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ANDRÉ BONET OU LA LUMINEUSE MAJESTÉ DE LA LITTERATURE
André Bonet est avant tout un passeur de talents. Pendant quarante ans, à compter de 1982, il a animé avec passion le Centre Méditerranéen de Littérature à Perpignan. Désormais, il est adjoint au maire de cette ville en charge de la Culture. Gaulliste revendiqué et catholique affiché, il est particulièrement attaché à l’histoire catalane et […]
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Cérémonie d’ouverture des JO 2024 : Pas si pire

On a dormi sur la Cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024. Pas pendant (on préparait des biscuits en même temps), sur. La consternation relative à l’instant t – quand même étiré sur 4 heures – s’est adoucie à la revoyure de plusieurs séquences au matin (et oui, on ne recule devant rien). C’était à bien y réfléchir, et toutes proportions gardées, un spectacle honorable dans le genre kermesse inclusive « venez comme vous êtes », quoiqu’un peu trop dilué (et pas que par la pluie). L’exercice était difficile, avec plein de figures imposées. Beaucoup de libres ont péché, mais globalement, le directeur artistique Thomas Jolly a réussi à en mettre plein la vue, surtout à ceux qui l’ont courte. 

Évacuons d’emblée, les extases wawa de la gauche culturelle et les cris d’orfraies de la droite outrée, la cérémonie n’était ni transcendante, ni sataniste. C’était tout simplement la parfaite illustration du goût petit-bourgeois de l’Empire occidental – ou plutôt d’une de ses dépendances jadis glorieuse – dans ce qui est probablement sa phase terminale (qui peut durer ad vitam, ceci dit).…

Éditorial de Romaric Sangars : Aux agents du pouvoir culturel

L’art est en danger, oui, il est piétiné, embrigadé, réduit, édulcoré, et de plus en plus incompris. Oh, pas seulement par la loi du Marché et l’impérialisme du divertissement mondial plus que jamais nécessaire pour détourner les masses hébétées et sans dieu de l’idée de leur mort prochaine. À la limite, ni Guillaume Musso ni les licences Marvel n’ont de prétention de se prendre pour des « phares » baudelairiens, tout juste à égayer la brume. Non, cela n’est pas si dramatique. Mais la contrefaçon, mais le délitement des sommets, mais l’usurpation de la grandeur par des esprits médiocres: voilà qui est impardonnable. Tout le cirque parodique du mois écoulé, ce bégaiement à l’agonie des mythologies du XXe siècle, a été l’occasion pour les « acteurs du monde de la culture », soit les agents d’ambiance du progressisme dégénératif, de se fendre de déclarations qui seraient risibles si elles ne témoignaient pas de la dégradation sidérante du niveau intellectuel au sein des milieux culturels français, pourtant subventionnés comme jamais.…

RAP contre RN : le retour des momies

Musicalement, le rap français a toujours eu 15 ans de retard sur le rap US. Idéologiquement, on est plus sur du 35 ans… Outre atlantique, le rap ne se cache plus depuis longtemps d’être une musique ultra-libérale et conservatrice, à l’image des « minorités » qui le portent : Kanye West a fait son coming-out trumpiste depuis un bail, Tyler The Creator raille la démagogie démocrate et Suicide Boys claironne son entre soi de rappeurs white trash. Evolution naturelle pour une musique qui est passée du ghetto aux stades de football en quelques années, et qui n’a jamais caché son opportunisme, tant elle est calquée sur le « capitalisme sauvage » (aka : le narcobanditisme) en vogue dans les quartiers.

En France, c’est un peu plus compliqué, car le rap a longtemps été une musique d’Etat. Sous la férule soviétique de Jack Lang, il est même devenu l’instrument premier de la propagande « ethno-différentialiste » (lol) menée tambour battant avec les ingénieurs sociaux du mitterrandisme (Sos Racisme et autres entités conçues pour entretenir la sécession des « quartiers »).…

© Kinds of Kindness
Kinds of kindness : Lanthimos déçoit encore

Le bruit courait qu’après le pachydermique Pauvres créatures, Lion d’or 2023 à Venise, Yorgos Lanthimos serait revenu à l’essence de son cinéma avec Kinds of kindness, primé pour l’interprétation de Jesse Plemons cette année à Cannes. C’est du moins ce que laissait entendre dans un entretien Willem Dafoe, acteur dans les deux films, déjà quatre rôles au compteur chez Lanthimos, puisque Kinds of kindness est un triptyque de moyens-métrages où les mêmes acteurs se retrouvent d’une histoire à l’autre dans des personnages distincts. Un seul visiblement pourvu d’une même identité résumée par ses initiales, R.M.F., passe de l’un à l’autre et de la mort à la vie, donnant une partie de son titre à chacun des trois chapitres. On aimerait dire qu’on a retrouvé le cinéaste grec à son meilleur (Alps, The Lobster), mais il est fort à craindre que ce dernier film n’entérine sa faillite définitive.…

© Illustration de Romée de Saint Céran pour L'Incorrect
1948 : la Nakba des petits commerçants
Honneur et gloire aux poivrots et joueur de PMU qui résistent et font vivre le dernier café !
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© Illustration de Romée de Saint Céran pour L'Incorrect
Gérard de Nerval : incognito
Gérard de Nerval n’a pas toujours été culte. Avant d’être panthéonisé, vaporisé en grand romantique, détaillé en notices pour Lagarde et Michard, analysé sous toutes les coutures à l’aune de ses inspirations ésotériques et de ses fulgurances néo-païennes, l’écrivain fut d’abord considéré comme mineur – on le comparait volontiers aux honnêtes artisans Petrus Borel ou […]
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© Illustration d'Ophélie Lefort
Jacques Ellul : technique du diable
Le drame du progrès, c’est que toute évolution, dès qu’elle est possible, paraît souhaitable et devient inévitable. « Croire possible le souhaitable est aussi dangereux que croire souhaitable le possible » avertissait Gómez Dávila. Rien pour faire barrage à la volonté « innovante » des uns – et la société perdit la liberté de dire […]
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