
Clap de fin. Cannes a remballé son tapis rouge. Cristian Mungiu a récupéré sa deuxième Palme d’or, et James Gray, une fois encore, est rentré les mains vides. Le cinéaste américain possède pourtant cette qualité rare : construire une œuvre, film après film. Il est mal aimé chez lui, boudé par les prix et ignoré des jurys successifs, mais heureusement le public français sait encore reconnaître un grand au royaume des tocards. Cocorico. Finalement, il fut assez peu question de pellicule lors de cette 79e édition. Du cinéma, oui, celui des postures et des concurrences de vertu. Celui où l’on monte les marches comme on monte au front, à condition que la guerre ait lieu devant les photographes et qu’elle rapporte des applaudissements au bar lounge. Une tribune-pétition lançait le Festival contre « l’emprise grandissante de l’extrême droite sur le cinéma ». Défense de rire. Voldemort ressemble désormais à Vincent Bolloré, et le logo de Canal+, au générique des films projetés, recevait des huées en guise de remerciement pour son financement.…








