
Un photographe dépressif (Niels Schneider, méconnaissable) expérimente un échange de corps après s’être fait violer – osons le mot – par une femme fascinante et mutique aux cheveux de fantôme japonais (Léa Seydoux, enlaidie). Il cherche à la retrouver, parce que c’est trop d’angoisse, mais est-elle encore elle-même ? Arthur Harari n’a jamais réussi aucun long-métrage, mais il essaie avec constance (Onoda, Diamant noir). Avec L’Inconnue, il adapte sa propre bande-dessinée, Le Cas David Zimmermann, qu’il a co-écrite avec son frère dessinateur, Lucas. Le sujet de l’échange de corps a déjà donné lieu à un chef-d’œuvre (« La Lointaine », nouvelle de Julio Cortazar) et à un beau livre (Si j’étais vous, de Julien Green) ; on en est hélas très loin ici, la faute à un prosaïsme piteux et sans objet.
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La narration très vague rate le fantastique sexuel et existentiel, peu aidée par des dialogues calamiteux.…








