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© François Berthier
Michel Houellebecq réplique : le grand entretien (1/4)
Rarement Houellebecq aura été aussi direct et sincère. Éprouvé par une année d’éclats médiatiques ne l’épargnant guère?: dénigré par Ernaux lui ayant ravi le Nobel, piégé par des pornographes néerlandais, menacé de procès par des imams, désigné à la vindicte citoyenne par Libé, amalgamé au pire dans deux petits pamphlets de gauche successifs, lâché par Onfray, on a beau être le plus célèbre écrivain français vivant, il y a des moments où l’on sature. Alors Houellebecq a trouvé nécessaire de répliquer, en usant de l’arme qu’il maîtrise bien mieux que ses adversaires?: la littérature. Avec Quelques mois dans ma vie, petit brûlot troussé en deux semaines pour imposer sa version des choses, Houellebecq livre son texte le plus personnel (en dehors de sa poésie) et sort d’un long silence médiatique. L’occasion pour L’Incorrect de faire le point avec lui sur le déclin de l’Occident, la vogue des Michel et mille sujets périphériques. [...]
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Éditorial culture de Romaric Sangars : Retour au rez-de-chaussée

Au Havre, square Claude Érignac, a été installée la « narrow house » – la maison étroite, œuvre du « sculpteur » autrichien Erwin Wurm. J’ai appris ça par les curieuses suggestions des algorithmes. Ayant délaissé l’art conceptuel pour mettre en scène des objets banals dans une direction absurde, et directement en prise avec la rue, Herr Wurm a donc construit cette maison difforme, laide, d’une aberrante étroitesse, semblant sortie d’un dessin animé, pour exprimer et faire partager aux passants le sentiment d’angoisse que l’étroitesse d’esprit de ses géniteurs lui imposa durant son enfance. Outre qu’on se fiche totalement de ses petits traumas, ce qui étonne dans sa démarche, après une longue trajectoire conceptuelle, c’est son désolant premier degré. On y voit un nouveau symptôme flagrant de la désymbolisation régressive : pour faire sentir l’étroitesse, on enferme le spectateur dans un truc étroit. Habile. Wurm, afin de raconter demain le douloureux souvenir d’un viol dans les vestiaires, va-t-il tenter d’enculer directement le curieux ?…

Que notre joie demeure : le cœur chrétien à la lumière du père Hamel
Pour tous les lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter brièvement ? Je suis une productrice âgée de 47 ans ayant réalisé une quinzaine de films portant majoritairement sur des thématiques militaires et chrétiennes. Je suis ce qu'on qualifie d’« hors système », c'est-à-dire que je ne perçois aucune subvention de l’État et que je dois donc me débrouiller toute seule pour réaliser mes films. Comment vous est venue l’idée de réaliser un film sur le père Hamel ? L’attentat islamiste commis envers le père Hamel m’est apparu comme un déclic. Je me suis même rendue au village de Saint-Étienne du Rouvray le jour de l’assassinat car j’étais profondément blessée en tant que catholique. Même si je ne connaissais pas personnellement le prêtre, je me suis sentie immédiatement concernée et je me suis promis de réaliser un film pour lui rendre hommage. [...]
[Cinéma] Camila sortira ce soir : catéchisme féministe
Une jeune féministe à moue boudeuse permanente intègre un lycée catholique à Buenos Aires. Elle papillonne entre un tatoué sensible et une beauté fatale, joue de la mini-lame contre des aryens harceleurs, et improvise un happening-FEMEN pro-choice en pleine représentation scolaire de la Passion. Tract anti-patriarcal déguisé en Fureur de vivre mollassonne, Camila sort ce soir fait penser à la série Beverly Hills revue par le jeune Pablo Larrain : chic et toc. [...]
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[Cinéma] Sick of myself : comique troupier
Pour exister face à son petit ami artiste, une serveuse décide de s’auto-intoxiquer afin d’attirer l’attention sur elle. Critique puritaine du narcissisme à l’heure d’Instagram, Sick of myself prend le prétexte d’une comédie soi-disant grinçante pour se vautrer dans les grandes largeurs. L’obstination de l’héroïne devient celle du réalisateur Kristofer Borgli, lequel, ne pouvant plus quitter le bateau d’un film démarré sur une idée discutable – illustrer l’expression « crier au loup » – décide de le rendre le plus mauvais possible. [...]
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[Cinéma] L’Improbable voyage d’Harold Fry : odyssée britannique
Harold Fry, retraité anglais, reçoit un matin une lettre d’une vieille amie lui annonçant sa mort prochaine. Surpris par cette annonce, Harold décide de lui répondre par la même voie avant de préférer finalement la rejoindre directement, espérant par là lui sauver la vie. Ce film est un appel à prendre la tangente sur un coup de tête. [...]
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Les critiques musicales de mai
LA FAVORITE FOREVER MEANS, ANGEL OLSEN, Jagjaguwar, 21 € Adolescent, avant que je sache vraiment ce que voulait dire le mot misogyne, c’est-à-dire avec l’innocence d’un garçon qui tire les couettes des petites-filles de la même façon qu’il ferait des croche-pieds à ses camarades qui lui voleraient le ballon, je n’écoutais presque aucune chanteuse. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi. Désormais, je ne tire plus les cheveux et j’essaye d’éviter de bousculer mes congénères. Mieux : j’écoute de plus en plus les femmes chanter. Je me fais bien voir dans les bars en le disant assez fort pour être entendu à la table d’à côté, où une jeune fille plutôt mignonne a l’air de laisser traîner une oreille de mon côté. Depuis son magnifique précédent album Big Time, ma préférée est Angel Olsen. Avec cette voix voilée, tragique et suave, qui touche les aigus des cristaux tristes, elle donne le blues avec une country sophistiquée qui sent le whisky laissé sur une table en bois toute une nuit et qu’on découvre au petit matin avec des souvenirs épars et des regrets divers. La voici revenue avec un cinq titres merveilleux où elle ajoute à sa palette un air jazz qui rappelle les ambiances du Samourai de Melville. Emmanuel Domont [...]
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[Cinéma] L’Amour et les forêts : jusqu’à la gourde
Prototype du film « puissant », L’Amour et les forêts se donne une rare et dure mission, vraiment courageuse dans nos temps patriarcaux, celle de dévoiler l’emprise au sein d’un couple lambda, bêtement heureux avant que n’éclate la volonté de contrôle de Monsieur (que celui qui a pensé Madame prenne la porte !) et avec elle peur, douleur, malheur. Le conte de fées y est passé à l’émeri de la masculinité toxique qui sommeille dans chaque brave gars, les meilleurs l’ignorant, les pires y succombant (c’est-à-dire à peu près tous, si l’on en croit le cinéma français). [...]
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