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BOHÈME 2018 par Patrick Eudeline – Partie 2
La fin du monde est pour 2030, d’Yves Cochet aux services secrets, en passant par la global footprint américaine, le National Intelligence Council et j’en passe, tout le monde semble à peu près d’accord. Et il ne s’agit pas, là, de prophéties mayas, de divagations à la Paco Rabanne ou de prophéties façon Bugarach ou Nostradamus. Non, il est trop tard. J’ai personnellement adoré faire le bohémien punk à la fin des années soixante-dix. Ma vie était certes désordonnée et artiste, avec des hauts et des bas et des galères. Mais il m’est arrivé de signer de beaux contrats, de voir mes œuvres exposées, et surtout, surtout, j’avais le sentiment d’appartenir à un mouvement, d’inscrire ma modeste griffe dans l’histoire. Et je pouvais même rêver à un succès plus notoire. Tous les espoirs étaient alors permis. Cette Bohême-là est impensable aujourd’hui. Je ne connais pas de groupe de rock français qui vive cette vie-là de nos jours et, à une ou deux exceptions, La Femme ou Brigitte, les jeunes musiciens que je connais n’ont devant eux qu’un horizon bouché. Et la certitude que les grands médias leur sont interdits. L’Art ne doit pas, certes, être un long fleuve tranquille. Mais jamais un passe-temps, ou un violon d’Ingres. Alors, la Bohême, aujourd’hui, la Bohême 2018, donc ? On dirait le titre d’un film B de Vadim. À part qu’elle n’existe pas. Reprenons: même en écrivant à côté dans les journaux qui veulent bien l’accepter, l’écrivain ne peut vivre, ni même survivre, de sa plume. Les avances sont devenues dérisoires et (...) A lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Christianisme au cinéma : la résurrection ?
L’Apparition, La Prière, Marie-Madeleine, Jésus, L’enquête… Autant de films à l’affiche qui gravitent autour de la foi. Et si le christianisme était en train de redevenir une source d’inspiration majeure du cinéma ? Le christianisme a toujours été une source d’inspiration pour les cinéastes. Louis Lumière tourne La Passion en 1897, Robert Taylor se convertit dans Quo Vadis, Jésus donne à boire à Charlton Heston dans Ben-Hur et James Stewart redécouvre que La Vie est Belle par l’intercession d’un ange. Croyant, agnostique ou simplement en quête, nombre d’artistes ont cherché et nourri ce qu’Amédée Ayfre, prêtre et grand critique, appelait le « cinéma spiritualiste ». On pense à Bresson, Dreyer, Bergman ou Fellini, une double décennie qui a vu éclore Journal d’un curé de campagne, Le Septième Sceau, la Passion de Jeanne d’Arc, La Strada et bien d’autres. Si, en France, nos rebellocrates aux cheveux gras ont inondé de leur idéologie matérialiste la critique et les salles obscures, le cinéma américain a quant à lui perpétué cette tradition de cinéastes en quête de sens. Dresser la liste serait inutile et fastidieux, mais on peut tirer quelques exemples parmi les films à succès, comme The Truman Show où Truman (l’homme vrai) découvre qu’il n’est qu’un pantin d’une téléréalité pilotée par Christof (en dehors du Christ). Impitoyable, de Clint Eastwood, est une dénonciation de l’homme prométhéen : un salaud repenti se retrouve à nouveau en proie à ses démons lorsqu’il croise la route de l’homme de loi, mauvais charpentier, faux juge et vraie ordure. Des allégories bibliques qui sont également présentes dans l’ultime film de Stanley Kubrick Eyes Wide Shut, une brillante métaphore de la Création « Un film chrétien explique une histoire vraie en utilisant les moyens de la fiction pour faire ressortir la vérité profonde de l’histoire. Les grands mystères ne peuvent être dits que par la poésie et l’art », affirme l’abbé Gaultier de Chaillé, 32 ans, vicaire à Notre-Dame de Versailles et membre actif du Padre Blog. « Un film dit chrétien est cohérent avec la définition anthropologique de l’homme et les Écritures. Le cinéma chrétien est une (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Exode ou dhimmitude
Il y a urgence à redécouvrir l’œuvre de Bat Ye’or, jadis saluée par Jacques Ellul.
Robert de Montesquiou : esthète, dandy et gentilhomme de lettres
Avec Robert de Montesquiou Ego imago de Philippe Thiébaut, on mesure ce que l’on a perdu et le gouffre infranchissable qui, en un siècle, s’est creusé entre la célébrité qui avait cours à la veille de la Première Guerre mondiale et celle que l’on nous vend aujourd’hui.
Les garçons sauvages
C’est devenu de plus en plus rare de trouver une œuvre qui se contente d’exister au sein de ce torrent d’eaux de lavements qu’est devenu le cinéma contemporain qui considère Winding Refn comme un « expérimentateur » et tient Christopher Nolan pour un « intellectuel ». Alors à quoi sert au fond le cinéma ? Qu’est-ce que le «bon» cinéma ?

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