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Carmen : L’art sauvé de lui-même
Des gens malins, à Florence, ont décidé de changer la fin de Carmen. Parce que c’est pas possible de laisser mourir la dame comme ça. Le contexte culturel a changé, nous dit gravement l’attaché de presse. On est au XXIe siècle, merde, quoi ! Stop la haine, quoi ! Je comprends pas que tu comprends pas ça ! Les bons sentiments font les bons ouvrages, tout le monde sait ça ! Donc, Carmen tue Don José, façon Jacqueline Sauvage, et Olivier Py trouve ça très bien. Parce que le contexte a changé mais il faut quand même que quelqu’un meurt.
Publication des pamphlets de Céline : NOUS AVONS LU LES ÉCRITS POLEMIQUES
Au-delà de l’ignominie des pamphlets et d’une lecture souvent pénible, ce voyage au bout de la nuit mentale de Céline, avec son indispensable assistance scientifique, s’avère néanmoins passionnant. Gallimard réédite en 2018 les pamphlets antisémites de Céline. L’information révélée par L’Incorrect début décembre a déclenché une tornade médiatique : L’Express, Le Point, Valeurs Actuelles, Le Figaro, France info, jusqu’à la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, si si.) s’inquiétant auprès d’Antoine Gallimard. Tous ont commenté l’annonce de la publication des pamphlets mais personne n’a lu l’édition parue au Canada en 2012, dont on sait pourtant qu’elle sera reprise par l’éditeur historique de Céline. Publiée par les Éditions Huit, à Québec, cette édition critique de près de mille pages a été réalisée par Régis Tettamanzi, professeur à l’université de Nantes et spécialiste de l’écriture pamphlétaire au XXe siècle. Elle rassemble sous le titre discret Écrits polémiques sept textes parus entre 1933 et 1957, comprenant donc les trois pamphlets publiés à l’époque par Denoël : Bagatelles pour un massacre, L’École des cadavres et Les Beaux draps. Au-delà de l’ignominie des pamphlets et d’une lecture souvent pénible, ce voyage au bout de la nuit mentale de Céline, avec son indispensable assistance scientifique, s’avère néanmoins passionnant. Le premier texte, Mea Culpa (1936), comporte une dizaine de pages écrites au retour de son voyage en URSS. Céline condamne le (...)
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L’édito de Romaric Sangars : Décolonisons-nous !
Il est coutumier, à l’an neuf, de s’armer de bonnes résolutions. Décolonisons-nous ! Voici celle que nous pourrions prendre à l’orée de 2018. Cessons de penser en Américains, ce qu’on nous pousse insidieusement à faire en permanence, et, assurés sur ces quinze siècles de tragédie lumineuse qu’on appelle notre Histoire, réaffirmons notre génie propre.
La France au miroir de la mort de Johnny
Avec Johnny, c'est une époque qui meurt. Celle des Trente Glorieuses, du plein emploi, du Concorde, de la bombe atomique, des mini-jupes et des Jean d'Ormesson. Un excellent essai se proposait récemment de regarder La France au miroir de l’immigration (Stéphane Pellet-Perrier, Gallimard/Le Débat). Cette même France qui apparaît aujourd’hui au miroir de la mort de Johnny, cette France, qui n’ose désespérer publiquement de l’avenir inquiétant que lui réserve une immigration impensée et incontrôlée, se réjouit de ce qu’elle a été au miroir de Johnny : une France relativement homogène du côté de sa population, et forte d’une culture capable d’assimiler la nouveauté. En soulignant l’absence de la France immigrée aux funérailles de la star et sa non-participation à l’émotion collective, Alain Finkielkraut a eu, comme à son habitude, le courage de briser un tabou. Mais, trop pressé de révéler l’envers du miroir, il ne semblait pas saisir ce que celui-ci révélait positivement de nous-même. Indignée de la comparaison avec la mort de Hugo, indignée aussi des guitares et des applaudissements dans l’Église, notre conscience malheureuse nationale se lança dans une critique du (...)
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Totalitarismes : C’est la faute à Lénine
Cent ans ont passé : il était temps de régler son compte au patron des bolcheviks, qui bénéficia le XXe siècle durant d’une mansuétude inouïe de la part des historiens. Stéphane Courtois le fait avec sagesse, érudition et profondeur, éclairant d’un jour neuf la généalogie des totalitarismes. Présenter Lénine comme « l’inventeur du totalitarisme » ainsi que le fait Stéphane Courtois suscite encore l’émoi dans bien des milieux. L’opération de blanchiment du XXe congrès (1956), qui pré- tendait revenir aux fondamentaux du léninisme que Staline aurait trahis, et la persistance de la mythologie trotskyste qui, l’une et l’autre, opposent le « bon » Lénine au « méchant » Staline, la Seconde Guerre Mondiale et l’« effet Stalingrad » faisant oublier l’alliance soviéto-nazie du 23 août 1939 et la complicité objective des trois totalitarismes dans le déclenchement de la guerre, y sont sans doute pour beaucoup. Le débat autour de « l’unicité de la Shoah », la querelle des historiens autour de La guerre civile européenne d’Ernst Nolte, ont laissé des traces au point qu’une véritable histoire des complicités objectives, des filiations et des mimétismes inter-totalitaires qui permettrait de fonder ce que Nolte appelait « une version historico-génétique de la théorie du totalitarisme » n’a pas été poussée jusqu’au bout. À bien y réfléchir, le titre audacieux de l’ouvrage constitue sa nouveauté même. Lénine n’est pas seulement le lecteur des nihilistes russes qui lui ont inspiré le modèle du révolutionnaire professionnel et de la terreur, il n’est pas seulement (...)
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Marie Noël : Poète et sainte
À l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, les éditions du Cerf publient la correspondance entre Marie Noël et l’abbé Mugnier.
Marvel : Le comique de diversité
Jadis les super-héros Marvel, de Spiderman aux Quatre Fantastiques, étaient réservés aux lecteurs du magazine Strange. Depuis, la France s’est mise à l’heure des blockbusters Marvel, et Marvel, de son côté, a tenté de se mettre à celle de la diversité et de la théorie du genre. Le génie de Stan Lee, co-créateur de tous les personnages fondateurs de la Marvel avec Jack Kirby et Steve Ditko, est d’avoir toujours su intégrer l’air du temps. Avec Spiderman, Lee et Ditko inventent le superhéros adolescent névrotique et détesté par l’opinion publique, et révolutionnent le genre ; tandis que le personnage de La Chose (The Thing en VO), membre des Quatre Fantastiques, est quant à lui, plus traditionnellement, un monstre de pierre inspiré du Golem. Malgré tout, Stan Lee a toujours eu soin de rester politiquement centriste : il ne prend jamais parti vis-à-vis des bouleversements des années soixante, du Vietnam au LSD en passant par les « Black Panthers ». La génération suivante de créateurs se permettra davantage de hardiesse. Au début des années soixante-dix, Jim Starlin, père de Thanos (vu dans le film des Gardiens de la Galaxie), s’offrait dans Captain Marvel des (...)
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