
Un « livre programme », comme on dit dans le jargon, dans lequel l’ancienne chiraquienne défendait sa droite, celle dont elle se voudrait l’incarnation ; « fière de ses valeurs » et défendant « l’autorité, le libéralisme, le social » mais appliqués à la « France d’aujourd’hui », un pays du général de Gaulle qui peut revendiquer sans rire être « écologiste, féministe, décentralisatrice, laïque ».
« Souvent femme varie, fol celui s’y fie », dit l’adage populaire. Car voilà désormais notre présidente de la région Île-de-France s’affirmer dans une posture droitière, évoquant les mânes de notre « civilisation millénaire » en compagnie du sudiste Eric Ciotti, heureux d’avoir créé la surprise lors de cette primaire populaire. Valérie Pécresse en rêvait – pas en se rasant tous les matins –, elle y est presque.
Valérie Pécresse a toujours incarné l’aile progressiste de LR, la droite qui s’est couchée depuis tant d’années face à la doxa dominante de la gauche bien-pensante
Un tiers Thatcher et deux tiers Merkel, elle va enfin pouvoir prétendre au trône tant convoité, et, mieux, être la première postulante au titre de grand Sachem pour la droite « de gouvernement ».…












