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Bienvenue en Sicile : démocratie Cosa Nostra
Si Bienvenue en Sicile ne ressuscite pas les grandes heures du cinéma italien, il surprend par sa poésie burlesque et mélancolique doublée d’une charge corrosive au sujet d’un évènement méconnu et pourtant majeur en Sicile.
Missié blanc y en a méchant
Avec L’ARCHIPEL DU CHIEN, Philippe Claudel semble avoir compris de travers la maxime de Baudelaire, ce qui est ennuyeux. Si « créer un poncif, c’est le génie », que dire de celui dont l’ouvrage est créé par le poncif ? Appelle-t-on œuvre l’accumulation des poncifs de l’époque ? Peut-on appeler écrivain celui dont la tâche consiste à mettre en application la doxa ? J’opterais pour tâcheron. Philippe Tâcheron (nous ne pouvons pas lui laisser usurper et salir un si beau patronyme) a commis un « roman ». Chaque personnage y est une caricature. Un poncif, oui, mais Baudelaire disait créer, pas copier. Un jour nous prendrons le temps d’expliquer. Bon élève qu’il est, il s’attache à décrire par le menu chaque nouveau personnage qui apparaît. Son habillement, son surnom (généralement très fin), son hérédité, son caractère physique, etc. Croyant faire du Balzac, il fait du collégien. Parfois il veut faire du Giono, nous faire sentir la terre, les éléments naturels et l’on frise le pathétique. Tout sonne faux, tout est kitsch, tout est toc. Du début à la fin, on ne croit absolument pas à son histoire ni à ses personnages. Un drame, pourtant, ça devrait faire trembler ; si l’on tremble, ce n’est que secoué par le rire nerveux que provoque sa verve caricaturale. Le comble est atteint lorsqu’il s’attelle à créer un curé, un commissaire. Son curé en soutane, amoral, a les oreilles si sales que les abeilles y font leur miel. Il ne sait plus s’il croit en Dieu. Le commissaire ne fait que boire de l’alcool, il est très méchant, cynique, sans scrupules. Avouez que (…) A lire dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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« 13 reasons why » : le lycée comme expérience carcérale 
Sortie l’an passé à la même période, l’adaptation du roman pour adolescents 13 reasons why sous forme de série télévisée avait été couronnée d’un grand succès, entrainant de nombreux débats de société. Qu’en est-il de la tant attendue saison 2 ?
Kassovitz, l’adulescent
Mathieu Kassovitz est un homme enfant, un adulescent. S’est-il jamais vraiment remis de la période 85-95 où, jeune francilien, il se rêvait compagnon de route du rap naissant ?
Stabat Mater et cabécou
Dans ces régions méridionales du Quercy et du Rouergue, la pauvreté de la terre n’a jamais permis une grande culture. Dans ces massifs de causses, les roches sédimentaires sont parcourues de rivières souterraines qui font aujourd’hui le bonheur des spéléologues. Mais en surface, l’herbe est rare. C’est le domaine de la chèvre, non de la vache.  
Trump : make pop great again ou la démocratie d’irréalité
Série documentaire en quatre parties, Donald Trump, un rêve américain est une production de la chaîne britannique Channel 4, diffusée en France sur Netflix. Ce véritable film de quatre heures réalisé par Barnaby Peel lève le voile sur l’un des hommes les plus puissants du monde contemporain, convoquant de nombreux témoins : amis, ennemis, journalistes ou cadres des diverses sociétés de Donald Trump. Un témoignage édifiant, servie par de nombreuses images d’archives et une excellente réalisation, retraçant quarante ans de vie publique d’un homme finalement plus mystérieux qu’il n’y paraît. Donald Trump est un sujet d’étude proprement fascinant pour l’observateur avisé. Il est bien plus qu’un phénomène strictement politique, étant à lui seul le corps d’emprunt et le véhicule fantasmagorique de quarante ans de pop culture. Sa vie toute entière se confond avec l’émergence des nouveaux médias et les époques qu’il a traversées, figure tutélaire de l’avènement du bling-bling, de la toute puissance de la télévision, authentiquement inauthentique quand d’autres se contentent le plus souvent de n’être qu’inauthentiquement authentiques. La réalité de Donald Trump apparaît comme irréelle. L’actuel Président des Etats-Unis, du reste, a tout d’un personnage de comic book. Sa tenue et sa carrure sont semblables à l’allure générale du Caïd, Némésis de Daredevil et adversaire récurrent de l’homme araignée : grand, fort, toujours vêtu d’un costume sombre deux pièces siglé de ses propres initiales – qu’il vente ou qu’il neige -, quelques bijoux en or relativement discrets. Une caricature d’homme d’affaires new-yorkais. Mieux, une synthèse. Quoi de mieux pour comprendre Donald Trump que de se plonger dans le documentaire en quatre parties que lui consacre Netflix ? A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Rencontre avec David & Raphaël Vital-Durand, réalisateurs de ” Et mon cœur transparent”
Les frères Vital-Durand, Raphaël et David, viennent de réaliser un premier film séduisant et virtuose : Et mon cœur transparent. Et s’il y avait, en France, une voie hors du réalisme et de la comédie sociale ? Rencontre.
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David & Raphaël Vital-Durand : HALLUCINATIONS FRANÇAISES
Les frères Vital-Durand, Raphaël et David, viennent de réaliser un premier film séduisant et virtuose : Et mon cœur transparent qui sort Mercredi. Et s’il y avait, en France, une voie hors du réalisme et de la comédie sociale ? Rencontre.   Comment avez-vous eu l’idée d’adapter le roman de Véronique Ovaldé ? C’était une rencontre particulière avec ce roman, ou avant tout la volonté d’adapter une œuvre contemporaine ? Raphaël Vital-Durand:  Les deux. Pour un premier film, on avait envie de s’appuyer sur un texte et des personnages existants, et que ce soit contemporain, que ça touche le monde d’aujourd’hui et que ça le touche d’une manière brute. Le fait que l’univers de Véronique Ovaldé soit un peu surréaliste est aussi quelque chose qui nous a beaucoup plu. C’est la même histoire que le livre, mais traitée un peu différemment, les durées, les univers mentaux n’étant pas les mêmes en littérature et en cinéma. David Vital-Durand : Le roman se passait sous la neige et nous l’avons transposé au soleil.   Votre carrière de réalisateurs de publicité a-t-elle influencé votre cinéma et contribué à le rendre particulièrement dynamique et esthétisant, ou s’agit-il de deux démarches très différentes ? R.V-D.: On a démarré avec des petits court-métrages qui nous ont permis de faire une soixantaine de clips et puis de la publicité. Pour nous, il s’agissait d’un laboratoire : raconter une histoire en trente secondes, ou en quelques minutes, ça permet de condenser les choses et d’essayer de nombreuses techniques. Parallèlement, on a aussi réalisé des documentaires et des courts-métrages. Mais nous avions aussi ce rêve de cinéma, un métier très difficile. Pour mettre en scène ce roman, il nous fallait une forme d’esthétisme, parce que dans la tête de cet homme, Lancelot, qui s’éveille à la vie, les choses oscillent toujours entre fantasme et réalité. On voulait quelque chose d’assez onirique qui, tout doucement, nous ramène à la réalité, jusqu’au dernier plan, quand il s’engage. Nous aimons la poésie, même dans le suspense.   La musique est très présente, elle contribue à un effet de décalage contemplatif, alors même qu’on déroule la trame d’un polar justement: c’est un contraste étonnant… D.V-D: Oui, c’est un film d’ambiance aussi bien visuellement que musicalement, mais même en ce qui concerne les sons, on a tout poussé un petit peu en vue de créer cette dimension onirique. R.V-D.: Dès que Julien Boisselier a accepté le rôle, la première phrase qu’on lui a dite par rapport à ce film pour lui expliquer l’ambiance dans laquelle il devait jouer, c’était (….) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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