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Élections générales en Espagne : le blocage, encore et toujours
Les électeurs espagnols ont été appelés aux urnes pour les quatrièmes législatives en quatre ans. À chaque scrutin, la droite sociale se rapproche de plus en plus du pouvoir. Désormais, elle pèse un poids suffisant pour être représentée au gouvernement. Mais dans un paysage politique totalement archipellisé et instable. L’échec socialiste et la gauche « radicale » en recul En laissant une situation de blocage se perpétuer, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) espérait améliorer nettement ses résultats des élections générales anticipées du 28 avril 2019 en profitant d’un nouveau scrutin national. Son objectif était clair : détruire l’opposition de gauche et s’imposer clairement face à ses adversaires de droite. Pour cela, il lui fallait obtenir mieux ce 10 novembre 2019 qu’il y a six mois – au moins 130 sièges de députés sur 350, contre 123 précédemment. Pourtant, il n’en a rien été : avec 120 sièges ce 10 novembre, non seulement le PSOE n’améliore pas son score d’avril dernier mais recule sensiblement (environ 800 000 voix perdues). Son pari est donc manqué et il lui sera encore plus difficile de gouverner aujourd’hui que cela ne l’était il y a six mois [...]
Un musulman de Copenhague menace d’égorger la Reine
« Je couperais la tête de la reine [Margrethe II] et de toute la famille royale [danoise]. Je vous préviens tous et je ne choisirais rien d’autre que la gorge ». La police danoise a aussitôt interpellé l’auteur de cette déclaration publiée sur le réseau social Facebook, un musulman résidant à Copenhague.
Trente ans après, la Russie éternelle incomprise
Etonnante stabilité allemande. Après le règne de Kohl (1982-1998) et le septennat Schröder (1998-2005), « Angélique » Merkel inaugure sa quinzième année au pouvoir. Ironie de l’Histoire, c’est à elle que revient l’honneur de fêter les 30 ans de la chute du mur de Berlin. Mouvement populaire auquel elle n’a pas participé ; préférant taire ses opinions plutôt que de compromettre sa carrière de fonctionnaire de la RDA. Ce n’est qu’en décembre 1989 et surtout en 1990 qu’elle se décide à participer à la démocratisation de l’Allemagne de l’Est, avec un succès foudroyant. [...] Retrouvez cet éditorial dans le dernier numéro de L'Incorrect et en libre accès pour les abonnés ?
La famille immigrée que la Pologne avait refusé de livrer aux services sociaux suédois est rentrée en Russie
Le Russe Denis Lisov et ses trois filles, qui avaient fui en avril dernier les services sociaux suédois et tenté de rejoindre la Russie par la Pologne, sont rentrés dans leur pays dimanche matin. Si les autorités polonaises ne leur ont pas accordé l’asile – qui n’avait été demandé que pour empêcher le renvoi immédiat en Suède de Sofia, 12 ans, de Serafina, 6 ans, et d’Alisa, 4 ans –, la justice polonaise, après avoir rejeté en juillet le mandat d’arrêt européen émis par Stockholm, a autorisé leur départ. Les autorités suédoises accusaient ce père chrétien orthodoxe d’avoir enlevé ses filles qui avaient été confiées à une famille arabo-musulmane résidant à 300 km du lieu de résidence de Denis Lisov et de son épouse. La justice polonaise, après avoir examiné l’affaire et constaté l’attachement des trois filles à leur père et le fait que celui-ci n’avait jamais été formellement privé de ses droits parentaux en Suède, a cependant estimé que les droits fondamentaux de cette famille étaient menacés. Et puisque la mère des trois filles, dont les troubles psychiques avaient été à l’origine du placement des trois jeunes Russes en famille d’accueil, ne s’opposait pas à leur retour au pays, les autorités polonaises n’avaient aucune raison de s’opposer à leur départ. En effet, si l’asile leur a été refusé en Pologne, c’est justement parce qu’il n’y a aucune raison de penser que les droits fondamentaux de cette famille seraient menacés en Russie où Denis Lisov n’est pas poursuivi et n’a jamais fait l’objet de persécutions politiques. En Pologne, la famille Lisov a pu bénéficier du soutien actif de l’ambassade de Russie, mais également de l’organisation polonaise d’avocats pro-vie et pro-famille Ordo Iuris ainsi que du médiateur polonais des droits des enfants. Face au mandat d’arrêt européen émis par la Suède, le parquet polonais avait pris la défense de Denis Lisov et demandé le rejet de la demande suédoise.
Élections : des gauches, des droites et un blocage espagnol
Ce dimanche, les électeurs espagnols sont appelés aux urnes pour la troisième fois cette année et pour la quatrième fois en quatre ans afin d’élire leurs députés et sénateurs. Ces élections anticipées, symbole de la crise institutionnelle que traverse le pays, pourraient maintenir Madrid dans l'impasse politique [...]
Benjamin Blanchard : « Liban : Tenterait-on de récupérer ce mouvement ? »
Directeur général de SOS Chrétiens d'Orient, Benjamin Blanchard revient du Liban où une antenne de l'association est implantée. L'occasion d'observer un mouvement de protestation inédit dont les risques de récupération par des puissances étrangères inquiètent, dans un pays malheureusement habitué à une ingérence étrangère. Vous revenez du Liban, qu'elle est la situation des manifestants à l'heure actuelle ? Je suis en effet revenu du Liban il y a quelques jours. Les rues sont inondées de manifestants, toutes confessions confondues et un sentiment d’exaspération général vis-à-vis de toute la classe politique se dégage de l’ensemble des participants. De Tyr, dans le sud du pays, jusqu’à Tripoli, au nord, la volonté est la même : En finir avec cette caste dirigeante, vieillissante et corrompue aux yeux des Libanais. J’ai cependant été très étonné de voir toute la nourriture, les matériels de sonorisation, les installations et tous les moyens qui ont très vite mis en place. Et je n’étais pas le seul. Plusieurs de mes amis libanais qui sont descendus dans les rues depuis le début des manifestations se font le même constat : Qui fournit autant de moyens pour soutenir ce soulèvement populaire ? Certains s’inquiètent légitimement. Tenterait-on de récupérer ce mouvement ?
Mort du Calife Ibrahim
Abou Bakr Al-Baghdadi a été tué au cours d’une opération des forces spéciales américaines le samedi 26 octobre. Cette ultime victoire contre le Califat islamique permet à Donald Trump de s’offrir un retrait glorieux de Syrie. [...] Retrouvez cet article en libre accès sur le site de L'Incorrect.
Liban : derrière la révolution WhatsApp, des problèmes structurels
« Thaoura », crient les Libanais dans la rue depuis jeudi 17octobre. Déclenchée par l’annonce impromptue d'une nouvelle taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp, la révolte couvait en réalité depuis longtemps pour des raisons structurelles, estime Luciana Zanettacci, professeur de français à Beyrouth, qui insiste sur le caractère unitaire du mouvement dans un pays communautarisé. Ce qui frappe au premier abord, c’est le décalage entre ce qu’exprime la population et ce que perçoit la classe politique de ce mécontentement. Ce sentiment se retrouve sous la plume de Joseph Bahout, chercheur du programme Canergie pour le Moyen-Orient dans le média Orient XXI qui évoque un « déni total [du gouvernement] par rapport à la gravité de la crise malgré l’ampleur du mouvement ». Un mouvement qui n’est d’ailleurs pas compris et traité superficiellement dans les médias français. La « révolution WhatsApp », comme elle a été nommée, ne semble pas intéressante puisqu’elle n’offre pas le sensationnalisme recherché en termes de morts et de violence, la « corruption » et la « crise économique » ne faisant plus réagir personne.

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