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La cage : le charme des cases en cages
En 1975, Martin Vaughn-James publie La Cage – Roman visuel. Une série de cases, une par page, avec un récitatif qui commente ce qui se passe, ou s'est passé, décrit le dessin ou parfois décrit l’inverse de ce qu’on voit, au point que le lecteur se demande s’il n’a pas la berlue, cases où n’apparaît personne, récit sans héros aucun, sinon un lieu, exploré lentement, bâtiment neuf ou délabré, selon le moment choisi par le narrateur tout puissant; et dans ce bâtiment, une chambre, avec des draps froissés qui semblent garder la trace d’un meurtre. Objet fascinant, clairement inspiré par les thèses du Nouveau Roman, La Cage, que viennent de rééditer Les Impressions Nouvelles, est un constant appel à l’intelligence du lecteur qui doit comprendre par quelles articulations on passe d’une case à l’autre, quelle est la logique de ces glissements, de ces transformations, quel est le dessin caché de ce labyrinthe.
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Métal : un genre adoubé
Hartmut Rosa remonte aux origines d’un genre, le heavy metal, dont le nom fut forgé par le pape de la beat generation William Burroughs avant de se hisser rapidement au rang de l’une des premières musiques populaires dans les années 70, ce qui explique sans doute le mépris que lui vouent encore aujourd’hui les élites. […]
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[Cinéma] Anhell69 : Un documentaire hanté
Un corbillard roule sur une route embrumée. Le cercueil à l’arrière ménage une ouverture dévoilant le visage d’un jeune homme. Une voix off résonne, lente et hypnotique, qui va dresser le portrait parcellaire d’une ville Medellín et de la frange la plus désespérée de ses habitants, jeunesse queer promise au trépas. Pour son premier documentaire sous hautes influences, de Carax à Weerasethakul, Theo Montoya frappe fort, tant le résultat convainc, ensemble et détails.
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King gizzard and the lizard wizard : Monolithe incandescent du rock franctal
C’est bizarre, l’Australie : un pays de bagnard set de scarabées gros comme des chats, dont la caution culturelle s’appelle Hugh Jackman et où il pleut régulièrement des araignées (anecdote authentique). C’est aussi le fief de ce collectif de rock progressif formé en 2010 et qui a déjà vingt-cinq (!) albums à son actif : King Gizzard and The Lizard Wizard (c’est-à-dire, littéralement : le Roi Gésier et le Lézard-Sorcier). Outre son festival d’allitérations qui délient déjà l’imagination et ses pochettes bariolées qui invitent aux ébats lysergiques, derrière ce nom joyeusement idiot se cache en fait un monolithe du rock progressif en constante vibration et perpétuelle métamorphose. Célébrée récemment par un documentaire- fleuve diffusé sur You Tube, la formation australienne prouve encore comment elle parvient à se réinventer sans cesse avec une sorte de génie effronté.
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[Cinéma] L’ascension : splendeur soviétique
On vous le répète souvent ici : le cinéma soviétique est inégalé par sa suprématie plastique et transcendantale. Et il recèle des perles rares, souvent oubliées en Occident, mais qui brillent encore de mille feux. Le chef-d’œuvre de Larisa Chetpiko, femme d’Elem Klimov (réalisateur notoire du plus grand film de guerre de tous les temps, […]
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Retour d’Yves Navarre
D’Yves Navarre, les moins de cinquante ans connaissent le nom, un titre – Le Jardin d’acclimatation, Goncourt 1980 –, quelques images – la moustache, la réputation d’écrivain homosexuel, l’engagement en faveur de Mitterrand, tout un halo fané qui recrée une époque, une ambiance, un milieu. Halo réducteur: Navarre, ce sont plusieurs dizaines de livres, une œuvre plus riche que l’image qu’elle donne, une vie trépidante dans le Paris mondain de l’époque, auquel il appartient tout en s’en sentant bizarrement exclu. De nouvelles générations de lecteurs s’intéressent aujourd’hui à lui, autour notamment de l’association des amis d’Yves Navarre qui publie des inédits et supervise un projet d’œuvres complètes chez H&O. Et voici que Frédéric Andrau publie le journal qu’il a tenu pendant deux décennies, entrecoupé de longues périodes de vide. Un document étonnant, fourmillant de noms (Duras, Rinaldi, Chazot, Bory, Robbe-Grillet, Sagan…), parfois poignant, qu’on peut lire sans forcément connaître tout le reste de l’œuvre, Figure un peu oubliée de la littérature des années 1970-1980, prix Goncourt pour le Jardin d’acclimatation, YvesNavarre ressurgit trente ans après sa mort avec un journal inédit. Un document émouvant et inattendu que nous présente son préfacier, Frédéric Andrau. PROPOS RECUEILLIS PAR BERNARD QUIRINY Retour d’Yves Navarre Entretien avec Frédéric Andrau comme une sorte de confession d’un écrivain obsédé par son œuvre (« Hors des profondeurs de l’écriture, je ne respire plus. Le temps passe bêtement et je m’en veux »), torturé par les doutes, le sentiment d’échec, l’amertume, la peur de la non-reconnaissance, la conscience de la vanité de tout, qui lui fera tenter une deuxième vie au Québec à l’automne 1989. Pas de longues entrées, peu d’épanchements, plutôt un carnet de stèles miniatures, proches du fragment, parfois des saccades de mots (« Je vais achever La Peau de quelqu’un. Roman dérisoire. Trop. Roman. Trop ») ; un document qu’il nomme, avec une ironie triste, son « album du néant ». Il ajoute: « Mon journal tenu pendant treize ans, abandonné, repris, abandonné, repris à l’occasion de journaux illustrés ne sera jamais fait que de bribes. Pas de portraits mondains, pas de relations de faits extraordinaires, mais des pulsions » – ce qui, d’une certaine manière, l’élève au rang d’objet littéraire inachevé, et ajoute à son intérêt. Rencontre avec Frédéric Andrau, qui joint au Journal une longue préface biographique sur Navarre [ ... ]
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Tir de précision
Les citoyens doivent-ils se procurer et porter des armes à feu ? L’ouvrage suggère la réponse, mais sans l’imposer : il démontre que la question est légitime. Justifications philosophiques, évolutions historiques, état des lieux juridique, le monde, la France, évidemment les États-Unis, tous les aspects sont étudiés. La préférence de l’auteur pour une libéralisation est […]
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[BD] L’homme qui en a trop vu : la trahison rédemptrice
C’est l’histoire d’un photographe de guerre qui se retrouve à filmer des séances de torture d’un groupe de soldats irakiens opérant dans les zones désertées par l’État islamique. L’histoire d’un journaliste qui a eu l’occasion de filmer ce qu’on ne doit pas voir ni dire : la manière dont les «?libérateurs?» prennent la place des […]
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