Skip to content

Union des gauches : une clarification salutaire

L'alliance forgée par les gauches françaises autour de La France insoumise a le mérite d'opérer une clarification nécessaire : hormis quelques personnalités ayant refusé l'accord, toutes les forces de gauche sont officiellement solubles dans l'islamo-gauchisme.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

Après s’être accordé avec Europe-Ecologie Les Verts et avec le Parti communiste français, La France insoumise vient de trouver un accord avec le Parti socialiste, bâtissant ainsi une force de frappe électorale impressionnante – La Nouvelle Union populaire écologique et sociale – ayant obtenu près de 30% au premier tour de la présidentielle. Les discussions avec le Nouveau parti anticapitaliste de Philippe Poutou sont en cours, quoique celui-ci ait vivement critiqué l’accord passé avec le PS. « Ce parti, malgré les nombreuses ruptures en son sein, reste le parti du social-libéralisme […]. À gauche, nous sommes des millions à vouloir tourner la page des politiques menées par ce parti, et nous ne comprenons pas la recherche d’un accord avec lui ». Seule Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, refuse strictement l’alliance, ironisant d’ailleurs sur Twitter de ce « ravalement de façade ».

En ce qui concerne la répartition des circonscriptions, une centaine devrait être réservée à EELV et environ soixante-dix au PS. Cinquante autres seraient destinées au PCF, pour les onze députés sortants en plus de cinq autres jugées gagnables (Vierzon, Dax, Denain, Creil et Lens-Avion). Le NPA considère pour l’heure que les circonscriptions qui leur sont proposées ne sont pas assez favorables. En tout et pour tout, d’après les différentes projections, cette Nouvelle Union populaire pourrait remporter entre 70 et 90 sièges.

Lire aussi : Colloque sur le wokisme : permis de reconstruire

C’est donc la logique de l’alliance qui aura eu raison des diverses chapelles car toutes y trouvent leur compte en vue des législatives : force principale du grand bloc de gauche, LFI impose ses cadres et ses idées, en plus d’augmenter partout ses chances de qualification au second tour dans un contexte abstentionniste a priori défavorable (il y aura tout de même des contestataires-dissidents, ci-et-là) ; les autres partis s’aménagent une présence au Palais Bourbon alors qu’ils risquaient bien, du fait de l’alignement des législatives sur la présidentielle, d’en être balayés. Chef de cette nouvelle force politique, face à une droite en lambeaux, Jean-Luc Mélenchon tient sa revanche sur le PS et pourra revendiquer le titre de premier opposant à Emmanuel Macron (et c’est ce que pensent déjà 37% des Français, d’après un sondage pour BFM). [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest