
Rien de pesant, ni de professoral, d’ennuyeux ou de lourdement didactique; rien d’étroitement militant ou de seulement superficiel, Éducation minimum possède la forme du fond qu’il prétend exalter : c’est léger et profond, ironique et pertinent, varié et cohérent, désinvolte et combatif – bref, français, au sens exemplaire du terme. De Bardot à Bloy, de Céline à Fanny (Ardant), du catholicisme à l’élégance, d’Evola à Spengler, Jean-Pax et Raspail, la messe qui doit rester en latin et le surpoids rare, l’éloge de La Grande Bellezza et de James Bond, pourquoi les bonnes manières sont punks et la Résistance historiquement de droite : tous ces thèmes sont traités par Florac avec brio, dans un style alerte et racé, alternant des traits cinglants, des méditations-éclairs, des envolées lyriques, des démolitions en règle et des conclusions folles de panache. Le tout est illustré par les dessins de Saint Céran aux lignes élégantes et aux mises en scène frappantes ou cocasses, lesquels ajoutent encore à la légèreté chic qui caractérise le recueil.…








