une référence à Jesse James, comme pour inscrire la geste sanguinaire du couple dans la lignée de celle des plus grands gangsters de l’Ouest sauvage, des desperados d’un temps où l’on mangeait une côte de bœuf au grand air quand, à l’époque de Bonnie et Clyde, on mettait en conserve des corned beef dans de sordides usines pour un salaire de misère. The Highwaymen est un film original et ambitieux. Contrairement au Bonnie et Clyde d’Arthur de Penn de 1967, The Highwaymen ne raconte l’histoire des criminels qu’en filigrane, laissant la part belle aux hommes qui les ont abattus au terme d’une traque sans pitié sur les routes des Etats du sud.  Personnages principaux, les Texas rangers Frank Hamer et Maney Gault sont respectivement interprétés par Kevin Costner et Woody Harrelson.
Opéra : le comique amer de Don Pasquale
L’Opéra de Paris reprend le dernier opéra bouffe de Donizetti dans une production qui mélange humour et mélancolie, avec une distribution exceptionnelle. A force de fouiller dans le psychisme des personnages, les metteurs en scène finissent souvent par refroidir le public. Dans le cas d’un opéra bouffe, c’est le droit de rire qui est en jeu. Heureusement, Damiano Michieletto déteste intellectualiser le comique. Dans sa production de Don Pasquale, créée l’an dernier et reproposée à la Salle de l’Opéra Garnier jusqu'au 16 avril, le metteur en scène vénitien trouve un bon équilibre entre légèreté et caractère des personnages.
Fabrique de l’homme actuel
Nous conversions avec Patrice Jean et Olivier Maulin autour d’une bouteille de blanc sec et considérions comment l’imprégnation culturelle forgeait ou froissait les âmes. Dans le beau roman de Patrice Jean, on trouve l’exemple de Jimmy, spécimen d’individu moderne formaté par la tétralogie banlieusarde rap-jeux vidéopétard-porno. Bien sûr, nos démagogues, qui sont des nihilistes comme tous ceux qui transigent, chercheront à prouver que Booba c’est Rimbaud, que le jeu vidéo représente autre chose qu’une hypnose débilitante, que le pétard (à haute dose) n’est pas un soporifique cérébral et que le porno n’a rien à voir avec une réification des corps. Mais ce qui apparaissait depuis cette observation, c’est que des moyens techniques et humains formidables auront été mobilisés pour produire une « culture » dont le résultat est l’abrutissement critique de ceux qui s’en nourrissent.
A voir ou à fuir, c’est la semaine cinéma de L’Incorrect
Une comédie romantique à l’anglo-saxonne ou une histoire de famille, de guerre et de fantômes à la frontière colombiano-brésilienne … Que faut-il voir ou fuir au cinéma cette semaine ?   Mon inconnueDe Hugo Gélin avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe.  Avec Mon Inconnue, Hugo Gélin, réalisateur du séduisant Comme des frères (2012) et du médiocre Demain tout commence (2016), relève enfin le défi de franciser la comédie romantique labellisée depuis une vingtaine d’années par le Néo-zélandais, Richard Curtis.
Mon Inconnue: De l’âme et du coeur
Du jour au lendemain, Raphaël se retrouve plongé dans un monde où il n’a jamais rencontré Olivia, sa femme depuis dix ans. Comment va-t-il s’y prendre pour reconquérir celle qui est devenue une parfaite inconnue ? Charmant.
La Demeure des Hommes, premier essai de Paul-François Schira
C’est un grand mérite des éditions Tallandier d’approfondir la pensée politique conservatrice et chrétienne à travers sa collection d’essais. Le premier essai de Paul-François Schira, La Demeure des Hommes, se place dans cette démarche et intéressera le lecteur grâce à une ambition parfaitement résumée par François-Xavier Bellamy en préface : « En réalité, l’individualisme a fondé un nouveau monde, proprement inhumain, dévasté et dévastateur ».

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest