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[Cinéma] The Fabelmans : lumineux

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Publié le

22 février 2023

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Dans The Fabelmans, Spielberg raconte sa vie dans une autobiographie romancée qui est également une déclaration d’amour au cinéma. Un film lumineux et émouvant à ne pas rater.
Fabelmans

The Fabelmans, c’est-à-dire, littéralement : « La Famille Fable », voici un projet que Spielberg caressait depuis 20 ans : raconter sa vie dans une autobiographie romancée qui serait également une déclaration d’amour au cinéma. Après Ready Player One, hommage à l’enfant qu’il fut, West Side Story, hommage déclaré à son père, The Fabelmans est d’abord le portrait d’une mère rêvée (Michelle Williams, parfaite) à la fois muse, initiatrice, et corruptrice du monde parfait de l’enfance – puisque c’est en découvrant sa relation avec le meilleur ami de la famille que le jeune Sammy, avatar de Spielberg, perd ses illusions. On suit les péripéties que connaissent par cœur ses admirateurs : le fameux premier court-métrage où Spielberg pulvérise une maquette de train, les migrations intempestives à travers les États-Unis pour suivre un père ingénieur appelé par une carrière dans l’informatique alors en plein essor, et sa judéité complexée – mais magnifiée grâce à un grand-oncle rocambolesque (et un peu cliché).

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Quant à la vocation cinématographique de Spielberg, elle n’est pas tant prétexte à un déroulé autobiographique qu’à une réflexion sur le caractère versatile des images, et sur la toute-puissance – forcément dangereuse – du réalisateur. Constat qui culmine lors de la très belle scène où, alors lycéen, Sammy glorifie son harceleur dans un film de fin d’année qui ressemblerait presque à du Leni Riefenstahl. Après la démonstration de virtuosité que fut West Side Story, Spielberg semble s’être assagi et The Fabelmans vaut aussi pour son étonnante humilité, pour sa mise en scène apaisée – qui culmine tout de même en rendant tour à tour hommage à Hitchcock, Antonioni et surtout à John Ford, son maître, qui fera une ultime apparition goguenarde sous les traits de David Lynch – comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Un film-testament qui se termine sur un clin d’œil après nous avoir émus aux larmes pendant plus de deux heures. Du pur Spielberg, en somme.


THE FABELMANS (2h31), de STEVEN SPIELBERG, avec Michelle Williams, Gabriel Labelle, Paul Dano, Chloe East, en salles le 22 février

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