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Urbain Cancelier : second rôle principal
Héritier déchu, grouillot, commis, il deviendra l'épicier d'Amélie Poulain par la grâce de quelques grammes de trop : du théâtre au cinéma, itinéraire d'un comédien polymorphe. Il s’offre au cinéma et au théâtre depuis plus de trente ans, a joué avec les plus grands et pourtant son nom ne vous dit sans doute rien. Mais son visage a fait le tour du monde et chatouillé les zygomatiques de presque 35 millions de personnes, en incarnant le personnage haut en couleurs de l’épicier Collignon dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Urbain Cancelier à la ville : un nom qui sent en réalité plutôt la campagne, les plats canailles et les allées chantantes d’autrefois. Et un physique pour le moins pittoresque dont on jurerait qu’il a été façonné pour accueillir les grimaces les plus excentriques (...)
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Victor Erofeev : « La révolution est un piège »
« À Paris, écrivit un jour Victor Erofeev, j’ai trahi ma patrie pour tout le restant de mes jours. Je vivais à la lisière de la France, mais elle est entrée tout entière en moi et m’a complètement submergé. » Créateur de la revue Metropol à Moscou dans les années 70, vite exclu de l’Union des écrivains avec interdiction de publier jusqu’en1988, ses ouvrages La Belle de Moscou et Ce bon Staline ont été traduits chez Albin Michel. Présent au Centre culturel russe de Paris pour évoquer « Les leçons d’octobre 1917 », il a répondu à L’Incorrect. Quelles sont les leçons d’octobre 17 ? Sade avait raison, la nature humaine est très compliquée et pour devenir révolutionnaire, il faut l’avoir oublié. Prétendre améliorer les situations sociales, c’est estimer que l’homme est créé pour vivre mieux, et aimer tout le monde. Il faut croire en la bonté intrinsèque de l’homme et imaginer que seules les circonstances qui l’entourent sont mauvaises. C’est la leçon de la Révolution russe : être très attentif non d’abord aux partis, mais à la nature humaine. Les Bolcheviks croyaient qu’ils pouvaient améliorer les hommes, encore et encore, jusqu’à ce qu’ils s’écrient (...)
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DANTEC : LE SITE
Cela fait un an et demi que Maurice G. Dantec, le prophète cyberpunk aux pavés hybrides et explosifs, a quitté notre orbite. Samuel Estier, jeune universitaire suisse qui fut proche de l’écrivain exilé à Montréal lors de ses dernières années d’existence, assure aujourd’hui l’ouverture d’un site (adresse) qui lui est entièrement consacré.
Que représente l’Art contemporain ?
Prenons cette sculpture habitacle, Domestikator, apparu sur le parvis de Beaubourg pendant la Fiac 2017. Elle représente un homme stylisé forniquant avec un animal schématisé : « une sorte d’allégorie du viol de la nature par l’homme, qu’il faut lire au second degré », bref, elle dénonce le mal… par le mal. Le Louvre la refusa, arguant que le public pourrait bien la lire au premier degré. Elle migra donc vers Beaubourg, qualifiée cette fois de « couple en position de levrette ». Cet « à géométrie variable » est typique de l’art dit contemporain, l’AC* 1 qui cultive l’ambiguïté du représenté pour parer toute critique : lui reproche-t-on de célébrer la zoophilie ? Mais non, c’est un couple ! Le juge-t-on alors misogyne, aussi malvenu qu’inutile en pleine affaire Weinstein, grand Domestikator hollywoodien ? Il répondra : « qui vous dit qu’il s’agit d’un couple hétéro ? ». L’AC représente le Relativisme mis en spectacle. La Beauté ne l’embarrasse guère : Domestikator, au premier comme au second degré, est délibérément moche. L’AC travaille moins la « plastique » des formes que la plasticité du sens pour saisir toutes les opportunités d’occuper le terrain (...)
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Rod Dreher : survivre à la catastrophe
Figure atypique dans le paysage intellectuel américain, méthodiste converti au catholicisme puis à l’orthodoxie, conservateur antilibéral, journaliste et essayiste, blogueur inlassable et en même temps technocritique, Rod Dreher a publié en mars dernier un ouvrage qui a fait grand bruit outre-Atlantique : Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus, Le pari bénédictin. Quel est ce « déluge » qui frappe l’Occident et dont vous parlez dans votre essai, Le pari bénédictin ? C’est celui de la « modernité liquide », pour reprendre les mots du sociologue Zygmunt Bauman : le sentiment accablant que rien n’est solide, que tout est fluide, à l’exception du Moi et de ses désirs. Cette modernité liquide annihile toute mémoire culturelle et historique et elle conduit ses victimes à penser qu’il n’y a pas remède. Tout simplement parce qu’il n’y aurait rien à soigner, parce la situation serait normale.
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Mindhunter : une plongée en enfer
La dernière oeuvre du grand David Fincher, série produite par Netflix, plonge le spectateur dans la tête des sociopathes « tueurs en série » qui ont ensanglanté les quatre dernières décennies. Une descente aux abysses.
Snobisme & Art contemporain
Des œufs, un singe, un peu de homard, Michael Jackson et une ancienne députée italienne : quand élitisme économique et prétentions intellectuelles s'enfilent. Maladie universelle, ancienne et susceptible d’une infinité de variantes, le snobisme peut se définir comme le désir de se hisser au sein du groupe « qui compte », celui où il faut être parce que l’on estime qu’il est au-dessus des autres. Bref, d’être avec les premiers de la cordée, comme dirait quelqu’un. Or, à cet égard, « l’art contemporain » apparaît comme une sorte de nirvana du snobisme, à un point inconnu jusqu’alors. À vrai dire, de même qu’il y a toujours eu des snobs, il y a eu, à chaque époque, un art « contemporain » (…)
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On a rencontré Patrick Eudeline
Figure de la scène rock française, critique, musicien, romancier, dandy, Patrick Eudeline publie Les Panthères grises (La Martinière), entre nostalgie et coups de griffe. 

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