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Rencontre avec David Omand, James Bond « in real life »

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Ancien directeur du département britannique du renseignement électronique, David Omand nous a fait l’honneur de répondre aux questions de L’Incorrect. Grand entretien.

 

Depuis l’époque où vous étiez directeur du GCHQ, dans les années 1990, comment percevez-vous l’évolution du monde du renseignement ?

 

Je suis devenu directeur du GCHQ, le département britannique de renseignement électronique, peu de temps après la fin de la guerre froide. Les besoins en termes de renseignement évoluaient radicalement, de la priorité donnée aux informations sur l’Union Soviétique et les forces armées et équipements du Pacte de Varsovie jusqu’aux priorités nouvelles concernant l’émergence de groupes terroristes, la prolifération des armes de destruction massive et le crime organisé international. L’urgence était de développer le renseignement tactique à propos des individus qui souhaitaient nous nuire : identité, localisation, mouvements, moyens de financement et intentions. Dans le même temps, la révolution numérique de l’Internet prenait tout juste forme, largement conduite par le secteur privé et offrait des opportunités nouvelles d’obtenir des informations sur ces nouvelles cibles.…

Italie : il y a quarante ans, Aldo Moro était assassiné
Le 9 mai 1978, les terroristes communistes des Brigade Rouges assassinaient Aldo Moro, Président du parti de la Démocratie Chrétienne, après un enlèvement de 55 jours et l’exécution des cinq policiers qui assuraient sa protection. Encore aujourd’hui les célébrations pour cette tragédie humaine et politique alimentent des discussions sur la scène médiatique.
Ô Jérusalem !
Au mitan de ce mois de mai 2018, l’ambassade des États-Unis en Israël devrait déménager à Jérusalem. Trump souhaite que ce transfert se fasse en coïncidence avec le 70e anniversaire de la naissance de l’État juif. La décision, annoncée en décembre 2017, a été mal comprise en France, donnant lieu à polémique. La mécompréhension française, médiatique surtout, quant à une décision pourtant antérieure à la présidence Trump, tient à un autre malentendu au sujet de celle de l’évangélisme comme acteur de la vie politique américaine. Ainsi, la question religieuse est au cœur de la décision actée par Donald Trump, même si elle n’en est pas la seule cause, puisque la présence de l’ambassade américaine dans les murs de la capitale d’Israël est logique. Au sein des évangélismes, ce transfert répond aussi à l’influence du sionisme chrétien sur la politique américaine.
Trump : make pop great again ou la démocratie d’irréalité
Série documentaire en quatre parties, Donald Trump, un rêve américain est une production de la chaîne britannique Channel 4, diffusée en France sur Netflix. Ce véritable film de quatre heures réalisé par Barnaby Peel lève le voile sur l’un des hommes les plus puissants du monde contemporain, convoquant de nombreux témoins : amis, ennemis, journalistes ou cadres des diverses sociétés de Donald Trump. Un témoignage édifiant, servie par de nombreuses images d’archives et une excellente réalisation, retraçant quarante ans de vie publique d’un homme finalement plus mystérieux qu’il n’y paraît. Donald Trump est un sujet d’étude proprement fascinant pour l’observateur avisé. Il est bien plus qu’un phénomène strictement politique, étant à lui seul le corps d’emprunt et le véhicule fantasmagorique de quarante ans de pop culture. Sa vie toute entière se confond avec l’émergence des nouveaux médias et les époques qu’il a traversées, figure tutélaire de l’avènement du bling-bling, de la toute puissance de la télévision, authentiquement inauthentique quand d’autres se contentent le plus souvent de n’être qu’inauthentiquement authentiques. La réalité de Donald Trump apparaît comme irréelle. L’actuel Président des Etats-Unis, du reste, a tout d’un personnage de comic book. Sa tenue et sa carrure sont semblables à l’allure générale du Caïd, Némésis de Daredevil et adversaire récurrent de l’homme araignée : grand, fort, toujours vêtu d’un costume sombre deux pièces siglé de ses propres initiales – qu’il vente ou qu’il neige -, quelques bijoux en or relativement discrets. Une caricature d’homme d’affaires new-yorkais. Mieux, une synthèse. Quoi de mieux pour comprendre Donald Trump que de se plonger dans le documentaire en quatre parties que lui consacre Netflix ? A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
Maghrébins ou Tchétchènes, les néo-français islamistes tuent

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La semaine politique de L’Incorrect

Samedi 12 mai 2018. Une nouvelle date sombre dans l’histoire contemporaine de la France. Alors que les amateurs de l’Eurovision assistaient à une nouvelle déconvenue pour la chanson française – le duo Monsieur Madame ayant lamentablement échoué en dépit d’une œuvre de circonstances suintant les bons sentiments frelatés par tous les pores, genre d’hymne aux migrants clandestins d’une naïveté confondante -, les Parisiens étaient encore confrontés à l’horreur islamique. Naturalisé français en 2010 et fiché S, le fils de « réfugiés » d’origine tchétchène Khamzat Asimov poignardait au nom d’Allah plusieurs passants dans le 2ème arrondissement, tuant au passage un jeune homme innocent de 29 ans.

 

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Immédiatement, le cortège des paons et des experts s’est fait bruyamment remarquer. Il fallait, comme pour tout attentat, se distinguer en présentant un point de vue original, fût-il absurde et indécent.…

Trump et la diplomatie du tourbillon

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On voudrait bien défendre Donald Trump contre ses innombrables détracteurs, mais force est de constater que sa diplomatie est toujours aussi brouillonne. L’intéressé entend faire passer son improvisation pour de l’imprévisibilité, comme s’il était le seul à comprendre les contradictions de sa propre politique étrangère.

 

Après le transfert du peu diplomate Mike Pompeo depuis la CIA jusqu’au Département d’État, la promotion de sa première adjointe, la très controversée Gina Haspel, à la tête des services secrets américains et la nomination du particulièrement faucon John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale, Donald Trump a encore durci son équipe diplomatique. Un jeu de chaises musicales d’autant plus surprenant qu’il est intervenu au moment où le président américain se décidait à faire des gestes d’ouverture. Au bout de plusieurs mois d’invectives, il déclarait soudainement vouloir rencontrer Kim Jong-un, l’héritier du royaume communiste de Corée du Nord.…

L’Incorrect

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