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Sánchez: la nouvelle coqueluche de l’Union européenne
Le 2 juin, après une motion de censure votée contre Mariano Rajoy, le président du gouvernement conservateur depuis 2011, le socialiste Pedro Sánchez devenait chef de l’exécutif. C’était la première fois depuis 1978 qu’une telle manœuvre parlementaire était couronnée de succès. Depuis les grandes manifestations féministes du 8 mars dernier, le chef du gouvernement savait que la composition de son cabinet serait scrutée de près: il a donc désigné deux femmes pour un homme (record mondial), dont beaucoup sont placées à des postes-clés – Carmen Calvo à la vice-présidence, Margarita Robles à la Défense, María Jesús Montero aux Finances, Nadia Calviño à l’Économie, etc. Comme s’il voulait prendre le contre-pied du Conseil italien, Pedro Sánchez n’a cessé [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
L’OTAN derrière le paravent
Le dernier G7 de Charlevoix au Québec a, selon beaucoup d’observateurs, brisé « la cohésion du bloc occidental ». Que les grands sommets internationaux soient des spectacles où chacun se met en scène n’est pourtant pas nouveau. Du Camp du drap d’or aux foucades de Khrouchtchev, l’histoire n’a été qu’une suite de drames. MM. Trump, Trudeau, Macron, et tout le reste de la petite troupe, ont ceci de moderne qu’ils se regardent dans une télé-réalité grandeur nature. Chacun peut commenter la marque laissée par M. Macron sur la main de M. Trump ou rire en regardant tomber les faux sourcils de M. Trudeau. La photo d’Angela Merkel, les deux mains sur la table, est déjà « entrée dans l’histoire ». Mais, tandis [...] A lire dans le nouveau numéro et en ligne pour les abonnés.
Anniversaire : 50 ans des « fleuves de sang »
Il y a cinquante ans, cinquante ans déjà, qu’Enoch Powell nous avertissait sur les dangers de l’immigration de masse. Son discours dit « populiste », nous interpelle, et nous appelle à réagir. En 1968, alors que le Parlement britannique se penche sur la Race Relations Bill, empêchant les discriminations sur des fondements ethniques, le député conservateur Enoch Powell, prononce un discours devant des conservateurs, que l’Histoire retiendra sous le nom de discours « des fleuves de sang ». Il y condamne l’arrivée d’immigrés sur le sol britannique et dénonce les dangers inhérents à ce phénomène. À en croire Enoch Powell, la mission essentielle de l’homme engagé en politique serait d’anticiper l’avenir, pour éviter les catastrophes futures. Cette dénonciation virulente de l’immigration s’inscrit dans la logique des discours populistes.
La Grande Muraille d’Amérique
Ce mur est à Trump ce que la pomme était à Chirac. Un objet arrivé là un peu par hasard, mais qui symbolise le programme et finit par rassembler un électorat. Bien plus qu'une solution technique pour stopper les migrants, il pourrait symboliser le changement doctrinal des Etats-unis au sujet des relations à tenir avec ses voisins. Détrompez-vous tout de suite, nous ne parlons pas d'un simple mur, il s'agit d'une majestueuse muraille. Sa présence dans la campagne électorale trumpienne a été constante, son électorat y veille, ses détracteurs pleurent quand on la mentionne. Le président américain est beaucoup moins chauvin quand on s'attarde un peu sur sa pensée, sa muraille est une imitation de la grande muraille de Chine. René Girard aurait dit que nous sommes devant un cas de désir mimétique. Lire aussi : Jair Bolsonaria, Trump de l'Amérique du Sud Le voisin du sud a élu récemment Andrés Manuel López Obrador et les deux hommes se sont déjà parlés. L'observateur inattentif dirait que tout sépare ces deux figures absolument charismatiques mais il aurait tort. Suite à découvrir dans L'Incorrect et en accès abonné.
Vers la fin de l’ultramontanisme ?
Le pape François a l’art des formules chocs, surtout en matière politique lorsqu’il livre ses commentaires sur des sujets qu’il aborde très superficiellement. « Ce n’est pas facile, mais le populisme n’est pas la solution », a-t-il récemment affirmé à propos de la crise européenne des migrants. Le pape a ensuite ajouté que les populistes « créaient une psychose » sur les questions migratoires, alors même que l’Europe vivait « un grand hiver démographique » et avait besoin, en conséquence, de plus d’immigrants. Car, affirme-t-il, sans immigration, l’Europe « deviendra vide ». « Vous ne pouvez pas rejeter les gens qui arrivent », conclut-il dans son interview à Reuters (20 juin). De tels propos ne sont malheureusement pas isolés mais forment la trame de plus en plus nette de sa pensée en matière de politique migratoire. Nulle part n’est évoqué le droit à la continuité historique des nations, ni la légitimité d’une politique de régulation des flux migratoires, pourtant mentionnée par le catéchisme de l’Église catholique (n° 2241). En Europe, une frange importante du monde catholique, se sentant incomprise d’un pape peu habitué aux subtilités européennes, va peut-être finir par abandonner sa tradition ultramontaine pour retrouver son penchant gallican. Que signifie être ultramontain ? C’est regarder (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Jean-Baptiste Guégan : « Le football est une industrie financiarisée du spectacle »
Le football reflète les problématiques sociales, économiques, mais aussi géopolitiques. Jean-Baptiste Guégan, spécialiste français en la matière, éclaire notre lanterne. Quels sont les investisseurs du football aujourd’hui ? Aujourd’hui, le football est une industrie financiarisée du spectacle. Ce n’est plus un sport mais une économie comparable dans une certaine mesure à celle de la musique, mais avec des transferts de fonds qui dépassent toute mesure. Si l’on regarde le poids du foot français on est sur 1 % du PIB, et des investissements qui se comptent en milliards d’euros. On trouve les acteurs traditionnels du football classique, c’est-à-dire des PME, de riches propriétaires, etc. Mais depuis que le foot s’est globalisé de nouveaux acteurs apparaissent, en particulier des fonds d’investissement, comme à Lille ou au Milan AC. Ils sont arrivés là, comme les oligarques russes ou les tycoons asiatiques ou américains, attirés par des perspectives de rentabilités très élevées avec un risque faible, même en considérant l’aléa sportif. En investissant 3 ou 4 millions dans un joueur, vous pouvez le vendre 20 ou 30 quelques années plus tard ! Aucune autre activité ne le permet. On est dans une économie inflationniste avec de fortes plus-values, et surtout quasiment aucun risque parce que les tarifs montent tous les ans. Et en plus c’est médiatique, donc vous pouvez avoir une petite exposition. Et il y a une autre raison : vous pouvez faire un (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Erdogan et le Califat

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La nuit ne finissait pas, elle ne finissait plus. Il a gagné. Il a écrasé ses adversaires. C’est la démocratie mon vieux! Partout dans le monde les Turcs ont inondé les rues, le vote du 24 juin avait permis la réélection de leur cher Erdogan. La Turquie fut donnée comme exemple, maintes fois, les pays musulmans pouvaient très certainement adopter une architecture semblable à celle produite en Europe, ils pouvaient se moderniser, ils allaient le faire.

 

Lire aussi La ville éternelle reçoit le grand sultan

 

Le fondateur de l’État turc moderne, Mustafa Kemal, essaya de se débarrasser des boulets islamiques. Il acta l’abolition du Sultanat et du Califat, l’Anatolie allait suivre un chemin pétri de sécularisme et modernité. L’État westphalien arrivait finalement au Moyen-Orient, les trois siècles de retard s’effaceraient doucement, la Sublime Porte s’ouvrait au nouveau monde. Son succès fut admirable, l’adoption de l’alphabet latin structura la nouvelle identité.…

Pologne : Les seigneurs de l’alliance
Pour éviter la bérézina des opposants à Viktor Orban lors des récentes élections législatives en Hongrie, les adversaires du gouvernement polonais viennent de sceller une alliance en vue des prochaines élections locales, à l’automne 2018. Un tournant ? « Nous ne commettrons pas les erreurs de l’oppositions hongroise » lance le leader du PO (« Plateforme Civique ») Grzegorz Schetyna. « Ces élections ont démontré à quoi pouvait mener un manque de coopération et une absence de responsabilité » constate Katarzyna Lubnauer, chef du parti Nowoczesna (« Moderne »). À l’évidence, le récent triomphe de Victor Orban lors des élections législatives en Hongrie a marqué les esprits. Assez pour que les dirigeants des deux formations libérales, jusqu’ici concurrentes, décident de se réunir à Varsovie pour une convention annoncée comme exceptionnelle. « Cette journée marque le début d’un nouveau chemin commun aux deux principales forces d’opposition » répètent les responsables des deux partis à leur auditoire. Tous n’ont qu’une idée en tête : remporter les prochaines élections locales, qui auront lieu à l’automne. Un scrutin qui permet d’élire les assemblées et dirigeants de l’ensemble des collectivités locales du pays. « Le plébiscite le plus important des dernières années » pour Lubnauer. Une élection « bien plus essentielle » que celle de 1990 pour Schetyna. Les élections locales de 2018 plus importantes que la première élection libre en Pologne après le communisme, celle qui a vu Lech Wa??sa être élu Président de la République ? C’est dans cet état d’esprit que les deux leaders libéraux ont signé, à l’occasion de la convention du 14 avril, un accord électoral prévoyant la mise en place d’une liste commune pour la Mazovie, région de la capitale Varsovie. Et plus, si affinités: le but étant de présenter une liste de candidats unique dans chaque collectivité locale de Pologne. « Nous sommes unis, et pas uniquement de façon formelle. C’est une union des programmes, c’est une idée d’action commune » assure Grzegorz Schetyna. « L’opposition unie » scande l’auditoire, alors que sont dévoilés le logo et le nom de cette nouvelle force d’opposition : « la coalition civique », l’alliance conçue pour réunir les forces libérales polonaises. Une première depuis 2015 (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés

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