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[Cinéma] Anatomie d’une chute : Cannes dans le caniveau
Sandra (Sandra Hüller) est un écrivain célèbre du genre Angot autofictif. Allemande d’origine, elle a suivi le père de son fils, avec qui elle communique en anglais, jusqu’à un trou montagnard où ils habitent un chalet anonyme à peine fonctionnel. Semblant ne pas connaître l’existence des droits d’auteur, notre autrice vivote de traductions, alors que […]
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Le rose et le noir
Une erreur communément admise avec Barbie et Oppenheimer veut que ce soient tous deux des films. Or, avant même l’échelon inférieur de produits – et de stade ultime, poli à la puissance hollywoodienne – ce sont des idées : l’idée du film Barbie et l’idée du film Oppenheimer. Qui peuvent toutes deux se décliner en propositions contradictoires que les films feront semblant de départager : - Barbie aide-t-elle la cause des femmes ? Autrement dit, est-elle féministe ou non ? - Oppenheimer regrette-t-il que son travail ait mené à la mort des centaines de milliers d’innocents, ou pas du tout ? Le but est de rendre la thèse indiscernable de l’antithèse, la synthèse se calculant en dollars à la fin de l’exploitation. Il conviendra donc d’apporter de l’eau aux deux moulins, de donner l’illusion de (...)
La comédie populaire : une exception française en déroute ?
Les Tuches 4, Ducobu Président, Irréductibles, Joyeuse Retraite 2, Rumba la Vie… ces titres ne vous disent rien ? C’est probablement parce que vous faites partie d’une élite citadine enfermée dans sa tour d’ivoire floquée CSP+. La preuve, vous tenez L’Inco entre vos mains manucurées. Pourtant, le succès d’un certain cinéma français est encore porté […]
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Indy VS Ethan : S’en fout la mort

« Someone shot nostalgia in the back ». Prenez ces paroles de Who killed Mr Moonlight ? (Bauhaus, Burning from the inside, 1983), changez la nostalgie par l’ennui, et vous avez nos vies modernes sans continuité, avides de prothèses numériques, où l’attention a tourné depuis longtemps à la folle du logis. Un seul endroit subsiste où l’ennui existe à l’état de mines inexplorées, les salles de cinéma. Et un genre bien particulier, plus encore que les films d’auteur « prise de tête », comme disent ceux à qui il ne viendrait jamais l’idée de se la prendre justement, le cultive : les blockbusters d’été. Deux sont tombés sous nos yeux, l’un révélant sa jungle abyssale d’ennui touffu, là où l’autre plus pudique ne laissait deviner qu’un simple bosquet, en bout de course…

Avec l’âge, le prêt-à-regarder ne subsiste plus chez nous qu’à l’état de traces. On a normalement vu tous les Indiana Jones – avec un doute presque inquiétant sur le 4ème, Le Royaume de Cristal – et ne surnage qu’une scène : un patibulaire basané faisant une démonstration d’armes blanches devant Harrison Ford qui l’abattait, sans autre forme de procès, d’un coup de feu.…

[Cinéma] Les Ombres persanes : le film noir de l’été
Le cinéma iranien se porte à merveille, merci pour lui. Avec Les Ombres persanes et son argument ultra-casse-gueule (un couple découvre à Téhéran un autre couple qui lui ressemble trait pour trait), le cinéaste Mani Haghighi se joue des frontières entre les genres : pas vraiment fantastique, mais toujours à la lisière de l'inquiétant, pas vraiment satire sociale non plus, puisque les conditions relativement opposées des deux couples ne sont jamais mises en avant, Les Ombres persanes est d'abord un film qui croit à son histoire et qui veut nous y faire croire, fût-elle complètement invraisemblable. [...]
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Emma Cline : la doublure brûle
Révélée avec The Girls, à vingt-sept ans, Emma Cline est entrée dans la carrière littéraire d’une manière explosive (enchères pour publier ce premier roman traduit ensuite en 34 langues) et canonique, puisqu’elle y mettait en scène les adolescentes embarquées derrière Charles Manson, soit ce revers flagrant du rêve américain, quand le spectacle se fait sacrifice sanglant et que les utopies libertaires retournent à la barbarie primitive. Mais déjà, son approche se distinguait, caractérisée par un point de vue ultra-subjectif qu’elle ne cessera de peaufiner. [...]
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[Cinéma] Les Avantages de prendre le train : psy-show
Dans un TGV espagnol, une éditrice fait la connaissance d’un psychiatre bavard qui la captive par ses récits de monomanie. Sur cette entame bunuelienne, Aritz Moreno va procéder comme le Quichotte et multiplier les histoires se ramifiant jusqu’à plus soif dans le bizarre et le scabreux. Les Avantages de prendre le train feuillette la fiction et les identités comme du Raoul Ruiz, mais sans son charme d’illusionniste. Le baroque hésite ici entre Jeunet vicelard et Gondry adulte. [...]
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Barrès retrouvé : entretien avec Emmanuel Godo
Votre biographie paraît au moment du centenaire de la mort de Maurice Barrès. Quel constat tirer de cet événement ? Barrès est le grand absent de notre mémoire littéraire. Mon livre est d’abord un travail de justice. Précédée de clichés qui en empêchent la bonne compréhension, l’œuvre de Barrès supporte la comparaison avec celle des plus grands écrivains de notre langue. La phrase barrésienne est capable de faire tenir dans ses accords l’ironie la plus décapante et le lyrisme le plus évocateur. Proust disait de ce maître qu’il y a chez lui des changements de ton qui n’existent qu’en musique. À force d’entendre les cuistres et les demi-savants dénigrer le nom de Barrès, il fallait faire une mise au point très ferme. Cette monographie est le fruit de trente-cinq ans de travail. J’ai soutenu ma thèse de doctorat en 1995 à l’Université de Lille III sur la Venise de Barrès, j’ai écrit des dizaines d’articles. Barrès est un écrivain très complexe, notamment dans le rapport inédit qu’il a construit entre la littérature et la politique. Après toutes ces années de recherche, je pense disposer d’une vision assez complète de ce formidable inventeur de formes. [...]
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