
Dans les coulisses du pouvoir, une ombre grandit. Celle d’un scénario que peu de stratèges du Rassemblement national osaient envisager il y a encore quelques mois : l’inéligibilité de Marine Le Pen. Une éventualité que la justice française pourrait consacrer le 31 mars prochain, si elle suit les réquisitions du parquet dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens. Une peine « avec exécution provisoire » est sur la table, synonyme d’exclusion immédiate de la course à l’Élysée.
La mécanique judiciaire s’est enclenchée il y a bientôt huit ans. L’affaire concerne l’emploi présumé fictif d’assistants parlementaires européens au profit du Front national (devenu RN). Une enquête d’apparence technique, administrative, mais dont la portée est surtout politique.
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Et la jurisprudence ne semble pas tendre vers une telle rigueur. François Fillon, condamné à une peine de prison ferme pour détournement de fonds publics, n’a jamais été frappé d’une inéligibilité immédiate.…












