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Balthus dans la tourmente féministe
Le peintre Balthus, enterré depuis seize ans, revient en force dans l’actualité. Il fait, depuis début décembre, l’objet d’une vague de pétitions inattendue. Des féministes, dopées par l’affaire Weinstein, exigent le retrait de sa « Thérèse rêvant » exposée au Metropolitan Museum of Art de New York (MET). Elles jugent que l’œuvre véhicule « une image romantique de l’enfant-objet ». Le musée refuse de céder. Puisse-t-il tenir bon. Il s’agit d’une peinture figurative de taille moyenne. On y voit une très jeune fille. Elle montre ses cuisses et, même, sa culotte. C’est cela, semble-t-il, qui paraît le plus horrible dans la toile de Balthasar Klossowski, dit Balthus, intitulée « Thérèse rêvant ». On peut remarquer qu’il s’agit d’une culotte XXL très éloignée des lingeries modernes. C’est normal, l’œuvre date de 1938. On comprend que la connotation pédophile de cette toile apporte opportunément un surcroît de légitimité à des militantes féministes entendant continuer à surfer sur la vague de l’affaire Weinstein. Au même moment, des affiches pour la rétrospective Egon Schiele comportant des femmes nues, et cette fois-ci tout à fait adultes, sont censurées à Londres. Les cas similaires s’accumulent. Ce dont il est question, semble-t-il, c’est purement et simplement un (...)
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Jean-Paul Bourre : le dernier meneur de loups
Revenu du fin fond des Gaules, druide érudit et amoureux de l'Histoire et de nos histoires. Jean-Paul Bourre nous guide dans la forêt du temps. Ici et maintenant. L’historien des civilisations Cristof Steding estimait que pour « qu’une nation ou une race atteigne le plan supérieur auquel correspond l’idée d’État ou d’Empire, il faut qu’elle soit frappée et transformée par la foudre d’Apollon, par le feu des hauteurs ». Et ce qui est vrai pour les peuples l’est également pour les prophètes ou les combattants. Jean-Paul Bourre est de cette trempe, et la foudre d’Apollon a revêtu pour lui le nom d’un terrible diamant noir des profondeurs: le Comte de Lautréamont. Jean-Paul Bourre est un romantique intégral, d’une fidélité absolue envers l’enfance. Sous un large chapeau, il a le visage ferme et grave d’un petit garçon illuminé par la joie tragique des solitaires. À 71 ans, il a écrit pas moins de 65 ouvrages: des plaquettes de poésie enflammée, des récits de guerre au Liban ou en Croatie, des romans barbares et psychédéliques, des essais sur l’Europe mystérieuse des vampires et des loups-garous ou sur l’ivresse des chasseurs de l’impossible, des biographies enchanteresses de Nerval, Villiers, Sade. Mais aussi des méditations sanguines sur Marie, le Tao ou les Indiens d’Amérique. Quel que soit le sujet traité, il apparaît toujours comme le dernier meneur de loups de (...)
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L’ITALIE AUX OSCARS : DE LA DOLCE VITA À LA DURETÉ GITANE
Pour tenter de remporter l’Oscar du meilleur film étranger, l’Italie a opté pour A’Ciambra de Jonas Carigliano. Avec ce film sur la précarité et la dureté du monde gitan de Calabre, peu de chance que le jury américain souffre du syndrome de Stendhal.
YOANN MERIENNE : LE CHOC VISUEL
A quelques pas du Rhône agité par le vent et gonflé par une pluie continue, entre un parking et une salle de fitness, Yoann Merienne nous a ouvert l'atelier qu'il partage avec Émilie Ettori, architecte et illustratrice dont le travail restitue tracé après tracé les métropoles ; vues du ciel. Cet artiste de 30 ans, qui s'exprime par la peinture comme la sculpture – « plus intuitive » ; « plus instinctive » – porte les touches finales à son dernier tableau : un samouraï à la pose de scaphandrier, aux prises avec une créature équivoque.
Carmen : L’art sauvé de lui-même
Des gens malins, à Florence, ont décidé de changer la fin de Carmen. Parce que c’est pas possible de laisser mourir la dame comme ça. Le contexte culturel a changé, nous dit gravement l’attaché de presse. On est au XXIe siècle, merde, quoi ! Stop la haine, quoi ! Je comprends pas que tu comprends pas ça ! Les bons sentiments font les bons ouvrages, tout le monde sait ça ! Donc, Carmen tue Don José, façon Jacqueline Sauvage, et Olivier Py trouve ça très bien. Parce que le contexte a changé mais il faut quand même que quelqu’un meurt.
Publication des pamphlets de Céline : NOUS AVONS LU LES ÉCRITS POLEMIQUES
Au-delà de l’ignominie des pamphlets et d’une lecture souvent pénible, ce voyage au bout de la nuit mentale de Céline, avec son indispensable assistance scientifique, s’avère néanmoins passionnant. Gallimard réédite en 2018 les pamphlets antisémites de Céline. L’information révélée par L’Incorrect début décembre a déclenché une tornade médiatique : L’Express, Le Point, Valeurs Actuelles, Le Figaro, France info, jusqu’à la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, si si.) s’inquiétant auprès d’Antoine Gallimard. Tous ont commenté l’annonce de la publication des pamphlets mais personne n’a lu l’édition parue au Canada en 2012, dont on sait pourtant qu’elle sera reprise par l’éditeur historique de Céline. Publiée par les Éditions Huit, à Québec, cette édition critique de près de mille pages a été réalisée par Régis Tettamanzi, professeur à l’université de Nantes et spécialiste de l’écriture pamphlétaire au XXe siècle. Elle rassemble sous le titre discret Écrits polémiques sept textes parus entre 1933 et 1957, comprenant donc les trois pamphlets publiés à l’époque par Denoël : Bagatelles pour un massacre, L’École des cadavres et Les Beaux draps. Au-delà de l’ignominie des pamphlets et d’une lecture souvent pénible, ce voyage au bout de la nuit mentale de Céline, avec son indispensable assistance scientifique, s’avère néanmoins passionnant. Le premier texte, Mea Culpa (1936), comporte une dizaine de pages écrites au retour de son voyage en URSS. Céline condamne le (...)
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L’édito de Romaric Sangars : Décolonisons-nous !
Il est coutumier, à l’an neuf, de s’armer de bonnes résolutions. Décolonisons-nous ! Voici celle que nous pourrions prendre à l’orée de 2018. Cessons de penser en Américains, ce qu’on nous pousse insidieusement à faire en permanence, et, assurés sur ces quinze siècles de tragédie lumineuse qu’on appelle notre Histoire, réaffirmons notre génie propre.

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