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Christophe Charbonnel : sculpteur du miracle
Depuis une vingtaine d’années, le sculpteur Christophe Charbonnel donne forme aux grandes figures de notre imaginaire, du Christ glorifié à des études de Thésée. Cet élève de Philippe Seenée exploite aujourd’hui le potentiel des mythes celtiques. Rencontre. Lorsqu’il nous reçoit dans son atelier, Christophe Charbonnel recherche les tensions de la matière, parcourant de ses mains la surface tantôt lisse et presque fluide, et tantôt rugueuse, constituée de plaques discontinues, de la tête de divinité sur laquelle il s’affaire. Casquée et surmontée de cornes noueuses, elle est sculptée de métal par ajouts successifs: une technique récente pour l’artiste, qui souhaite ainsi se confronter d’une manière nouvelle à la matière, expérimenter sa résistance et la pression qu’il peut exercer sur elle pour lui donner une forme. La face est solennelle, aussi nettement marquée par l’ordonnancement des parties que l’arrière de la statue s’avère au contraire irrégulier, où les plaques soudées sont visibles. Il y a là quelque chose d’une sculpture d’avant-garde telle (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Jersey Affair : trouble dans la bête
À la fois thriller, mélodrame et fantastique, le premier film de Michael Pearce détone par sa beauté et sa noirceur. Une déflagration à retardement qu’on devine foudroyante mais dont on ignore la destination
Carpenter brut de décoffrage
Cocorico! Une fois encore, la France est à la pointe de l’innovation en matière de musique électronique. Décryptage de la « synthwave », un genre sombre, nostalgique, et pourtant résolument moderne. C’est une vérité désormais généralement admise : en matière de musique électronique, la France est un splendide incubateur de talents. Si le rock’n’roll hexagonal peine à trouver son public en dehors de nos frontières, cela fait bien longtemps que le monde nous envie nos artistes électroniques. Nul besoin de citer Air, Phoenix, Justice ou Daft Punk, leurs noms résonnent à toutes les oreilles (on oubliera cependant David Guetta, en espérant qu’un jour le monde puisse nous pardonner son existence). Or, c’est aujourd’hui avec la synthwave que la France frappe fort. Si le genre a débuté avec Teenage Color, de College, c’est la bande-son de Drive, emmenée par Kavinsky, qui donne le point de départ du mouvement. Perturbator, de son vrai nom James Kent, dévoile une musique ciselée, sombre et tranchante comme la lame d’un couteau plantée dans un abdomen lors d’une nuit sans lune, tandis que Carpenter Brut déploie (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Bernanos et la vocation spirituelle de la France
Amoureux fou de sa patrie, l’écrivain ne cessera de l’exhorter d’être à la hauteur de sa mission, temporelle et spirituelle. Georges Bernanos avait deux passions : la chrétienté et la France. Il ne concevait pas l’une sans l’autre. La France avait pour lui une vocation spirituelle. Mauriac disait jadis que, tout compte fait, Barrès n’avait pas la tête politique. Bernanos, certainement, l’avait encore moins et, cependant, la moitié de son œuvre, qui n’est pas la moindre, porte sur la politique de son temps. Barrès a fui sa faiblesse politique en s’humiliant au centre, comme il le disait lui-même, alors que Bernanos a transcendé la sienne en prenant toujours le point de vue le plus élevé, d’où il pouvait confondre les politiques et être dans le vrai à leurs dépens. Bernanos, qui ne connaissait rien à la politique, en avait une intelligence prophétique. Étranger à la filiation barrésienne, son jugement est (…) A lire dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Bernanos : Notre capitaine
Suivre Bernanos, en tant que Français et en tant qu’hommes, dans sa lutte désespérée pour la conservation d’un monde visant plus haut, voyant plus loin et comprenant plus profondément n’est aujourd’hui pas un choix mais une nécessité.
GUIDE DE SAVOIR-VIVRE à L’USAGE DU PETIT BOURGEOIS HEUREUX
« Génération 68 » ! Une expression assommante qui nous poursuit depuis 50 ans. Les « maos », les « anars », les Glucksmann, Goupil et autre Dany le Rouge : tant de mythes incapacitants. Hier, transgressifs. Aujourd’hui, « libéraux-libertaires » installés dans la société du spectacle que fustigeait Guy Debord, rentrés dans le rang !
Alexandre Brandy : MENTEUR DE L’ÈRE TRANSPARENTE
Alexandre Brandy est-il ce jeune homme qui se fit passer pour le neveu d’Hariri, de Kadhafi, d’Assad, par jeu? A-t-il fini par braquer le coffre d’une femme riche dont il disait vouloir acheter la maison dans le seizième arrondissement de Paris, en 2006, avant de passer quelque temps en prison ? Ce qu’il raconte dans son premier roman, Il y a longtemps que je mens, est plausible et bien amené, doit-on pour autant y croire et faire confiance à un homme qui se présente comme un menteur? La photo d’un portrait-robot tamponné par la préfecture de police qui est placée sur papier glacé en première de couverture du roman et la reproduction d’une (soi-disant) dépêche AFP en exergue du roman suffisent-elles à convaincre que tout ce qui y est écrit est le reflet de la vérité ? A retrouver dans le dernier numéro de l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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