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Benoît Duteurtre : FRIVOLE ET SUBLIME
Auteur d’un des grands romans de cette rentrée, La Mort de Fernand Ochsé, Benoît Duteurtre, peintre exquis de fastes perdus, a bien voulu s’entretenir avec nous sur son livre en particulier et la nostalgie en général. Dans La Mort de Fernand Ochsé, vous évoquez tout un pan de la culture française de la Belle Époque aux années 40. Pourquoi, selon vous, cette période est-elle actuellement méprisée ? Tout une esthétique longtemps associée à l’esprit français – avec son sens de la légèreté, de la séduction, de l’humour – a subi un double assassinat. Le premier coïncide avec la défaite de 1940, quand le régime de Vichy a désigné cet esprit de plaisir comme responsable du drame national, tandis que les collaborateurs fascinés par la puissance allemande, tel Lucien Rebatet, proclamaient leur mépris pour la futilité française. Or ce même procès s’est poursuivi après-guerre chez tous les modernes autoproclamés qui ont désigné la culture française comme dérisoire et « franchouillarde ». La critique du cinéma français par la Nouvelle Vague, et celle de la musique française par l’avant-garde boulezienne prolongent celles d’un Rebatet (on sait l’admiration que lui vouait Truffaut). A lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Jean-François Colosimo : lumières et aveuglements
Selon vous, la modernité a semé la confusion entre le théologique et le politique. Comment cela nous est-il arrivé ? Ce qu’on appelle la modernité n’a d’autre projet qu’elle-même, c’est-à- dire d’être chaque jour plus nouvelle. Et plus autonome, déracinée, atomisée. À la fin du XVIIIe siècle, l’Europe philosophe proclame la mort de Dieu. Sur ce grand cadavre, l’homme va pouvoir construire son destin, s’auto-construire, devenir son propre dieu. C’est le programme « Prométhée », voler le feu sacré. La marche du progrès doit être irrésistible. L’avènement glorieux de la raison est appelé à illuminer la longue nuit de l’obscurantisme. La religion va servir de marqueur à tout ce qui est censé contredire les Lumières: l’illusion, la violence, le particularisme. Les Encyclopédistes lui inventent une légende noire, celle du sombre Moyen Âge, des Guerres de religions et de l’Inquisition. On la résume à une pathologie. Elle est chargée de tous les maux. Cette conceptualisation est pourtant un artifice sans consistance réelle. La science des religions, qui naît en même temps, finira par (...) A lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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F.J. Ossang : UN LAUTRÉAMONT STEAMPUNK
F.J. Ossang, poète, musicien, cinéaste, est toujours culte. Son dernier film, 9 doigts, primé au prestigieux festival de Locarno et qui sort cette semaine, l’a encore prouvé. Nous sommes allés rencontrer le monstre. Il paraît que ce film fut particulièrement compliqué à monter… C’était très bien parti, puisque j’ai eu l’avance sur recettes du premier coup. Il s’agissait de la dernière commission de Paul Otchakovsky-Laurens, et puis tout s’est embrouillé. Je me suis finalement adossé à une coproduction portugaise, et le film a pu être tourné grâce à la solidarité des techniciens et des acteurs, puisqu’il s’agissait d’une structure communiste : tout le monde avait sur le tournage le même salaire, du réalisateur à l’assistant. Vous êtes l’un des derniers à refuser de passer au numérique… J’ai écrit un livre sur la poésie active du cinématographe : Mercure insolent, en 2012 (à reparaître en septembre chez Rouge Profond), dans le contexte de l’éradication de la pellicule, qui est tout de même ce qui nous rattache aux pionniers du cinéma. Le cinéma a eu trois grands mouvements (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Raskar Kapac n°10 : quand la momie se fait seppuku

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Sous le signe de la momie de Tintin et dans l’écho d’Artaud, la gazette inflammable Raskar Kapac sort son dixième numéro, consacré au grand Mishima, à présent distribuée par les éditions du Rocher.

 

Menée par de fringants et ardents jeunes gens, la revue Raskar Kapac continue d’élaborer, numéro après numéro, une espèce de contre-Panthéon, alignant figures altières, subversives, héroïques, comme autant de modèles alternatifs au formatage contemporain dans le médiocre et la tiédeur. Huguenin et Nietzsche, Corto Maltese ou Henry de Monfreid, ou encore Maurice Ronet, autant de professeurs d’énergie qui désignent des horizons plus vastes, plus hauts, plus exaltants que ceux proposés par l’époque, lesquels ne peuvent inspirer que révolte et mépris lorsqu’on a dans le corps, comme le formulait Jünger, « la demi-bouteille de champagne manquante ». Le numéro 10 contient, en sus de plusieurs chroniques, son lot de textes nerveux, enlevés, baroques, autour du kamikaze de la beauté, Yukio Mishima, génie radical et flamboyant qui, en 1970, s’ouvrit le ventre pour protester contre le fait que le Japon perde son âme.

Boris Bergman, l’homme qui venait d’ailleurs
[vc_row][vc_column][vc_column_text] Rencontre avec l’un des derniers grands de la chanson et du rock français. [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_video link= »https://vimeo.com/260828348/8c74890b98″][/vc_column][/vc_row]
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La Prière : Un film lumineux
Après L’Apparition de Xavier Giannoli, La Prière aborde à son tour explicitement les questions de la foi et du mystère. Un nouveau pari osé pour une réussite lumineuse.

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