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Sélectron : le génie de Spielberg en cinq films 
5 - West Side Story (2021) On n’y croyait pas vraiment, et pourtant Spielberg, à presque 75 ans, atomise la concurrence et se paye le luxe de réaliser un meilleur film que Robert Wise. Véritable ode au cinéma, West Side Story est un spectacle total, un pur dispositif, éclairé comme jamais par l’immense Janusz Kaminski, sculpteur de lumière officiel du plus grand réalisateur. Un ravissement. [...]
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Spielberg : le testament d’un monstre

Tout cinéphile connaît la citation qui ouvre Le Mépris : « Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs ». Elle pourrait tout aussi bien ouvrir le dernier opus de Spielberg. Si un cinéaste au monde a compris cette injonction à la fois simple et énigmatique, c’est bien lui, dont l’œuvre ne cessa de jouer avec cette double fonction : substitution et accord. Après quoi, le chaos originel reprend forme.

Blockbusters intimes

Si Spielberg s’est traîné si longtemps une réputation de cinéaste manichéen et pétri de bons sentiments, c’est autant à cause de la myopie des critiques qu’en raison de sa propre habileté à dissimuler derrière une apparente légèreté un ton plutôt désespéré, voire carrément torturé. Ceux qui connaissent la biographie de Spielberg retrouveront sans surprise les grandes étapes traumatiques de sa vie dans The Fabelmans, mais la plupart sont déjà incluses dans son œuvre et de façon plus subtile : le divorce (E.T.

[Cinéma] The Fabelmans : lumineux
The Fabelmans, c’est-à-dire, littéralement : « La Famille Fable », voici un projet que Spielberg caressait depuis 20 ans : raconter sa vie dans une autobiographie romancée qui serait également une déclaration d’amour au cinéma. Après Ready Player One, hommage à l’enfant qu’il fut, West Side Story, hommage déclaré à son père, The Fabelmans est d’abord le portrait d’une mère rêvée (Michelle Williams, parfaite) à la fois muse, initiatrice, et corruptrice du monde parfait de l’enfance – puisque c’est en découvrant sa relation avec le meilleur ami de la famille que le jeune Sammy, avatar de Spielberg, perd ses illusions. On suit les péripéties que connaissent par cœur ses admirateurs : le fameux premier court-métrage où Spielberg pulvérise une maquette de train, les migrations intempestives à travers les États-Unis pour suivre un père ingénieur appelé par une carrière dans l’informatique alors en plein essor, et sa judéité complexée – mais magnifiée grâce à un grand-oncle rocambolesque (et un peu cliché). [...]
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Les critiques littéraires de février
NOUVEAUX POÈTES ANGLAIS L’ÎLE REBELLE, ANTHOLOGIE DE POÉSIE BRITANNIQUE AU TOURNANT DU XXIè SIÈCLE, Choix et traduction de MARTINE DE CLERCQ, préface de JACQUES DARRAS, Poésie/Gallimard, 560 p., 15 € Qu’en est-il de la poésie outre-Manche depuis ce début du XXIe siècle ? L’état des lieux est d’autant plus intrigant, pour nous, que la poésie […]
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Les impostures littéraires à la mode
Aurélien Bellanger : le bot Wikipédia  Souvenez-nous : à une lointaine époque, un romancier exigent passait des mois, voire des années à effectuer des recherches lorsqu’il s’attaquait à un sujet donné. Aujourd’hui, vous pouvez tout à fait vous passer de ce genre d’effort : Wikipédia vous permet de contourner à peu près toutes les recherches […]
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Psychotic Monks : transe post-punk
Psychotic Monks, ce sont deux amis, Arthur Dussaux et Martin Bejuy, bientôt rejoints par Clément Caillierez, puis par le petit frère d’Arthur, Paul, qui décident d’envisager le rock sous l’angle de l’improvisation collective, de l’expérience pure, du délire sonore. À la suite de Sonic Youth, ils incarnent une fièvre, une incantation, ou une indolente dérive sur un fond furieusement bruitiste, jusqu’à frôler la musique industrielle, et cette audace fait plaisir à entendre. [...]
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[Cinéma] La Femme de Tchaïkovski : au cœur des ténèbres
La Femme de Tchaïkovski, sur le papier, a tout du projet agaçant. Parce qu’il se propose de porter sur un personnage historique, le compositeur Piotr Tchaïkovski, un point de vue « singulier », celui de sa femme Antonina Milioukova, qui a connu un destin tragique (Tchaïkovski, étant gay comme un pinson, s’en est essentiellement servi comme faire-valoir auprès de la haute-société). On s’attendait donc à un énième moratoire fustigeant la méchante classe dominante masculine (fût-elle homosexuelle) et s’attendrissant de manière pataude sur le tragique martyre des « femmes de ». Il n’en est rien. Car le réalisateur de cette œuvre dantesque n’est autre que Kirill Serebrennikov, l’homme qui défraya la critique avec La Fièvre de Petrov, hallucinante déambulation nocturne dans l’inconscient maladif de la Russie. Comme les maîtres dont il se réclame (et en particulier Alexeï Guerman, tsar du réalisme magique), Serebrennikov vient du théâtre et il en ramène cette fascination pour la pure mise en scène, pour le déploiement opératique des corps, pour la chair de ses acteurs. [...]
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[Cinéma] Domingo et la brume : joliesse soporifique
Dans le Costa Rica profond, un veuf pas commode résiste à l’expropriation menée par une société d’autoroutes, cependant qu’un brouillard fantastique doté d’une voix de femme s’insinue partout. Domingo et la brume ressemble à un modèle déposé de film d’auteur sud-américain sous double influence d’Apichatpong Weerasethakul (Memoria) et John Carpenter. La sauvagerie y est maintenue latente par la torpeur et une succession de plans qui guettent en vain quelque chose dans l’invisible. [...]
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